Mongré, double médaille d’or de l’E3D !

Mongré, double médaille d’or

Répondant à l’invitation du rectorat, nous nous sommes rendus le 8 juin à Canopé-Lyon afin d’assister à la cérémonie de remise des labels E3D (Etablissement en Démarche de Développement Durable).

En présence de Alban Heinrich, inspecteur d’académie – inspecteur pédagogique régionale (IA-IPR), coordinateur EDD et de Marie-Laure JALABERT (IA-IPR), nous avons écouté les discours Pierre Arène, secrétaire général de l’académie de Lyon, représentant de la rectrice Françoise Moulin Civil et de Béatrice Berthoux, vice-présidente déléguée aux lycées représentant Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Certains partenaires incontournables comme le Département ou encore le Graine (Réseau Régional pour l’Education à l’Environnement Durable) sont également intervenus.

Nous avons appris que sur les 567 collèges et lycées de l’Académie de Lyon, seuls 60 ont été labellisés dont : 33 en niveau 1 (engagement), 21 en niveau 2 (approfondissement) et 7 en niveau 3 (déploiement).

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Mongré a reçu deux diplômes de niveau 3, un pour le collège et un pour le lycée. Nous en sommes très fiers ! C’est une belle reconnaissance de l’investissement des élèves et du travail effectué depuis plus de dix ans en matière d’éducation au développement durable.

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L’après-midi, c’est autour d’affiches et de panneaux apportés par les établissements que nous avons pu échanger sur nos pratiques écoresponsables et les différents projets qui nous portent à cœur.

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Nous sommes repartis avec un objectif : obtenir d’ici quatre ans, date de renouvellement du label, le diplôme pour l’école. A ce jour, seule l’école primaire de Beauvallon à Saint Héand a été récompensée de ses efforts.

Cécile Lecocq Hubert, référent E3D

 

 

Les piscines chauffées extérieures, vous aimez ?

les piscines chauffées

Pas mal non ?! Les piscines chauffées extérieures intéressent les nombreux touristes en montagne. En effet, la température extérieure étant assez basse, ces piscines offrent de bonnes occasions aux touristes de venir en vacances, se relaxer tout en se réchauffant et accompagnés d’un beau paysage.

Mais ces piscines sont des problèmes pour la planète et notamment pour la montagne. En effet, elles consomment énormément de chauffage et donc d’énergie, ce qui favorise le réchauffement climatique. De plus, le défrichement de nombreux espaces pour la réalisation de ces piscines est important et envahit de nombreux espaces.

La piscine extérieure chauffée : un endroit pour prendre du bon temps mais mauvais pour l’environnement !

Seconde 7

Cet article a été écrit à la suite de la sortie dans le massif des Monts de la Madeleine le 29 mars 2016.La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité (SVT, C. Larcher), le tourisme durable (EMC, N. Mergoux), en lien avec l’EDD (C. Lecocq Hubert).

L’agropastoralisme

L’agropastoralisme

L’agropastoralisme est une pratique qui lie l’agriculture et l’élevage. Il est plus fréquent dans les zones délaissées par l’agriculture, et en particulier dans régions semi-arides ou montagneuses dans lesquelles les différences climatiques sont marquées entre la saison froide ou chaude.

Le maintien de troupeaux d’une certaine densité dans le paysage agricole ou forestier présente parfois un grand intérêt éco-paysager pour l’entretien de clairières, de corridors écologiques, de milieux ouverts ou pour la lutte contre les incendies en période sèche. De plus, les animaux transportent de nombreux organismes et peuvent enrichir le sol de leurs excréments ou nourrir d’autres animaux nécrophages quand ils meurent.

Les enjeux agro-environnementaux.

Comme toute forme d’exploitation des milieux, l’agropastoralisme modèle et transforme les paysages et leur biodiversité et ce, depuis la préhistoire[]. semble-t-il [][]. Au-delà de certains seuils, une dégradation importante et durable des milieux est possible, notamment durant les épisodes de sécheresse comme au Mali[].

Il peut présenter des aspects négatifs: si les animaux sont en surnombre ou présents trop longtemps au même endroit, ils exercent une pression trop forte sur le milieu et cela entraîne une situation de surpâturage. Si elle perdure ou s’étend à grande échelle, les cheptels peuvent alors contribuer à dégrader les sols et à un effondrement de la biodiversité.

Peut-on protéger le loup tout en maintenant l’agropastoralisme ?

Témoignage d’une attaque : « Ce sont 31 brebis qui auraient été victimes d’attaque de loups, principalement lors d’une grosse attaque sur des troupeaux en estive, en août, sur la petite commune de Dourbies. L’un des éleveurs en a perdu dix-huit malgré la présence d’un berger qui les gardait. S’il a été quasi inexistant dans les Pyrénées-Orientales, le loup s’est en revanche fait remarquer dans l’Aude, où ses attaques à répétition dans le secteur du Razès avaient provoqué la colère des agriculteurs. En Lozère, en revanche, le canidé a été particulièrement actif  avec plus de 300 bêtes tuées. »

Pourtant, le loup est une espèce strictement protégée en France comme en Europe. Elle figure dans l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur le territoire national et les modalités de leur protection. La France représente un cas exceptionnel en Europe de reconstitution d’une population de loups (réapparus de façon naturelle dans le massif du Mercantour) à l’échelle d’un pays où il avait disparu au début du XXème siècle.

