L’association Arvel à Mongré

Je dis « tourisme », on me répond : vacances, voyage, hôtels, monuments à visiter etc. Je dis « tourisme équitable », on m’ouvre de grands yeux interrogateurs : « Mais…qu’est-ce que c’est que ça ? » « Jamais entendu parler. » ou «pff ! Encore une idée des écologistes. »
La classe de seconde 1 a entendu parler pour la première fois du tourisme équitable lors d’une conférence le vendredi 23 mai à Notre Dame de Mongré. L’orateur, Pierre Vial, est directeur d’ARVEL, une association qui propose à ses clients le tourisme le plus équitable possible.
Mais en fait, c’est quoi ce tourisme équitable ?

Pour nous l’expliquer, M. Vial nous a fait une présentation qui développe différents thèmes sur la base de trois piliers récurrents :
Les impacts environnementaux du tourisme. Ils sont positifs ou négatifs. Par exemple, la surconsommation d’eau ;
les impacts économiques du tourisme. Voici des exemples positifs : la création d’emplois, la stimulation des investissements dans les infrastructures, la contribution à l’économie locale ; ou négatifs : des emplois locaux sous qualifiés, le coût des infrastructures supporté par le pays d’accueil, la tension économique vis-à-vis des actions traditionnelles, l’inflation due notamment à l’inégalité des revenus, la forte dépendance au tourisme du pays d’accueil ;
les impacts sociaux et culturels du tourisme. Des exemples positifs : la promotion de la paix, le renforcement des communautés locales, la revalorisation de la culture et des traditions, la promotion d’échanges culturels par les actions ou la mise à disposition de la population d’équipements et de services conçus pour le tourisme ou grâce à lui ; ou négatifs : la mercantilisation, l’exploitation commerciale de la culture, la perte d’authenticité, la folklorisation, l’acculturation par adaptation aux goûts du touriste ou par l’imposition de modèles culturels, les tensions sociales face à la visibilité de l’inégalité, les tensions et conflits dus aux comportements des touristes.
Le tourisme équitable est donc étroitement lié au développement durable qui, lui aussi, repose sur les trois piliers : environnemental, économique et social. Choisir ce type de tourisme, c’est être sûr que ses vacances ne nuiront pas et même profiteront à l’environnement, à l’économie, à la société et à la culture du pays d’accueil.
Nous pouvons aussi, par des gestes simples, comme vérifier que la nourriture est produite localement, ou que les produits dit « locaux » que l’on veut acheter ne sont pas Made in China ou Made in Vietnam, adopter une démarche responsable.
Le tourisme équitable permet à un pays de s’épanouir sur une base durable et équitable.
Pour mettre en place un tel tourisme, plusieurs chartes et codes on été institués au fil des années :
– Lanzarote en 1995 : une charte sur le tourisme durable ;
– OMT en 1999 : code mondial éthique du tourisme ;
– Min tourisme en 2000 : charte éthique du tourisme en France ;
– PFCE en 2002 : charte du tourisme équitable ;
– et en 2004 : charte du voyagiste et du voyageur ARVEL.

L’association Arvel

Ainsi, on se rend compte qu’un tourisme qui profite au touriste et au pays d’accueil est moins courant mais pas inaccessible. C’est donc ça le tourisme équitable !

Arvel voyages, 31 cours Emile Zola à Villeurbanne. Tel 04/78/89/58/66
http://www.arvel-voyages.com / contact@arvel-voyages.com

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 1, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Léa SANTOS et Nathan GRESLIN, seconde 1

L’écotourisme : un enjeu économique, culturel et environnemental.

Avec ses aspects économiques, culturels et sociaux, l’écotourisme est un concept esquissé en 1988 au sommet de Rio. Ce concept a pris forme en 1995 au cours d’une réunion organisée aux îles Canaries par l’OMT, (Organisation Mondiale du Tourisme), où une charte du tourisme durable a été développée. L’écotourisme établit un contact avec la nature et les cultures traditionnelles, il permet la prise de conscience des populations face au capital naturel et culturel de chaque pays. Durant plusieurs années ce fut une nébuleuse idéologique ; cependant aujourd’hui il s’engage à procurer des avantages économiques aux communautés d’accueil, aux organismes et aux administrations qui veillent à la préservation des espaces naturels. La majorité des écotouristes provient d’Europe et de l’élite de certains pays du Sud. Néanmoins il est faux  de croire que l’écotourisme est réservé aux pays en voie de développement. Ce tourisme s’adapte aussi bien aux pays développés comme la France ou les États-Unis.

De plus, l’écotourisme créé des emplois et des sources de revenus pour les populations locales. La création d’emploi est souvent mise en évidence, et sert généralement d’indicateur de base. A l’étranger, parmi les destinations écotouristiques les plus prisées on trouve le Costa Rica pour sa biodiversité exceptionnelle, Madagascar pour ses lémuriens et ses baobabs, le Kenya et la Tanzanie pour les grandes savanes sauvages, Équateur et ses îles Galápagos, le Népal pour ses treks de montagne… Bien souvent, l’écotourisme représente d’ailleurs une des principales activités de ces pays. Néanmoins, ces emplois sont, la plupart du temps, secondaires, sous payés et saisonniers.

Nombreux sont les pays qui ont choisi de se tourner vers l’écotourisme, dans le but de contribuer au développement économique de communautés vivant dans des régions exclues, loin des métropoles et peu accessibles. Par exemples les pays comme l’Afrique du Sud, la Zambie, le Zimbabwe et Madagascar connaissent un essor spectaculaire, surtout pour le tourisme écologique.

Le tourisme accentue les différences Nord/Sud de la planète. Cependant, les pays du Nord sont ceux qui profitent le plus des revenus qui en sont issus. Ce tourisme a aussi des inconvénients : une concentration hôtelière importante, des dégâts environnementaux, une consommation excessive d’eau, exploitation de la main d’œuvre, travail des enfants …

Gouvernements, associations, ONG et autres, essaient de développer un tourisme plus respectueux de l’environnement, des hommes et des cultures. Pour cela, ils imposent des règles (utilisation de l’eau, tri des déchets …). Il faut savoir que lorsque l’on parle d’écotourisme, on ne fait pas spécifiquement référence à des destinations lointaines telles les grandes réserves sauvages d’Afrique : chaque pays a ses atouts en matière de biodiversité. Il peut consister en la visite d’espaces naturels protégés comme les parcs nationaux, les PNR (Parcs Naturels Régionaux)… Des structures d’hébergement intégrées dans l’environnement et le territoire permettent l’accueil des visiteurs.

En conclusion, grâce aux exemples du monde entier, on peut démontrer que l’écotourisme a des résultats très positifs sur l’environnement et sur le développement des populations locales ; de plus l’écotourisme représente aujourd’hui 20 % de l’ensemble du tourisme mondial. Mais il existe encore des effets négatifs non négligeables (coût, perturbations des communautés locales, l’avion est le  transport le plus utilisé pour les trajets touristiques alors qu’il est le premier émetteur de gaz à effet de serre …). Pour finir, en ce qui concerne la France, elle accuse un retard : aux États-Unis, au Canada et dans de nombreux pays Européens, ce concept a déjà quelques années d’expérience.

Goksel MORTZ, Floriane VINCENT, Théo SYNAKOWSKI et Samantha VAUR

Ce travail a été réalisé au CDI (C. Lecocq) en lien avec l’ECJS (N. Mergoux).

Découverte du Costa-Rica grâce à l’éco-tourisme

Il n’y a pas de définition universelle de l’écotourisme qui est généralement considéré comme un « tourisme favorable à l’environnement » mais nous pouvons cependant en décrire les principaux critères : un tourisme responsable en milieux naturels qui préserve l’environnement et participe au bien-être des populations locales

Les participants ont choisi de mettre en valeur leur terre et leur tradition pour faire du tourisme «  un outil capable d’améliorer leurs conditions de vie ».

Cette nouvelle forme permet aux voyageurs de découvrir avec ou sans guides des randonnées, des chemins d’exception qu’on ne pourrait pas explorer lors d’un voyage touristique normal. L’intérêt est de surtout aller auprès de la population, de vivre avec elle et de comprendre sa culture.

Le Costa Rica est l’exemple le plus intéressant sur ce type de tourisme ; en effet ce pays à la chance d’avoir sur son territoire l’un des écosystèmes les plus riches du Monde, ainsi qu’une géologie très particulière. Ce petit territoire (dix fois plus petit que la France) comprend : volcans, montagnes, plaines, plateaux… et 5% de la biodiversité mondiale.

