Œuvrer pour la biodiversité

dav

Les éco délégués « apiculteurs » et les adultes référents ont découvert l’univers des abeilles,  accompagnés d’un spécialiste : Serge Gyurkovics.

Différentes activités théoriques ont permis de mieux connaitre la vie et l’organisation des abeilles dans une ruche : recherches documentaires, réalisation d’affiches, projection de vidéos, présentation d’une exposition à la fête de l’école de juin 2016.

En pratique, les élèves ont pu découvrir une ruche pédagogique, se familiariser avec les quelques outils indispensables (enfumoir, combinaisons) à l’entretien d’une ruche.

Après commande d’un essaim (une reine et sa colonie soit 10 000 individus) et du matériel nécessaire, une ruche fut installée en mai 2016 au 1er étage sur la coursive est de Mongré.

Une autorisation préfectorale a été délivrée, accompagnée du numéro d’API, réglementairement indispensable.

Au cours de l’été 2016, la première récolte a fourni 15kg de miel. En septembre 2016, 3kg de miellat ont été recueillis, à la plus grande joie du groupe d’éco délégués Apiculteurs, qui les déguste à chaque rencontre.

Les éco délégués « jardiniers », se sont retrouvés en novembre 2016 pour désherber les parcelles et planter les bulbes qui se développeront au printemps.

Bravo à cette équipe de collégiens, qui, après quelques instants d’hésitation et de retenue, osent se mettre à genoux, les mains dans la terre malgré le froid.

 

L’agropastoralisme

L’agropastoralisme

L’agropastoralisme est une pratique qui lie l’agriculture et l’élevage. Il est plus fréquent dans les zones délaissées par l’agriculture, et en particulier dans régions semi-arides ou montagneuses dans lesquelles les différences climatiques sont marquées entre la saison froide ou chaude.

Le maintien de troupeaux d’une certaine densité dans le paysage agricole ou forestier présente parfois un grand intérêt éco-paysager pour l’entretien de clairières, de corridors écologiques, de milieux ouverts ou pour la lutte contre les incendies en période sèche. De plus, les animaux transportent de nombreux organismes et peuvent enrichir le sol de leurs excréments ou nourrir d’autres animaux nécrophages quand ils meurent.

Les enjeux agro-environnementaux.

Comme toute forme d’exploitation des milieux, l’agropastoralisme modèle et transforme les paysages et leur biodiversité et ce, depuis la préhistoire[]. semble-t-il [][]. Au-delà de certains seuils, une dégradation importante et durable des milieux est possible, notamment durant les épisodes de sécheresse comme au Mali[].

Il peut présenter des aspects négatifs: si les animaux sont en surnombre ou présents trop longtemps au même endroit, ils exercent une pression trop forte sur le milieu et cela entraîne une situation de surpâturage. Si elle perdure ou s’étend à grande échelle, les cheptels peuvent alors contribuer à dégrader les sols et à un effondrement de la biodiversité.

Peut-on protéger le loup tout en maintenant l’agropastoralisme ?

Témoignage d’une attaque : « Ce sont 31 brebis qui auraient été victimes d’attaque de loups, principalement lors d’une grosse attaque sur des troupeaux en estive, en août, sur la petite commune de Dourbies. L’un des éleveurs en a perdu dix-huit malgré la présence d’un berger qui les gardait. S’il a été quasi inexistant dans les Pyrénées-Orientales, le loup s’est en revanche fait remarquer dans l’Aude, où ses attaques à répétition dans le secteur du Razès avaient provoqué la colère des agriculteurs. En Lozère, en revanche, le canidé a été particulièrement actif  avec plus de 300 bêtes tuées. »

Pourtant, le loup est une espèce strictement protégée en France comme en Europe. Elle figure dans l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur le territoire national et les modalités de leur protection. La France représente un cas exceptionnel en Europe de reconstitution d’une population de loups (réapparus de façon naturelle dans le massif du Mercantour) à l’échelle d’un pays où il avait disparu au début du XXème siècle.

L’usage des chiens de protection a été demandé par les autorités. Ils sont devenus indispensables mais leur introduction dans les troupeaux pose des problèmes financiers et de surcharge de travail. Les éleveurs de petits troupeaux financent les mesures de défense supplémentaires à 100 %. Par ailleurs, les troupeaux de moins de 150 animaux ne sont aidés financièrement que pour un chien.

De plus, les conflits avec les autres usagers de la montagne sont de plus en plus fréquents et peuvent se terminer au tribunal. D’autre part chaque année des chiens de protection sont blessés ou tués lors des attaques.

Le collectif Cap-Loup qui réunit des associations engagées dans la protection du loup dénonce lui, les rumeurs, les erreurs et les contre-vérités les plus grossières qui ont été colportées par des responsables du monde agricole, des chasseurs, et par des élus.
Ces associations souhaitent la présence de l’espèce en France et pensent que  la cohabitation entre le loup et les activités humaines est possible.

Après quelques décennies d’absence à la suite de sa destruction par l’homme, voilà plus de vingt ans que le loup est revenu naturellement en France, par ses propres moyens.

Le loup (« Canis lupus ») est une espèce protégée par la loi, mais pas toujours par nos élus. Pourtant, 76 % des Français considèrent que le loup a toute sa place dans la nature en France, et 80 % sont farouchement opposés à son éradication. Seulement 6 % de nos compatriotes se montrent fermement opposés à sa présence, notamment chez les plus de 65 ans.

Les protecteurs du loup estiment que toute une série de mesures existent pour protéger le bétail (berger, clôtures, chiens). Elles sont efficaces si elles sont bien mises en œuvre. Les troupeaux bien gardés ne sont pas ou très peu l’objet de prédations. La prédation sur le bétail ne sera jamais complètement nulle partout, mais un mode de conduite des troupeaux adapté permet de la réduire drastiquement voire de l’annuler localement.

 Seconde 7

Cet article a été écrit à la suite de la sortie dans le massif des Monts de la Madeleine le 29 mars 2016.La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité (SVT, C. Larcher) et le tourisme durable (EMC, N. Mergoux), en lien avec l’EDD (C. Lecocq Hubert)

 

 

 

Les Pesticides néonicotinoïdes

Les Pesticides néonicotinoïdes

Les pesticides néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques fréquemment utilisés dans le monde. Ils sont pointés du doigt par les apiculteurs pour être à l’origine du déclin des abeilles. En effet, ceux-ci attaquent le système nerveux  des abeilles, pouvant empêcher la formation de leur mémoire et pouvant les paralyser.

Par exemple, en Allemagne, le Poncho pro est un insecticide néonicotinoïde à l’origine de la mort de nombreuses colonies d’abeilles. L’insecticide se dépose sur le pollen et le nectar des fleurs de colza, de pommiers… empoisonnant par la même occasion les abeilles.

En France le Gaucho a été interdit par le ministère de l’agriculture à la suite d’analyses et à la demande des apiculteurs. Effectivement, les dosages indiqués comme mortels étaient largement supérieurs à ceux autorisés. En 2009, des chercheurs découvrent que, à la suite de l’utilisation de pesticides néonicotinoïdes, les plantes produisent une sève toxique aux conséquences alarmantes sur les abeilles. La société Bayer décline toute responsabilité assurant que la sève incriminée avait disparu sous l’effet du soleil lorsque les abeilles commençaient à butiner. De plus, deux chercheurs américains ont découvert que l’association des pesticides néonicotinoïdes était la cause de l’effondrement des effectifs des abeilles dans le monde.

Malgré un effet bénéfique sur la production agricole, les pesticides néonicotinoïdes sont à l’origine de la mortalité alarmante des abeilles, ce qui peut provoquer la disparition de certaines plantes.

Aurore Bouillot, Dimitri Pétrone, Léa Baudot, Kimberley Serra, seconde 3

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

 

 

Les externalités générées par l’agriculture intensive sur les abeilles

arrosage2

Les abeilles constituent le plus grand pollinisateur naturel au monde. Celles-ci transfèrent le pollen d’une plante à une autre, ce qui aide à la reproduction des plantes visitées. Mais l’activité humaine perturbe ce mécanisme naturel en provoquant des problèmes. Parmi eux, on peut citer l’agriculture intensive : cette méthode à un impact très négatif sur les abeilles.

Tout d’abord, l’agriculture intensive réduit grandement la diversité de la flore. Ce fait est nocif aux abeilles, car celles-ci n’ont alors plus une alimentation variée, ce qui amène des carences. Pour éviter cela, les ruches sont déplacées ce qui est contraire au mode de vie des abeilles, qui sont sédentaires, et cela les stresse.

Ensuite les produits chimiques utilisés au sein de l’agriculture intensive nuisent dangereusement aux abeilles. On peut citer la mort de millions d’abeilles en Allemagne à la suite des nuages de poussières contenant des produits utilisés dans le cadre de l’agriculture intensive : les pesticides peuvent décimer des colonies entières.

Estelle Brun, Marilise Lapalu, Benoît Coquard, Anouck Lemaître, seconde 5

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

L’apiculture et ses externalités

_IGP8522 

Il faut savoir que les abeilles ont des impacts négatifs et positifs. Des externalités positives s’exercent en effet sur l’agriculture : grâce à la pollinisation, ces animaux permettent d’augmenter la production et donc de réduire le risque de famine. De plus, pour leur survie, elles obligent les hommes à être plus respectueux de l’environnement. Mais les abeilles sont aussi sources d’externalités négatives vis-à-vis des grandes firmes transnationales qui produisent et vendent des pesticides comme Bayer. Ces entreprises réalisent en effet de grands bénéfices grâce à certains pesticides dangereux comme les néonicotinoïdes qui représentent plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaire. Mais petit à petit, les États d’Europe et du monde les interdisent, ce qui induit une perte importante de revenus pour ces firmes.

