Le stress hydrique et l’hccessibilité à l’eau en France : une répartition inégale

Le Stress Hydrique
En France, les territoires et les populations concernées par le « stress hydrique » sont inégalement répartis sur le territoire mais en augmentation…
Dans les habitations, l’eau sert principalement à l’hygiène corporelle et aux tâches ménagères. Dans l’agriculture, elle est surtout utilisée pour irriguer la terre. Elle est aussi indispensable à l’industrie.
On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus élevée que la quantité disponible pendant une période ou lorsque l’usage de l’eau est limité à cause de sa mauvaise qualité.
Actuellement, la France est un pays qui n’est pas en situation de pénurie, mais elle verra sa disponibilité en eau en douce diminuer de 12% d’ici 2030. Certaines régions, comme la Vendée, se tournent déjà vers la désalinisation de l’eau de mer,  qui consiste à extraire le sel de cette eau afin de la rendre potable.
Les ressources d’eau en France sont réparties inégalement et varient en fonction des saisons. Cela explique les difficultés de certaines régions en période de sécheresse. D’autre part, la qualité de l’eau varie selon les régions. Le Sud-Ouest de la France a un risque de sécheresse élevé. A Paris, la demande en eau n’est pas satisfaite car la Seine est de plus en plus polluée.
La France n’est donc pas à l’abri du stress hydrique, ce qui appelle à une réflexion globale sur des usages plus raisonnés de l’eau.

Julie Boaretto, Lisa Brunel et Tiphaine Bourricand, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Conférence de Philippe Perrin sur l’eau

Le 5 février dernier, un éco-infirmier est venu faire une conférence de deux heures auprès d’une classe de seconde au CDI. Le thème était l’eau.

Conférence de Philippe
M. Perrin est un éco-infirmier, un des seuls de France. Il est à la fois infirmier et conseiller en environnement. Il met tout en œuvre pour que les personnes en bonne santé le restent.
Tout d’abord, il nous a parlé des sources d’eau. Les principales sources d’eau sont situées en Amérique du Sud, au Canada, en Russie, en Afrique et en Océanie. Cela se comprend par leur situation géographique : leur relief montagneux ou forestier.
Il a ensuite évoqué les volumes d’eau. Sachez qu’il y a 4 300 000 000 milliards de litres d’eau sur Terre : 97% de cette partie sont de l’eau salée et 3% de l’eau douce. L’eau douce est principalement issue des glaciers et des nappes souterraines. Malheureusement on dit que seulement 1% de l’eau douce est accessible contre 99% qui ne le sont pas. En moyenne, un Américain des Etats-Unis, consomme 300 à 400 litres d’eau par jour contre 120 à 150 litres par jour pour un européen, et 20 à 30 litres pour un africain sub-saharien.
Nous avons par ailleurs été informés sur notre consommation d’eau. Le corps humain est constitué, en moyenne, de 66% d’eau. Il a un apport de 2,5 litres d’eau par jour environ mais il en perd la même quantité quotidiennement, sachant que le minimum vital d’eau par jour et par habitant est de 2700 litres* soit 1000 mètres cube. On consommerait en moyenne plus de 10 000 mètres cube d’eau par an et par habitant. Tout ce que l’on consomme provient et est constitué de molécules qui sont elles-mêmes constituées d’eau.
*Cette quantité correspond à la consommation d’eau pour se nourrir, s’habiller, etc.
Il fut aussi question d’eau et d’hygiène. Toutes les 20 secondes, un enfant meurt à cause d’un manque d’hygiène. Ce qui fait un total par an de 1,5 milliards de vies d’enfants qui s’éteignent. On peut regretter que 4,1 milliards de personnes dans le monde n’aient pas accès à une installation sanitaire. Seuls 2,6 milliards de personnes en bénéficient. De plus, 900 millions de personnes boivent une eau insalubre et 3,3 milliards de personnes ne bénéficient pas d’une eau propre, accessible et abordable.
La répartition de l’eau dans le monde :
– 70 à 80% pour l’agriculture ;
– 14 à 20% pour l’industrie ;
– 6 à 10% pour les individus.
La répartition de l’eau en France :
– 58% pour l’énergie,
– 19% pour l’eau potable,
– 14% pour l’irrigation,
– 11% pour l’industrie.