L’usage des chiens de protection a été demandé par les autorités. Ils sont devenus indispensables mais leur introduction dans les troupeaux pose des problèmes financiers et de surcharge de travail. Les éleveurs de petits troupeaux financent les mesures de défense supplémentaires à 100 %. Par ailleurs, les troupeaux de moins de 150 animaux ne sont aidés financièrement que pour un chien.

De plus, les conflits avec les autres usagers de la montagne sont de plus en plus fréquents et peuvent se terminer au tribunal. D’autre part chaque année des chiens de protection sont blessés ou tués lors des attaques.

Le collectif Cap-Loup qui réunit des associations engagées dans la protection du loup dénonce lui, les rumeurs, les erreurs et les contre-vérités les plus grossières qui ont été colportées par des responsables du monde agricole, des chasseurs, et par des élus.
Ces associations souhaitent la présence de l’espèce en France et pensent que  la cohabitation entre le loup et les activités humaines est possible.

Après quelques décennies d’absence à la suite de sa destruction par l’homme, voilà plus de vingt ans que le loup est revenu naturellement en France, par ses propres moyens.

Le loup (« Canis lupus ») est une espèce protégée par la loi, mais pas toujours par nos élus. Pourtant, 76 % des Français considèrent que le loup a toute sa place dans la nature en France, et 80 % sont farouchement opposés à son éradication. Seulement 6 % de nos compatriotes se montrent fermement opposés à sa présence, notamment chez les plus de 65 ans.

Les protecteurs du loup estiment que toute une série de mesures existent pour protéger le bétail (berger, clôtures, chiens). Elles sont efficaces si elles sont bien mises en œuvre. Les troupeaux bien gardés ne sont pas ou très peu l’objet de prédations. La prédation sur le bétail ne sera jamais complètement nulle partout, mais un mode de conduite des troupeaux adapté permet de la réduire drastiquement voire de l’annuler localement.

 Seconde 7

Cet article a été écrit à la suite de la sortie dans le massif des Monts de la Madeleine le 29 mars 2016.La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité (SVT, C. Larcher) et le tourisme durable (EMC, N. Mergoux), en lien avec l’EDD (C. Lecocq Hubert)

 

 

 

Les pistes vierges des montagnes lointaines

 

Les yeux encore emplis d’étonnants paysages

Le sourire jaillit comme une source claire.

Le temps se consumant ne peut lui faire ombrage

Et sortant de la nuit, ma mémoire s’éclaire.

 

De tous ces voyages entrepris maintes fois

Sur les pistes vierges des montagnes lointaines,

Par ces panoramas admirés par certaines,

L’appel de la nature est bien ancré en moi.

 

Les contrées traversées par mes foulées voraces,

Ravissaient mon regard aimant les grands espaces.

Sur le toit d’un sommet aux neiges éternelles,

Je contemplais souvent les étoiles du ciel.

 

La nostalgie me prend lorsque ces souvenirs

Reviennent tout à coup sous l’averse d’orage

Et que mon baluchon me pousse à repartir

Admirer la beauté de ces terres sauvages.

 

Mais déjà dans le ciel, le soleil se meurt

La montagne s’endort, et je vais souffrir,

Malgré le froid qui tombe, je ne peux que sourire,

Ces paysages fabuleux sont ancrés dans mes mœurs.

                                                                                              Pauline Gerardin, Première ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

 

Le biotechnologue, un métier du développement durable

Le biotechnologue

Le biotechnologue peut mener des activités de recherche fondamentale (à l’université ou dans de grands laboratoires publics) ou appliquée, dans les services de «  recherche et développement » des grandes entreprises. Il créée de nouvelles matières, de nouvelles énergies tirées du vivant ou identifie de nouvelles bactéries qui serviront aux industries chimiques, pharmaceutiques ou agroalimentaires. Nous pouvons prendre l’exemple des ferments lactiques naturels utilisés dans la production des fromages biologiques ou la création de matières biodégradables tirées des algues visant à remplacer les matières en plastique traditionnel. Le biotechnologue peut également être responsable d’une unité de fabrication : il organise et planifie la production, définit les procédures à suivre  en respectant le cahier des charges.

Le salaire moyen varie selon le diplôme, l’expérience et l’entreprise mais il est débutant en agro-alimentaire, en chimie et parachimie de :

– ingénieur de recherche : 2500€ par mois ;

– responsable de laboratoire : 5500€ par mois ;

– ingénieur de fabrication : 2600€ par mois.

Hélas, les débouchés sont encore limités pour l’instant et les postes ne sont pas toujours en rapport direct avec la protection de l’environnement.

Le niveau de formation est de BAC +5.

 Tristan Gueguen, Seconde 3

Cet article a été écrit dans le cadre des AP de seconde avec Gaëlle Ducrot au BIO avec l’intervention de Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique.

Ingénieur projet photovoltaïque / concepteur de ferme solaire

COLAS : Route solaire Wattway

COLAS : Route solaire Wattway – © Joachim Bertrand / COLAS

Dans le cadre des métiers en lien avec le développement durable, les métiers visant à favoriser le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectricité) sont en plein essor. L’ingénieur / chef de projet photovoltaïque illustre parfaitement ces métiers.

Le chef de projet prend en charge diverses phases de développement d’un projet solaire. Il travaille la plupart du temps dans un bureau d’étude et à la direction technique de l’entreprise. Après avoir trouvé le site d’implantation de la centrale solaire, il devra réaliser une étude de projet, que ce soit d’un point de vue financier, technique ou environnemental. Il doit rédiger régulièrement des rapports afin d’informer les investisseurs de l’avancée du projet.

L’ingénieur est également un homme de dialogue. Il doit savoir convaincre, argumenter et débattre. Il est en lien constant avec les élus locaux, la presse, les propriétaires, les riverains ou encore les administrations.

Il devra faire établir les permis de construire et les autorisations nécessaires. Spécialiste des énergies renouvelables, il doit avoir les compétences techniques mais aussi juridiques et économiques spécifiques au solaire. Le chef de projet est à la fois gestionnaire, meneur d’hommes et diplomate. En France, le photovoltaïque est en plein essor.  Plus de 134 000 emplois devraient être créés d’ici à 2020 dans cette filière. Les offres d’emploi d’ingénieur spécialisé sont très recherchées et ont toutes les chances d’être de plus en plus nombreuses.

Pour atteindre le titre d’ingénieur, il est nécessaire de suivre un parcours d’études spécifique. Il est conseillé de passer un bac S ou STI2D. Il faut faire une classe préparatoire en 2 ans. Ensuite 3 ans dans une école d’ingénieur généraliste avec une option en troisième année. Il est aussi possible de compléter sa formation par un an de spécialisation dans une école d’ingénieurs avec une double spécialisation telle que le droit ou l’économie. Le salaire de début est de 2000 à 2500 € et s’élèvera en fonction de l’évolution de carrière.

Les principales qualités requises sont :

– une bonne capacité d’analyse et de synthèse ;

– de l’autonomie et le sens des responsabilités ;

– une bonne capacité de persuasion ;

– savoir communiquer à l’écrit comme à l’oral.

 Jade Pressiat et Léane Finas, classe de Seconde 3

Cet article a été écrit dans le cadre des AP de seconde avec Gaëlle Ducrot au BIO avec l’intervention de Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique.

Le métier de garde forestier

Garde forestier

Le garde forestier, ou agent technique forestier, dépend de l’Office national des forêts. Il est responsable de 3 à 6000 hectares et a un rôle de prévention, de sensibilisation et de répression. Il est la police de la forêt. Il est aussi chargé des actions de maintien de la biodiversité, de développement de la faune ou de protection des sols. Il a donc le devoir de vérifier le respect de la réglementation en ce qui concerne les actions de coupe, etc. Cependant, une autre partie de son travail consiste à établir des statistiques et à enquêter sur les maladies des arbres. Il contribue à la prévention de la pollution et des incendies, et peut déterminer des priorités d’action pour un site. En tant que fonctionnaire, il peut aussi officier comme agent de la fonction publique territoriale. Il peut aussi être amené à diriger une équipe d’agents forestiers  et de sylviculteurs ; la sylviculture étant l’ensemble des techniques permettant la création et l’exploitation rationnelle des forêts tout en assurant leur conservation et leur régénération.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Le garde forestier doit avoir un bon sens de l’observation, ainsi que des aptitudes techniques et physiques, car il devra manipuler les engins tels que les tronçonneuses ou supporter plusieurs heures de marche. Il doit faire preuve d’une bonne capacité d’adaptation car les journées peuvent être longues. Il travaille aussi les week-ends et les jours fériés. Il est avant tout un amoureux de la nature, et il doit donc avoir des connaissances théoriques importantes en Science de la Vie  et de la Terre, et bien comprendre les normes environnementales ainsi que le droit forestier et les règlementations de la chasse et de la pêche.

Ce métier est accessible par un concours de l’ONF, mais il existe des diplômes qui forment les professionnels à ce milieu, comme un BEPA  (Aménagement de l’espace, spécialité travaux forestiers), ou un BAC professionnel (aménagement de l’espace, gestion et conduite de chantiers forestiers).

Le salaire brut d’un débutant est de 1430 euros par mois.

Le garde forestier peut devenir chef de district à l’ONF, ou technicien supérieur forestier. Il peut aussi évoluer dans le privé, auprès de propriétaires forestiers.

 Edgar Sanson, Constantin Jaeger et Tristan Gueguen, Seconde 3

 Cet article a été écrit dans le cadre des AP de seconde avec Gaëlle Ducrot au BIO avec l’intervention de Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique.