Les Pesticides néonicotinoïdes

Les Pesticides néonicotinoïdes

Les pesticides néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques fréquemment utilisés dans le monde. Ils sont pointés du doigt par les apiculteurs pour être à l’origine du déclin des abeilles. En effet, ceux-ci attaquent le système nerveux  des abeilles, pouvant empêcher la formation de leur mémoire et pouvant les paralyser.

Par exemple, en Allemagne, le Poncho pro est un insecticide néonicotinoïde à l’origine de la mort de nombreuses colonies d’abeilles. L’insecticide se dépose sur le pollen et le nectar des fleurs de colza, de pommiers… empoisonnant par la même occasion les abeilles.

En France le Gaucho a été interdit par le ministère de l’agriculture à la suite d’analyses et à la demande des apiculteurs. Effectivement, les dosages indiqués comme mortels étaient largement supérieurs à ceux autorisés. En 2009, des chercheurs découvrent que, à la suite de l’utilisation de pesticides néonicotinoïdes, les plantes produisent une sève toxique aux conséquences alarmantes sur les abeilles. La société Bayer décline toute responsabilité assurant que la sève incriminée avait disparu sous l’effet du soleil lorsque les abeilles commençaient à butiner. De plus, deux chercheurs américains ont découvert que l’association des pesticides néonicotinoïdes était la cause de l’effondrement des effectifs des abeilles dans le monde.

Malgré un effet bénéfique sur la production agricole, les pesticides néonicotinoïdes sont à l’origine de la mortalité alarmante des abeilles, ce qui peut provoquer la disparition de certaines plantes.

Aurore Bouillot, Dimitri Pétrone, Léa Baudot, Kimberley Serra, seconde 3

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

 

 

Cancers, fertilité et environnement

Cancers, fertilité
Le 16 janvier 2015, Philippe Perrin, éco-infirmier, est intervenu auprès de notre classe afin de nous expliquer l’influence de l’environnement sur notre santé. Philippe Perrin est directeur de l’IFSEN (Institut de Formation en Santé Environnementale) et il réalise de nombreuses interventions pour prévenir et sensibiliser un large public sur les dangers et les risques de contracter un cancer lié à l’exposition de certains paramètres environnementaux. « Ne pas porter atteinte à sa santé, c’est facile, il suffit de le savoir » dit-il. Il nous a aussi mis en garde quant aux modifications possibles de notre génome dues à notre environnement, modifié par l’homme.

Dans un premier temps, M. Perrin a défini ce qu’est un cancer: Le mot cancer est un terme générique qui désigne tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps, c’est une prolifération anarchique de cellules, provoquant des tumeurs initialement localisées dans divers organes et pouvant ensuite se disséminer à distance. Il a également énoncé les différentes phases d’une cancérisation dans un organisme : l’initiation, la promotion, la progression et enfin l’invasion.
De plus, un cancer n’est pas un phénomène totalement aléatoire. Certains facteurs externes peuvent être à l’origine de l’apparition de cette maladie ; ces facteurs peuvent être liés à des conditions professionnelles: radioactivité dans les centrales nucléaire, amiante dans les bureaux… Ils peuvent aussi se trouver dans la vie quotidienne comme la fumée des pots d’échappement. Comme le dit P. Perin : « un polluant en moins c’est une chance en plus ! »
Certaines substances même administrées à très faible dose (en dessous de seuils toxiques) lorsqu’elles sont associées peuvent avoir des effets dangereux, c’est l’effet cocktail.
A ces risques, s’ajoutent des facteurs comme l’âge ou le stress.
Les substances chimiques sont classées par rapport à leurs caractéristiques cancérogènes :
• la classe n°1: cancérogène humain ;
• la classe n°2a: cancérogènes humain probable ;
• la classe n°2b: cancérogène humain possible ;
• la classe n°3: substances non classifiable ;
• la classe n°4: les substances probablement non cancérogène.

Actuellement 1000 substances chimiques sur les 400 millions existantes ont été évaluées pour leurs propriétés cancérigènes. Parmi elles, beaucoup nous entourent : les particules fines, l’E150 D qui est un colorant alimentaire très utilisé, présent notamment dans le Coca-Cola, les bonbons au caramel mais aussi le vinaigre balsamique. Face aux substances cancérigènes, on oublie bien souvent les perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens interfèrent avec les mécanismes hormonaux en se fixant sur les récepteurs destinés à accueillir les hormones et entraînent un dysfonctionnement des systèmes hormonaux. Parmi eux, on peut citer le bisphénol A présent dans les plastiques (et notamment sur les tickets de caisse) et les parabènes utilisés en cosmétique.

L’organisme humain est le même depuis l’homme des cavernes, or l’environnement a changé. Ce sont les substances synthétisées par l’homme au cours de l’histoire qui présentent un risque pour notre organisme aujourd’hui.
P. Perin a dit « la recherche progresse, mais le cancer aussi ».

Cette phrase illustre bien l’évolution du cancer en France. En effet, en 1980, le nombre de nouveaux cas par an était alors de 160 000, contre 365 000 nouveaux cas en 2014, soit 1000 personnes par jour!
Un cancer n’est pas forcément induit par des facteurs environnementaux, il peut l’être aussi par des facteurs que l’on retrouve dans notre alimentation, notre sédentarité ou encore notre exposition au soleil (rayon U.V=> facteur mutagène).
Par exemple il a été prouvé qu’une trop forte consommation de viande rouge augmente le risque d’avoir un cancer du sein. Il faut alors choisir la bonne viande pour éviter les risques.

Certains perturbateurs comme les phtalates contenus dans certains parfums cosmétiques sont en réalité des synthèses d’œstrogènes (hormone féminine). Cela peut entraîner des cancers du sein ou une puberté précoce chez les jeunes filles. Les parfums pour bébé sont alors à proscrire.

Pour finir, le téléphone portable ne doit pas être transporté dans la poche près des organes reproducteurs, Les ondes émises par les portables sont soupçonnées de pouvoir être à l’origine de cancers ou encore de stérilité. Depuis 1950, le nombre de spermatozoïdes par millilitre d’éjaculat a diminué de plus de moitié. Ce nombre est passé de 113 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1940 à 66 millions par millilitre en 1990.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’il est facile de ne pas porter atteinte à sa santé en prenant des précautions et en étant vigilant quant aux substances que nous utilisons et aux aliments que nous ingérons dans la vie quotidienne. Nous pouvons par exemple éviter l’exposition aux fumées, au soleil et faire du sport. Mais il est surtout essentiel de se faire dépister régulièrement car plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de survie sont élevées. Le nombre de cancers ne cessant d’augmenter, il est nécessaire d’en parler comme le fait P. Perrin pour sensibiliser la population et faire en sorte que ce nombre toujours croissant finisse par décroître, voire disparaître et n’être plus qu’un mauvais souvenir.

Léa Contal et Adama Diop
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD et des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli

Un polluant en moins est une chance en plus !

Un polluant en moins
Le 16 janvier 2015, les élèves de 1ère S1 et 1ère S3 de Mongré ont assisté à une conférence sur les liens entre fertilité, cancers et environnement présentée par Philippe PERRIN, éco-infirmier.
Celui-ci a trouvé judicieux de mêler santé et environnement et a donc suivi deux formations distinctes : l’une sur la santé, l’autre sur l’environnement. Il est l’un des seuls en France à avoir suivi cette formation hybride, et par la suite décidé de l’enseigner afin de sensibiliser un maximum de personnes.