En conclusion, face aux menaces du réchauffement climatique et de la production intensive, on se rend compte souvent trop tard de la valeur de l’eau. Alors préservons- la et économisons- la le plus longtemps possible !

Tristan Ferreira Rocha, 3°8 (stagiaire au CDI)

L’or bleu, sources de conflits.

L’or bleu, sources de conflits.

Bien qu’étant source de vie ultime, l’élément constitutif des écosystèmes et la ressource la plus précieuse, l’eau est malmenée par les usages multiples et les besoins croissants de l’homme. Le problème du partage inégal de l’eau provoque des conflits transfrontaliers mais aussi des conflits d’usage au sein des Etats.
Plusieurs mises en situation s’imposent pour cibler précisément les causes de ces problèmes : « Ne s’est-on jamais réveillé le matin avec une coupure d’eau ? » nous dit l’éco-infirmier, Monsieur Philippe Perrin, venu donner une conférence à notre classe au CDI. L’eau est un luxe, une chance à laquelle, certaines populations du globe ne peuvent avoir accès normalement ou alors dans des conditions sanitaires déplorables.
Chaque année, 1,5 million d’enfants meurent dans le monde à cause d’une eau impropre à la consommation. Au total, ce sont quelque 2,6 milliards d’individus touchés par l’absence d’installations sanitaires. En termes de chiffres, la terre dispose de 1,4 milliard de kilomètres cubes d’eau, 97,2% d’eau salée et 2,8 % d’eau douce. Malgré ces disponibilités colossales, des conflits se forment en Syrie et en Irak pour l’Euphrate et le Tigre, dont les sources respectives sont localisées sur le territoire turc. Ou encore, le conflit autour du Bassin du Mékong qui naît dans les hauts-plateaux de l’Himalaya et qui irrigue la Chine où il a fait l’objet d’aménagements monumentaux sous forme de barrages réduisant ainsi le débit des pays situés en aval. Ainsi, les populations de Birmanie, du Viet Nam, de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge se trouvent maintenues dans une situation défavorisée sur le plan économique faute d’un accès suffisant à l’eau du fleuve.
On trouve une situation similaire en Egypte où la question de l’accès à l’eau du Nil se pose avec acuité. Ce long fleuve de 6000 km prend sa source dans les grands lacs africains, traverse neuf pays avant de se jeter dans la Méditerranée en formant un vaste delta. Là encore, son cours est ralenti par des aménagements hydrauliques en amont qui pénalisent l’Egypte.
Toutes ces tensions évoluent en conflits géopolitiques qui s’accompagnent de vaines tentatives d’accords pour déterminer un droit de prélèvement qui serait équitable entre les états riverains. La difficulté résulte dans le fait que l’état situé en amont s’octroie des droits exorbitants prétextant que la source du fleuve se trouve sur son territoire.
Outre les conflits géostratégiques, la production de denrées alimentaires ou de biens destinés à la consommation requiert des volumes d’eau importants : 80 à 70% de l’eau douce sont destinés à l’agriculture, 18 à 20% à l’industrie et, le peu qui reste suffit aux usages domestiques. Par ailleurs, les besoins insoupçonnés en eau que l’on appelle « eau virtuelle » c’est-à-dire, la quantité d’eau nécessaire que le consommateur ignore pour l’élaboration d’un produit, interpellent fortement. Ainsi, pour un litre de bière, 25 litres d’eau sont nécessaires ; pour un kilo d’aluminium, 1250 litres sont utilisés ou encore, pour un kilo d’antibiotiques, 4 millions de litres d’eau partiront dans la fabrication, il nous reste donc à imaginer ce qu’une voiture pourrait coûter en litres.
Alors, une question s’impose : l’eau constitue-t-elle un bien privé que l’on peut marchander ou un patrimoine commun qui serait régi par un droit international ?
Avec la croissance démographique et l’accroissement des besoins alimentaires, certaines tensions pourraient s’intensifier à l’avenir. Selon les Nations Unies, l’eau pourrait devenir d’ici à 2050, un bien plus précieux que le pétrole.

Christophe Karam.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas