CHICO MENDES : « Non à la déforestation »

La classe de 6°1 accompagnée de Mme Carpentier a visité le lundi 31 mars 2014 l’exposition « Arts, littérature et écologie » et a eu la chance de rencontrer une auteure.

chico-mendes
Nous fûmes accueillis par Isabelle COLLOMBAT, écrivain, mère de 4 enfants.
Elle nous expliqua qu’elle écrivait pour sensibiliser l’opinion des jeunes aux dégâts de la déforestation.
Isabelle nous présenta son livre : CHICO MENDES : « Non à la déforestation » (Éditions Actes sud junior)
Il s’agit d’un tout petit livre, un des plus petits qu’elle ait écrits !
L’histoire se déroule dans la forêt amazonienne, en Amérique du sud.
Isabelle nous raconte la récolte du latex à partir des arbres -les hévéas- dont l’écorce est entaillée pour permettre au latex, liquide blanc de couler…il sera transformé en caoutchouc qui permettra de fabriquer pneus, ballons, semelles…..
Isabelle nous invite à réfléchir sur l’importance de la forêt, sur les dangers de la déforestation qui chasse les paysans mais aussi les oiseaux, les insectes…. (la surface d’un terrain de foot disparait chaque heure actuellement !)
L’exploitation du bois n’est pas la seule source de disparition de la forêt, il y a aussi la culture du soja et l’élevage des bovins qui entraînent la coupe des arbres.
Que fait-on de tout ce bois ?
Nous trouvons de nombreuses réponses : bois de chauffage, bois pour les meubles, bois pour la pâte à papier, bois pour le charbon de bois.
Nous parlons aussi de covoiturage, de pollution et même de Nutella !!!
L’heure a passé très vite et voici déjà la récréation ! Nous sommes plusieurs à avoir envie de lire ce livre, en voici un court résumé :
1953, Chico Mendes a 7 ans, il accompagne son papa, seringueir (nom donné aux travailleurs chargés de recueillir le latex), pour travailler dans la forêt d’arbres à caoutchouc. Quelqu’un trouvant cet enfant dégourdi lui apprend à lire, à écrire, à écouter la radio et donc à découvrir le monde… et les dangers qui guettent sa famille et les autres travailleurs du latex ! Il parle alors aux autres travailleurs, écrit des communiqués de presse, part à l’étranger pour défendre leur cause, organise des manifestations pacifiques, crée un syndicat…
Adulte, il sera kidnappé …et assassiné en 1988 devant sa famille, par un riche propriétaire terrien, éleveur de bovins.
A sa mort, sa fille continuera son combat pour défendre les droits des paysans.
En 1990, 19 ans de prison seront réclamés pour les auteurs de son assassinat; c’est une victoire car jusque là, les crimes d’opposants à la déforestation restaient impunis !

« Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j’ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais que je me bats pour l’humanité ». Chico MENDES

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