Vers un monde alternatif ?

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Vers un monde alternatif ? paru en 2002 dans collection Et toc !

Vers un monde alternatif 1

Ecrit par Benoît Broyart, Mathieu de Muizon et Sylvie Muniglia, ce livre nous permet de comprendre ce qu’est vraiment le développement durable ou plutôt le développement soutenable. Il fait référence à de nombreuses associations (Attac, W.W.F etc.) et nous donne des exemples concrets d’actions éco-citoyennes.
Présenté sous forme d’abécédaire, drôle et décalé, il contient des dessins humoristiques mais aussi des parties dialoguées entre trois personnages : Gaëtan, Vanessa et Ryan.
A la fin de l’ouvrage, il y a aussi un quiz qui nous permet de revoir les points importants abordés : l’économie sociale et solidaire, la décroissance, l’éco-construction, le recyclage etc.
J’ai bien aimé ce livre car il est facile à lire et présenté de façon originale. Je le conseillerais à des adolescents d’environ 13 ans qui aiment s’informer de façon humoristique et ludique
A lire absolument !

Amandine Chamey Seconde 1

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?

Les araignées, ces « mal aimées »

c_punctorium4_male_stleons200704

Avec un titre pareil, il y a déjà eu des cris et des exclamations, rien qu’à l’annonce du thème !
J’ai fait le pari que mes élèves changeraient d’avis au bout des 3 heures !

C’est Hugues Mouret, fondateur de l’association ARTHROPOLOGIA , qui est venu ce lundi matin-là (le 19 mai 2014).
Pendant 3 heures avec une seule pause à 10h, nous sommes restés « scotchés « devant ces photos superbes et très nombreuses, ces dessins au tableau, ces réponses….car nous avons posé beaucoup de questions !

Tout d’abord, quelques chiffres :

Il y a en France : 35 espèces d’amphibiens / 6000 dans le monde,
39 espèces de reptiles / 7000 dans le monde,
150 espèces de mammifères / 5000 dans le monde,
400 espèces d’oiseaux / 10000 dans le monde,
400000 espèces d’insectes / 1000000 dans le monde !
ET…….. 1700 espèces d’araignées en France sur 42000 dans le monde

Comment les classer ?

Les araignées appartiennent
– au groupe des arthropodes : arthro=articulé + pode=pied.
(Les arthropodes regroupent les arachnides, les insectes, les mille- pattes et les crustacés).
– au groupe des arachnides comme les scorpions et les acariens.
Elles sont apparues il y a 4 à 500 millions d’années !!!!
Elles sont présentes dans tous les milieux !
Elles vivent de quelques mois à 35 ans !

Seules certaines sont venimeuses (neurotoxine injectée par leurs 2 crochets) et aucune n’est mortelle en France !

Les araignées sont sacrées dans la plupart des religions juives, chrétiennes et musulmanes.

A quoi servent –elles ?

Elles sont prédatrices et dévorent des centaines de millions de tonnes d’insectes par jour…

Comment sont- elles faites ?

schéma 2

2 parties pour le corps : le céphalothorax et l’abdomen ;
4 paires de pattes soit 8 portées par la partie antérieure ;
2 palpes maxillaires, 2 mandibules ;
Jamais d’ailes, pas de vaisseau sanguin, un cœur ouvert !

Alimentation et chasse :

toile1

Elles sont insectivores mais certaines peuvent manger de petits rongeurs et d’autres se mangent entre elles.
Leurs techniques de chasse peuvent être très différentes :
– grâce à la toile tissée sur laquelle se collent les insectes ;
– à l’affut et elles sautent sur leurs proies ;
– au filet (de soie) jeté sur les proies.
Souvent, les proies sont emmaillotées par des fils de soie pour les immobiliser et les conserver.
La toile, quand elle existe, est faite de fils de soie, sécrétés par des glandes situées à l’extrémité de l’abdomen ; la soie liquide à sa sortie durcit au contact de l’air. Sur une toile, il y a des fils constructeurs piliers, un fil qui s’enroule en spirale et des fils qui restent collants pour assurer la capture.

Reproduction :

Plusieurs stratégies sont mises en place par les mâles pour attirer les femelles : faire un cadeau (mouche ou moustique ou caillou !!!), danse nuptiale, vibrations de la toile….
Lors de l’accouplement, le mâle doit déposer son sperme et le récolter sur ses bulbes copulatoires, renflements situés sur les pédipalpes, ces derniers devront s’insérer dans la fente génitale de la femelle.
Les femelles pondent des œufs, le plus souvent protégés par un cocon de soie, celui-ci peut être abandonné dans la nature ou transporté sur son dos en attendant l’éclosion.

Il y aurait encore beaucoup à raconter …. Ce qui est sûr, c’est que désormais, nous ne regarderons plus les araignées de la même façon !

La classe de 6°1 accompagnée par B. Carpentier

 

 

CHICO MENDES : « Non à la déforestation »

La classe de 6°1 accompagnée de Mme Carpentier a visité le lundi 31 mars 2014 l’exposition « Arts, littérature et écologie » et a eu la chance de rencontrer une auteure.

chico-mendes
Nous fûmes accueillis par Isabelle COLLOMBAT, écrivain, mère de 4 enfants.
Elle nous expliqua qu’elle écrivait pour sensibiliser l’opinion des jeunes aux dégâts de la déforestation.
Isabelle nous présenta son livre : CHICO MENDES : « Non à la déforestation » (Éditions Actes sud junior)
Il s’agit d’un tout petit livre, un des plus petits qu’elle ait écrits !
L’histoire se déroule dans la forêt amazonienne, en Amérique du sud.
Isabelle nous raconte la récolte du latex à partir des arbres -les hévéas- dont l’écorce est entaillée pour permettre au latex, liquide blanc de couler…il sera transformé en caoutchouc qui permettra de fabriquer pneus, ballons, semelles…..
Isabelle nous invite à réfléchir sur l’importance de la forêt, sur les dangers de la déforestation qui chasse les paysans mais aussi les oiseaux, les insectes…. (la surface d’un terrain de foot disparait chaque heure actuellement !)
L’exploitation du bois n’est pas la seule source de disparition de la forêt, il y a aussi la culture du soja et l’élevage des bovins qui entraînent la coupe des arbres.
Que fait-on de tout ce bois ?
Nous trouvons de nombreuses réponses : bois de chauffage, bois pour les meubles, bois pour la pâte à papier, bois pour le charbon de bois.
Nous parlons aussi de covoiturage, de pollution et même de Nutella !!!
L’heure a passé très vite et voici déjà la récréation ! Nous sommes plusieurs à avoir envie de lire ce livre, en voici un court résumé :
1953, Chico Mendes a 7 ans, il accompagne son papa, seringueir (nom donné aux travailleurs chargés de recueillir le latex), pour travailler dans la forêt d’arbres à caoutchouc. Quelqu’un trouvant cet enfant dégourdi lui apprend à lire, à écrire, à écouter la radio et donc à découvrir le monde… et les dangers qui guettent sa famille et les autres travailleurs du latex ! Il parle alors aux autres travailleurs, écrit des communiqués de presse, part à l’étranger pour défendre leur cause, organise des manifestations pacifiques, crée un syndicat…
Adulte, il sera kidnappé …et assassiné en 1988 devant sa famille, par un riche propriétaire terrien, éleveur de bovins.
A sa mort, sa fille continuera son combat pour défendre les droits des paysans.
En 1990, 19 ans de prison seront réclamés pour les auteurs de son assassinat; c’est une victoire car jusque là, les crimes d’opposants à la déforestation restaient impunis !

« Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j’ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais que je me bats pour l’humanité ». Chico MENDES

L’association Arvel à Mongré

Je dis « tourisme », on me répond : vacances, voyage, hôtels, monuments à visiter etc. Je dis « tourisme équitable », on m’ouvre de grands yeux interrogateurs : « Mais…qu’est-ce que c’est que ça ? » « Jamais entendu parler. » ou «pff ! Encore une idée des écologistes. »
La classe de seconde 1 a entendu parler pour la première fois du tourisme équitable lors d’une conférence le vendredi 23 mai à Notre Dame de Mongré. L’orateur, Pierre Vial, est directeur d’ARVEL, une association qui propose à ses clients le tourisme le plus équitable possible.
Mais en fait, c’est quoi ce tourisme équitable ?

Pour nous l’expliquer, M. Vial nous a fait une présentation qui développe différents thèmes sur la base de trois piliers récurrents :
Les impacts environnementaux du tourisme. Ils sont positifs ou négatifs. Par exemple, la surconsommation d’eau ;
les impacts économiques du tourisme. Voici des exemples positifs : la création d’emplois, la stimulation des investissements dans les infrastructures, la contribution à l’économie locale ; ou négatifs : des emplois locaux sous qualifiés, le coût des infrastructures supporté par le pays d’accueil, la tension économique vis-à-vis des actions traditionnelles, l’inflation due notamment à l’inégalité des revenus, la forte dépendance au tourisme du pays d’accueil ;
les impacts sociaux et culturels du tourisme. Des exemples positifs : la promotion de la paix, le renforcement des communautés locales, la revalorisation de la culture et des traditions, la promotion d’échanges culturels par les actions ou la mise à disposition de la population d’équipements et de services conçus pour le tourisme ou grâce à lui ; ou négatifs : la mercantilisation, l’exploitation commerciale de la culture, la perte d’authenticité, la folklorisation, l’acculturation par adaptation aux goûts du touriste ou par l’imposition de modèles culturels, les tensions sociales face à la visibilité de l’inégalité, les tensions et conflits dus aux comportements des touristes.
Le tourisme équitable est donc étroitement lié au développement durable qui, lui aussi, repose sur les trois piliers : environnemental, économique et social. Choisir ce type de tourisme, c’est être sûr que ses vacances ne nuiront pas et même profiteront à l’environnement, à l’économie, à la société et à la culture du pays d’accueil.
Nous pouvons aussi, par des gestes simples, comme vérifier que la nourriture est produite localement, ou que les produits dit « locaux » que l’on veut acheter ne sont pas Made in China ou Made in Vietnam, adopter une démarche responsable.
Le tourisme équitable permet à un pays de s’épanouir sur une base durable et équitable.
Pour mettre en place un tel tourisme, plusieurs chartes et codes on été institués au fil des années :
– Lanzarote en 1995 : une charte sur le tourisme durable ;
– OMT en 1999 : code mondial éthique du tourisme ;
– Min tourisme en 2000 : charte éthique du tourisme en France ;
– PFCE en 2002 : charte du tourisme équitable ;
– et en 2004 : charte du voyagiste et du voyageur ARVEL.

L’association Arvel

Ainsi, on se rend compte qu’un tourisme qui profite au touriste et au pays d’accueil est moins courant mais pas inaccessible. C’est donc ça le tourisme équitable !

Arvel voyages, 31 cours Emile Zola à Villeurbanne. Tel 04/78/89/58/66
http://www.arvel-voyages.com / contact@arvel-voyages.com

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 1, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Léa SANTOS et Nathan GRESLIN, seconde 1

La labellisation E3D

La labellisation E3D
Notre collège avait demandé une labellisation E3D (établissement en démarche de développement durable) pour ses projets de développement durable. Sur une cinquantaine d’établissements visités par des inspecteurs et autres responsables missionnés, 27 collèges de l’académie de Lyon, dont MONGRE, ont été retenus.
Le 17 avril 2014, se sont retrouvés à Lyon au collège Gilbert Dru, les responsables DD de ces 27 collèges ainsi que des chefs d’établissements, des CPE, des gestionnaires… pour échanger sur leurs pratiques et travailler par ateliers (partenariat, communication et évaluation des projets et des élèves) sur les difficultés rencontrées lors de la mise en place de leurs projets.
Au cours de la matinée, 2 représentants de collèges ont présenté leurs actions. Par exemple, un travail d’élèves de 5° en géographie à l’éco-collège de VEAUCHE (42) ou bien un jeu de rôle mis en place en classe de SVT au collège du PILAT (42).
Au cours de l’après-midi, 3 autres intervenants ont exposé leurs expériences : un débat en classe de 3° SVT au collège international de FERNAY VOLTAIRE (38), la réalisation d’un lombricomposteur au collège de MORNANT (69) et une réflexion active sur la politique d’achats « bio » par la gestionnaire du collège des Battières (Lyon 5°).
En parallèle de ces prestations, chaque collège présentait ses réalisations sous forme de panneaux, de maquettes…
Ces labellisations de collège E3D donneront lieu, selon les départements, à des aides financières comme dans l’AIN avec des subventions de l’ordre de 5000€ ou à des aides humaines comme dans la LOIRE avec la création d’un nouveau métier « animateur 3D », un lien entre l’équipe pédagogique et l’équipe technique. Dans le RHÔNE, c’est-à-dire pour Mongré, rien n’a encore été proposé pour la rentrée de septembre 2014 …
A la fin de cette journée, nous sommes repartis avec de nouvelles pistes de travail et d’actions pour notre collège et ses éco-délégués pour la prochaine rentrée 2014 – 15:
* implication de tout le personnel de Mongré ;
* intéractions entre 4°/3° – primaire et 3° – lycée ;
* parcours pédagogique dans l’établissement avec installation de panneaux explicatifs dans le parc ;
* compostage.

Brigitte Carpentier et Nathalie Chapel

Les perturbateurs génétiques

perturbateurs génétiques

De nos jours, de plus en plus de produits chimiques sont utilisés. M Perrin, éco-infirmier, nous a alertés sur les dangers de l’utilisation des « perturbateurs génétiques ».

On constate qu’en 1930, la masse de produits de synthèse (produits créés par l’homme) est d’environ 1 million de tonnes.

En 2002, elle est de 400 millions de tonnes. On relève environ deux fois plus de cas de cancer en 2012 qu’en 1980. Environ 100000 molécules ont été fabriquées en Europe à l’heure actuelle. Beaucoup d’entre elles sont utilisées dans la vie quotidienne mais sur ce total, on ne connaît les effets que de 3 % de ces molécules, qui ne sont pas toujours positifs. Certaines sont qualifiées de CMR, à savoir d’agents « cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques ». En effet, ces agents peuvent entrainer des mutations de l’information génétique, des cancers ou même influer sur la reproduction.
Certaines parties de l’information génétique ne sont activées qu’en présence de certains facteurs, qui sont appelés facteurs épigénétiques. Ils vont modifier la conformation de l’ADN et ainsi modifier son expression. On parle d’épigénome. L’environnement dans lequel évolue un fœtus est considéré comme un facteur épigénétique : en effet, l’épigénome des enfants naissant par mère porteuse se trouve souvent légèrement modifié selon l’information génétique de la porteuse. On peut presque parler d’un troisième parent. Les facteurs épigénétiques peuvent donc faire apparaître de nouveaux caractères chez les individus, et parfois de nouvelles maladies.
D’autres molécules sont qualifiées de perturbateurs endocriniens. Celles-ci imitent la forme des hormones et prennent ainsi leur place sur les récepteurs spécifiques des cellules, ce qui altère le fonctionnement des cellules concernées. C’est notamment le cas du diabète : le taux de glycémie dépend de la présence de plusieurs hormones. Certaines permettent de faire monter ce taux tandis qu’une seule permet de le faire baisser. Lorsqu’un perturbateur endocrinien vient remplacer cette hormone, le taux de glycémie va donc irrémédiablement augmenter, ce qui provoque le diabète. Les pesticides, l’aluminium et un grand nombre de produits cosmétiques sont considérés comme perturbateurs endocriniens, et il est recommandé de les utiliser avec modération pour limiter les effets sur l’organisme.
Philippe Perrin nous a également informés des risques liés aux maladies auto immunes. Celles-ci sont dues à une mauvaise adaptation de l’organisme à certaines bactéries. Dans nos pays européens, ces maladies sont particulièrement répandues en raison d’une hygiène exagérée. Le corps ne rencontre ainsi que très peu de bactéries et ne peut pas apprendre à s’en protéger. C’est pourquoi il est particulièrement vulnérable face aux bactéries pathogènes. Il est donc bon de développer une bonne hygiène de vie, sans toutefois en abuser, pour permettre à l’organisme de se défendre contre la maladie. Il apparaît que l’accouchement par voie basse permet de protéger l’enfant de ce genre de maladie, car celui-ci est directement mis en contact avec les nombreuses bactéries situées dans le vagin, avant de rencontrer celles du monde extérieur.
De nombreux autres facteurs menacent l’organisme, auxquels il est toutefois plus difficile d’échapper. Ce sont notamment les ondes-radio émises par énormément d’objets de la vie quotidienne, comme les téléphones, la télévision, l’internet. La pollution atmosphérique est, elle aussi, un agent dangereux, car elle fragilise les muqueuses et augmente les effets des agents allergènes. Effectivement, les effets d’un quelconque perturbateur peuvent parfois se combiner avec ceux d’un autre, pour multiplier les dégâts.
Tous ces problèmes environnementaux menacent directement la survie de l’espèce humaine. On constate en effet une forte augmentation de l’infertilité au sein des couples, tout particulièrement de l’infertilité masculine. Les perturbateurs altèrent la qualité du sperme, en limitant ainsi les chances de fécondation dans un couple. De nos jours, un couple sur dix a des difficultés à avoir un enfant, et cette proportion ne cesse d’augmenter chaque année.
On peut expliquer tous ces phénomènes d’augmentation du nombre de cancers, d’infertilité, … par le fait que notre environnement a changé très rapidement durant les derniers siècles, alors que l’organisme humain n’a pas pu s’adapter aussi vite à ces changements

On peut donc en conclure que nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie, de par notre patrimoine génétique. Cependant, limiter l’exposition à certains facteurs tels que les ondes téléphoniques, la pollution atmosphérique et autres facteurs épigénétiques ou CMR peut diminuer de façon importante les risques liés à la maladie.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Pierre-Jean Lorentz , Samuel Voldoire et Gaspard Metge, première S2