Il a commencé par nous faire remarquer que l’on ne se préoccupe que des personnes malades et que l’on néglige les individus sains. Or, si l’on se souciait des populations ne présentant pas de symptômes visibles, on pourrait détecter plus rapidement la mise en place d’une maladie.
Ensuite, on peut constater qu’au fil des années, le corps évolue peu alors que l’environnement, lui, change considérablement ; nous sommes d’ailleurs de plus en plus exposés aux substances synthétiques (100 000 substances ont été introduites en un siècle).
Il existe de nombreuses pathologies mais la conférence portait sur les cancers, terme générique désignant tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps, dues à une prolifération anarchique des cellules. Elles sont la première cause de décès, 150 000 victimes chaque année, en France. Il existe cinq niveaux pour classer les substances cancérogènes :
-4 : substances non cancérogènes pour l’homme ;
-3 : substances non classifiables car les chercheurs ne disposent pas assez de données ;
-2B : substances jugées susceptibles d’être cancérogènes ;
-2A : substances probablement cancérogènes pour l’homme ;
-1 : substances cancérogènes pour l’homme.

M. Perrin nous a informé, qu’après de nombreuses études, on remarque que l’incidence, c’est à dire le nombre de nouveaux cas de cancers, augmente chaque année de façon inquiétante. En effet, si en 1980, on comptait 160 000 nouveaux cas, aujourd’hui ils sont 365 000 c’est à dire 2.5 fois plus. Cependant cette augmentation n’est pas seulement liée à la croissance démographique ou au vieillissement de la population mais à une plus forte exposition aux agents cancérogènes comme les téléphones portables, le tabac etc. Nous avons également appris que les travailleurs de nuit étaient davantage exposés au cancer à cause du bouleversement du rythme (diminution des secrétions de certaines hormones luttant contre la maladie).
Un autre problème touche de plus en plus la population : l’infertilité, c’est-à-dire l’impossibilité d’avoir un enfant. En effet de nombreux couples souffrent d’hypofertilité (difficulté à avoir un enfant) ou même d’infertilité et doivent, par conséquent, avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela s’explique par une concentration spermatique de plus en plus faible. En effet elle est passée de 113 millions de spermatozoïdes par ml en 1940 à 66 millions en 1990, pour finir à 49 millions de nos jours. Ce phénomène est dû à de nombreux perturbateurs endocriniens modifiant le système hormonal (comme par exemple l’imperméabilisant pour chaussures !).
L’alimentation et les conditions de vie ont également un impact important sur notre santé, comme le disait Hippocrate : « De ton alimentation tu feras ton médicament ». Une question se pose alors : comment pourrait-on limiter les risques de cancers ?
Tout d’abord, nous pourrions privilégier les produits biologiques (sans pesticides) et faire attention aux composants des aliments que nous achetons. De plus, de nos jours, nous consommons trop de viande rouge, ce qui augmente les risques de cancers et pollue en même temps la planète. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’eau du robinet est, en général, bien plus conseillée que celle en bouteille. En effet, la bouteille en plastique pourrait contaminer l’eau qu’elle contient.
Les radios-fréquences sont également source de cancers. Afin de les limiter, il est préférable d’utiliser son téléphone portable lorsqu’il y a un bon réseau (ce n’est pas le téléphone qui pose problème mais l’usage qu’on en fait). Enfin, des études ont démontré que certains cosmétiques seraient composés de substances cancérogènes ; mieux vaut alors préférer le savon de Marseille au gel-douche et éviter certains parfums. Pour terminer, plusieurs gestes simples de la vie quotidienne pourraient réduire les risques de cancers comme, par exemple, le fait de favoriser l’utilisation de produits labellisés écoresponsables.

Pour conclure, un polluant en moins est une chance en plus !

Manon Milliat et Eva Chaize, 1èreS3
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Vers une sérénité sanitaire ?

Philippe Perrin, infirmier spécialisé en cancérologie et également détenteur d’un diplôme d’éco-conseiller, s’est en rendu au Lycée Notre Dame de Mongré dans le but de donner une conférence sur santé et environnement à 2 classes de 1°S ce vendredi 16 janvier 2015. Il est également le créateur de l’IFSEN (Institut de Formation En Santé Environnementale) et il se définit lui-même comme un un homme capable de rapprocher environnement et santé, tout en nous informant des risques épidémiologiques et sanitaires qui nous entourent. Lors de cette conférence, 3 points ont été abordés : les cancers, l’infertilité et les facteurs à risques qui favorisent ces deux maladies.

Vers une sérénité sanitaire
Les cancers (termes génériques qui désignent tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps) concernent, malheureusement, une grande partie de la population. En effet, c’est la première cause de décès dans les pays développés mais c’est aussi 150000 morts par an en France. La prolifération anarchique des cellules, provoquant des tumeurs initialement localisées dans divers organes et pouvant ensuite se disséminer à distance par le biais de tumeurs et de métastases, marque bel et bien la difficulté de traiter de telles maladies. Un cancer se développe en 4 phases :
– l’initiation cellulaire, c’est-à-dire, la mise en place de lésions au sein du patrimoine génétique ;
– la promotion lors de laquelle les cellules initiées vont s’exprimer ;
– la progression qui marque le développement du cancer ;
– l’invasion où la maladie se propage dans le sang ou dans la lymphe et touche tout l’organisme.
On trouve notamment, comme première cause de mort par cancer, le tabac (20000 morts de cancers dus au tabac/an). C’est ce qu’on appelle un agent cancérigène, ou plus simplement, un facteur qui favorise le développement de cancer et qui augmente sa fréquence. On trouve deux types d’agents cancérigènes : les agents génotoxiques (qui favorisent les mutations au sein de l’organisme) et les agents non génotoxiques. On classe d’ailleurs ces agents selon une classification spécifique émise par l’IARC (centre de recherches sur le cancer basé à Lyon). Certains agents sont jugés non classifiables, d’autres sont soupçonnés d’être cancérigènes comme le téléphone portable, puis 107 agents testés se sont révélés être cancérigènes (dont le travail de nuit !). Les risques face aux cancers, entre homme et femmes sur une vie, ne sont d’ailleurs pas les mêmes (1/2 pour un homme et 1/3 pour une femme). De plus, l’incidence des cancers est toujours plus importante dans notre pays…160000 nouveaux cas en 1980, 280000 en 2000 et 365000 en 2012. Si ces chiffres sont toujours en hausse, c’est notamment à cause de 3 facteurs : l’augmentation de la population, son vieillissement et sûrement un meilleur dépistage de la maladie. Aujourd’hui, on compte environ 830000 personnes atteintes d un cancer, ce qui représente bien évidemment de fortes dépenses, mais le problème majeur de cette maladie n’est pas son traitement, c’est son origine.

Vers une sérénité sanitaire 2
Philippe Perrin a ensuite parlé de l’infertilité. L’infertilité, c’est la difficulté où même l’impossibilité de concevoir un enfant. En France, 1 couple sur 7 a des problèmes de ce type et doit avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela correspond notamment à une insuffisance en spermatozoïdes par mL chez l’homme : un chiffre d’ailleurs en constante baisse depuis 1940 (113 millions/ml en 1940 et 66 millions/mL en moyenne en 1990), mais alors, n’y aura-t-il plus d’enfants en 2050 ?! Le système dit hormonal, qui est concerné par cette infertilité regroupe des organes tels que les testicules, le pancréas, l’hypothalamus, et les glandes surrénales. Ces dernières subissent une perturbation due à l’arrivée d’un perturbateur endocrinien (nous en verrons des exemples dans la suite de cet article). C’est une substance ou un mélange exogène, qui altère les fonctions des systèmes endocriniens et induit de ce fait des effets nocifs sur la santé de l’organisme auparavant intact.
Toutes ces maladies sont bel et bien dues à des facteurs appelés mutagènes. L’addition de facteurs génétiques, de stress, d’une alimentation particulière, de l’âge et de polluants peut causer plus facilement des maladies; c’est ce qu’on appelle une accumulation de facteurs, un événement plurifactoriel. De plus, des effets « cocktails » existent; c’est le fait que des facteurs s’ajoutent et se décuplent entre eux ; il y a alors un risque encore plus grand. Pour résumer simplement ces phénomènes, il est possible de dire qu’en réalité, nous avons le même organisme qu’il y a un siècle, mais dans un environnement vraiment modifié, ce qui entraîne toujours plus de maladies. Parmi les facteurs cancérigènes et mutagènes, on trouve notamment des produits alimentaires : le caramel E10d que l’on trouve dans le Cola, le vinaigre balsamique, les carambar mais aussi des produits d’origine animale telle que la viande… En effet, une surconsommation de viande favorise les cancers du sein mais les pesticides utilisés dans la production végétale sont aussi source de cancers du sein et également de leucémie (pendant les grossesses). C’est pour cela qu’il est conseillé d’éplucher les fruits et légumes avant de les ingurgiter, ou plus simplement de les laver ! Ensuite, l’eau du robinet peut être un perturbateur endocrinien lorsque sa concentration en nitrates, en plomb ou en aluminium est trop élevée. Mais face à cela, l’eau en bouteille ne peut être considérée comme bien meilleure car le contact du plastique permet la transmission de substances jugées perturbatrices. Les émissions de radio-fréquences produites par des appareils électroniques peuvent aussi être à l’origine de tumeurs, cérébrales notamment, et particulièrement chez des personnes ayant utilisés un téléphone portable de façon excessive pendant plus de 10 ans. C’est pourquoi, il faut limiter leur usage et éviter au maximum le contact physique avec ces appareils… Ensuite, certains composés contenus dans lescosmétiques peuvent être assimilés à des facteurs cancérigènes. Le savon est préférable au gel-douche et les gels hydro alcooliques dit « antibactériens », doivent être limités…etc. Enfin, certains produits ménagers doivent être évités : il vaut mieux préconiser des produits portant des labels qui indiquent un respect écologique et sanitaire bien meilleurs. Tous types de combustion relèvent aussi d’émissions de pollution et par conséquent des facteurs cancérigènes.
Pour conclure cet article, les études scientifiques étant de plus en plus nombreuses et fiables, on voit bien que l’utilisation de certains produits n’est pas à prendre à la légère car on ne choisit peut être pas le monde dans lequel on vit, mais on peut contribuer à son amélioration, tout en s’octroyant une certaine sérénité sanitaire !

Hugo Bachelet
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Les sols agricoles

Le sol joue un rôle de filtration et d’épuration et régule les événements climatiques extrêmes comme les inondations. Il est source de matières premières (sable, argile), contribue à notre environnement physique et culturel (paysage), nourrit les populations, héberge un immense patrimoine génétique et limite l’émission des gaz à effet de serre (Co2, méthane). Ce patrimoine est toutefois menacé. En effet, l’ONU estimait en 2011 que dans le monde, 20 millions d’hectares de sols agricoles sont convertis chaque année pour l’expansion urbaine et industrielle, ce qui représente plus que la surface de terre arable de la France (19 millions d’hectares). En France, entre 2002 et 2009, on a perdu l’équivalent de la surface moyenne d’un département. Cependant, ce processus est en décélération. Il n’empêche qu’il s’agit là d’un phénomène irréversible qui s’effectue à 90% aux dépens des terres agricoles en majorité les plus fertiles, à l’exemple des 2 230 hectares qui ont été attribués à Disneyland dans les années 80.

Les sols agricoles
Pour compenser ces pertes de surfaces agricoles et nourrir une population toujours croissante, l’agriculture cherche à augmenter ses rendements par l’apport de stimulants. L’épandage d’engrais nutritifs (azote, phosphate, potassium) ou d’amendements calcaires (ajout de chaux sur tous les sols agricoles non calcaires) vise à développer les cultures. De même la dispersion de produits phytosanitaires, doit protéger la plante contre les ravageurs et les maladies. Or la mise en œuvre de ces techniques de fertilisation et de protection des végétaux devrait se faire de manière contrôlée et raisonnée, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, par exemple, on retrouve dans les sols, de fortes concentrations de cuivre d’origine agricole en Bretagne et dans les vignobles de toute la France du fait de l’usage de la « bouillie bordelaise » aux vertus anti-mildiou.
De ce fait, on peut se demander comment concilier agriculture et qualité des sols ?
La conciliation de l’agriculture et de la qualité des sols semble, au stade actuel, très compliquée à réaliser et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, l’histoire de l’agriculture est liée au mode de consommation de masse (toujours plus et plus beau) et à un manque de sensibilité de la part du consommateur. Ensuite, se rajoutent également des difficultés culturelles, sociologiques et économiques qui ne facilitent pas la reconversion des agriculteurs vers des modes de production plus durables. Ces agriculteurs ne sont pas, par ailleurs, les uniques décideurs de leurs pratiques agricoles : celles-ci dépendent aussi fortement des attentes des acheteurs et des conseils de leurs partenaires professionnels souvent liés à l’industrie chimique. Selon l’INSEE, l’industrie chimique représente 6.2 % du chiffre d’affaires de l’industrie française, et emploie près de 220 000 salariés à temps plein. Il parait donc difficile pour l’économie française d’abandonner totalement la branche de l’industrie chimique liée à l’activité agricole.
Pour concilier agriculture et qualité des sols, on peut imaginer de former et d’informer mieux les agriculteurs par des organismes indépendants, afin que ces agriculteurs deviennent des chefs d’entreprise responsables qui agissent en connaissance de cause de manière raisonnée et prennent également en compte l’entretien du paysage, en plus de la survie de leurs exploitations.
Il est possible d’imaginer de réglementer les pratiques agricoles par des textes et de promouvoir des incitations avec des aides partielles et temporaires. Il faut néanmoins garder à l’esprit que le rythme de l’activité agricole est plus lent que celui des décisions. De nombreux agriculteurs ont déjà changé de pratiques mais essentiellement (et malheureusement) uniquement pour des raisons économiques.
Produire mieux et produire plus, pour nourrir les 9 milliards d’habitants attendus pour 2050, produire des matériaux pour l’énergie et pour la chimie verte, tels sont les enjeux agricoles dès demain. Sans doute les solutions passeront-elles par des changements profonds de mentalités, des modes de consommation et d’une refonte complète des exploitations agricoles qui devront être incitées et responsabilisées pour une production plus respectueuse de l’environnement et de la gestion des ressources (raréfaction du phosphore par exemple).
Quant aux sols, ils recèlent à eux seuls le quart de la biodiversité de la terre : un gramme de sol contient un milliard de bactéries.
Contrairement à ce que disent quelques pédologues médiatiques, les sols ne sont pas « morts », mais il existe de réelles menaces pour la biodiversité. En France, cohabitent des régions où les sols sont en bonne santé et des zones où la situation est plus critique. Va-t-on prendre conscience des futurs risques majeurs comme l’érosion, l’artificialisation, la contamination par des polluants, l’accaparement des terres, la désertification ? Ces questions restent ouvertes et il devient urgent et important qu’elles soient traitées lors de la conférence de Paris sur le Climat fin 2015.

Amandine Chamey, Xénia Lorentz et Nathan Greslin, 1ère S2
Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE.

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?

Protéger, prévenir et respecter.

Protéger, prévenir et respecter.1 

Le 14 novembre dernier, à Mongré a eu lieu la traditionnelle demi-journée de formation des lycéens éco-délégués. Cette formation s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves sur les différentes priorités d’un établissement éco-responsable  engagé dans une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Afin que cette formation soit la plus complète, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) était présente dans les murs de Mongré. Ainsi, Aurélie, intervenante de l’association a pu nous dresser un portrait des principaux enjeux environnementaux de notre région.

Qu’est-ce donc qu’un environnement ?

L’environnement ne se limite pas à notre cadre de vie ou à la nature comme on peut le penser mais se définit également par notre cadre de vie, des éléments objectifs (tels que le temps) ou subjectifs  (tels que les sentiments), par le contexte social et psychologique ou encore, par les éléments abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) qui nous entourent. Autant vous dire qu’il est nécessaire de le préserver car cela nous affecte directement.

AIR

Protéger, prévenir et respecter.2

Aurélie, intervenante de l’association,  nous a exposé dans premier temps le thème de la qualité de l’air dans la région Rhône-Alpes. Saviez vous que notre région est connue pour être la championne de France  dans les émissions de CO2 et la seconde à être exposée aux nuisances sonores ainsi qu’à  la prolifération de l’ambroisie. ? Les principaux polluants étant le monoxyde d’azote et le dioxyde de soufre, ces émissions représentent donc un grave problème de santé publique car cette pollution de l’air touche plus particulièrement les personnes fragiles telles que les enfants et les femmes enceintes.

On observe que l’air est plus pollué à l’intérieur  de nos habitats qu’à l’extérieur en raison des meubles contenant divers produits chimiques (colles, résines, produits d’entretien, etc.). Les personnes deviennent alors plus sujettes aux allergies et à l’asthme. De plus, il est important de bien entretenir nos ventilations ainsi que nos systèmes de chauffage surtout en hiver afin de conserver un air sain pour notre intérieur. La pollution de l’air dans les villes est aussi un problème majeur et des solutions existent telles que le covoiturage, l’utilisation des transports en commun ou dits « doux » (vélo, marche à pied, etc.) afin de réduire la mise en circulation de véhicules.

  EAU

Après le thème de l’air, nous avons abordé  la question de l’eau. En effet, la qualité de l’eau dans le Beaujolais n’est pas des meilleures. Nous avons appris que, dans le classement des eaux les moins bonnes de France, la CAVIL (Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône) arrive dans les premières places.

Protéger, prévenir et respecter.2

Cette mauvaise qualité de l’eau est due aux nombreuses exploitations viticoles et sites industriels chimiques. Les rejets de ces activités se retrouvent dans l’eau, ce qui  la détériore profondément.  On retrouve  ainsi  la présence de pesticides et autres produits chimiques dans les réserves d’eau en plus des traces de médicaments qui échappent aux filtres. Le tout cumulé provoque un « effet cocktail » (mélange de plusieurs produits chimiques) qui constitue un réel risque pour les personnes fragiles.

Pour lutter contre cela, il est nécessaire d’adopter une démarche locale pour inciter les utilisateurs de ces produits à réduire leur usage et limiter leurs rejets.

ONDES

antenne relais

A peine, avons-nous fini de comprendre les risques et les conséquences de nos modes de vies sur l’environnement qu’apparait un nouveau risque jusqu’ alors insoupçonné car invisible à nos yeux et pourtant tout autour de nous, ce sont les ondes. Dans la dernière partie de son intervention, Aurélie nous a fait comprendre que, de nos jours, les ondes étaient présentes partout même dans les campagnes reculées.0r, que savons-nous sur les conséquences à long terme de ces ondes sur notre corps ? Malheureusement, les études faites à ce sujet concluent sur des « risques soupçonnés » mais non suffisants pour interdire cela par principe de précaution.

Il est donc nécessaire de faire des recherches pour comprendre, évaluer les risques réels auxquels nous sommes exposés pour agir de façon  responsable afin de préserver non seulement notre environnement mais également notre capital santé.

Remi Demir TES1, Lucie Karam TES1