Inès Pallot, Paul Langin, Edgar Sanson seconde 3

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD

 

Externalités positives et négatives de la domestication des abeilles

les-abeilles-ne-parviennent-plus-a-reconnaitre-les-fleurs-quand-elles-ont-ete-en-contact-avec-les-emissions-de-moteur-diesel_63028_wide

La domestication des abeilles comporte des externalités positives puisque les abeilles d’un apiculteur pollinisent gratuitement les champs des agriculteurs voisins. Un article publié en 2009 a estimé la valeur de ce service à 153 milliards d’euros par an. En effet, grâce à cette pollinisation, la production augmente de près de 70 fois. Enfin, au cours des années, la domestication a permis de créer une espèce d’abeille plus productive et beaucoup moins agressive. C’est alors un avantage pour les apiculteurs car leur activité ne représente aucun danger pour l’entourage.

Malheureusement cette non-agressivité donne lieu à des externalités négatives. Pour cause, les abeilles devenues plus douces sont vulnérables et sont confrontées à des menaces parasitaires, notamment le varroa. Ce parasite s’est développé en France dans les années 80. Ce parasite s’attaque non seulement aux abeilles adultes mais également aux larves et aux nymphes. Le varroa vit aux dépends de son hôte et puise toutes ses ressources jusqu’à ce que l’abeille dépérisse ou même périsse. La présence du varroa est, depuis peu, très fréquente et anéantit des centaines de ruches tous les ans.

La domestication des abeilles a apportée de nombreuses externalités positives. Néanmoins, les changements apportés par cette domestication exposent les abeilles à de nombreux dangers souvent mortels.

Marie Nadal, Eugénie Quinten, Antoine Manuel, Antoine Burnichon, seconde 5

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

 

Un écosystème particulier : la tourbière

Les particularités physiques et biologiques d’une tourbière

Le 1er février 2016, Valérie Suter de l’association Madeleine Environnement est intervenue auprès de notre classe. Sa conférence portait sur les tourbières.

Un écosystème particulier 1Un écosystème particulier1

 

Une tourbière est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe. La tourbe est un sol organique issue de la dégradation incomplète des végétaux dans un milieu saturé d’eau.

Du XIX ème au XX ème siècle, les tourbières étaient considérées comme des endroits lugubres associés au Diable. Mais aujourd’hui, ce sont juste des zones humides et rares qui se trouvent plus particulièrement en milieu montagnard, près des fleuves et des rivières. La tourbe se forme à partir d’un sel pauvre et acide avec une cuvette imperméable. L’eau ruisselle sur la montagne et s’infiltre dans la tourbière et grâce au climat humide et frais, la précipitation est supérieure à l’évaporation de la tourbière ce qui fait que la tourbière est toujours composée de beaucoup d’eau. La tourbe se forme à partir de plantes pionnières qui forment un radeau et par-dessus lesquelles la matière organique qui forme un tas de tourbe sèche au-dessus des plantes dans l’eau.

La tourbe est composée de plusieurs couches : les couches fossiles non renouvelables tel le pétrole, le charbon ; la tourbe brune, la tourbe blonde en partant d’en bas jusqu’en haut puis la couche de sphaignes tout en haut qui est vivante et renouvelable.

Les tourbières sont des zones importantes car elles gardent le carbone qu’elles enferment. Elles contiennent au moins 20 % de carbone qui peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseurs au rythme moyen de 0.2 à 1 mm par an. Les sphaignes gardent quarante fois leur poids en eau. Il existe plusieurs types de tourbières : type soligène, topogène, limmogène ….

Malheureusement, plusieurs phénomènes menacent ces tourbières :

  • Les raisons naturelles : des végétaux envahissent la tourbière ;
  • les conditions hydriques : l’apport en eau diminue à cause du réchauffement climatique ;
  • les incendies : ils brûlent et font disparaître les tourbières ;
  • les éruptions volcaniques ;
  • le drainage de l’eau qui diminue la quantité d’eau ;
  • l’exploitation de la tourbe par l’homme ;
  • le piétinement du site lors des visites touristiques.

Toutes ces menaces augmentent la disparition partielle ou totale des tourbières. Il y a pourtant des intérêts à conserver ces tourbières :

  • l’intérêt pour l’environnement : réguler le débit d’eau, filtration de l’eau, puits à carbone ;
  • l’intérêt pour les animaux ;
  • l’intérêt touristique ;
  • Intérêt au niveau de la ressource.

Ces zones rares et humides sont utiles pour l’environnement, la faune et la flore et elles permettent aussi d’emprisonner le carbone dans la tourbe, ce qui diminue le réchauffement climatique, c’est pour cela qu’il faut les protéger.

Un écosystème particulier 2

Jehanne David, seconde 7

Cette conférence a été organisée dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher en lien avec l’EDD (C. Lecocq-Hubert)