C’est un potentiel énorme pour le développement de cette forme de tourisme. En effet, les touristes ont la chance d’être accueillis, logés, nourris, chez les habitants de ce beau pays qui eux sont contraints par des normes d’hygiène et d’accueil. On peut donc se retrouver en plein San José, capital du Costa Rica ou en pleine forêt de plantations de bananes, de café ou  de cannes à sucre. Les conditions de vie sont évidemment différentes, on peut découvrir des environnements plus ruraux chez les agriculteurs locaux, ou la vie citadine d’Amérique Centrale.

D’un point de vue économique cela permet aux producteurs de réduire leur surface de culture étant donné que le touriste paye pour être accueilli. C’est de l’argent de plus pour l’autochtone ce qui lui permet d’améliorer ses conditions de vie, de s’émanciper des industries agricoles pour la banane et le café, et d’éviter la déforestation. Le touriste est toujours intéressé pour acheter les produits locaux de leurs hôtes.

On peut  dire alors que le Costa Rica offre, grâce à ses atouts naturels importants, la possibilité d’une alternative de voyage, plus proche des autochtones et de leur mode de vie.

Félix Motte, Pauline Junca, Lucas SAYO et Élise Quignou

Ce travail a été réalisé au CDI (C. Lecocq) en lien avec l’ECJS (N. Mergoux)

Une autre façon de voyager : l’ARVEL

Lundi 21 Février, deux intervenants : Andra Pomeanu (membre du réseau départ) et Pierre Vial (président de l’ARVEL),  sont venus présenter l’association ARVEL dans le cadre du cours d’ECJS sur l’éco- tourisme.

Contrairement au tourisme dit de masse, qui présente des aspects négatifs (dégradation des espaces naturels, pollution, exploitation des ressources et des populations locales etc.) l’ARVEL s’insert dans un tourisme équitable. L’association prône des valeurs éthiques et propose des voyages solidaires, des circuits, expéditions et randonnées, tous organisés en petits groupes de 8 à 15. Un fonds de solidarité et une contribution par voyageur permet un soutien à des actions locales, à des projets de développement. L’année dernière les fonds prélevés ont permis de fournir du  matériel scolaire à des écoles d’Afrique et d’Amérique du nord, ainsi que la réhabilitation de villages de pêcheurs transformés jusque là en plage pour l’économie du tourisme de masse. Celui-ci engendre de graves problèmes comme des activités illégales de prostitution et de trafic de drogue. La suppression du tourisme de masse dans certaines zones d’Asie a permis de mettre fin au développement de ces activités illégales.

L’ARVEL appartient au « réseau départ » regroupant des associations de tourisme solidaire qui appuie des projets locaux :

– de tourisme équitable qui favorise au mieux l’économie locale (les voyageurs se nourrissent des aliments locaux  issus de culture équitable.) ;

– de tourisme responsable qui respecte les cultures, les modes de vie, les ressources et l’environnement des lieux visités. Dans certains villages, il existe des règles comme par exemple, l’interdiction de prendre des photos des populations. Les touristes de l’ARVEL respectent chaque charte contrairement aux touristes de masse qui ne se préoccupent  pas forcément de la nuisance qu’engendre leur venue.

– de tourisme éthique qui propose un temps de rencontre et d’échange entre différentes cultures (choc des cultures). Les voyages mis en place par cette association notamment en Europe, en Amérique latine et en Asie permettent de « donner un autre sens à son voyage.

D’un point de vue général,  le sentiment des élèves sur cette conférence fut très positif.

Cependant, ce type de voyage semble présenter quelques contraintes. En effet, ces éco-touristes cherchent à allier l’utile et l’agréable en partant vers des destinations dépaysantes tout en mettant leur temps à disposition des populations visitées, mais ces voyages ne sont pas forcément reposants même s’ils sont très enrichissants. Ils demandent aux touristes de s’impliquer dans leurs engagements.

Pour plus d’info : http://www.arvel-voyage.com  et  www.cadr.fr/reseau_detail.php?id=7

Théo SYNAKOWSKI et Floriane VINCENT

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Le tourisme équitable grâce à Elans


Dans le cadre du projet d’ECJS, nous avons travaillé sur le concept du tourisme équitable et solidaire. Pour cela nous avons étudié un cas particulier, celui d’une association de solidarité, Elans.

Après avoir rappelé les principes du tourisme équitable et solidaire, nous allons nous concentrer sur les mesures mises en place par l’association pour respecter la charte de ce type de  tourisme.

Qu’est-ce que le tourisme équitable ?

Tourisme équitable, durable, solidaire… : Ces appellations désignent l’implication des populations locales dans les différentes phases d’un projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature, et une implication du voyageur dans la nécessité sociale du lieu de sa destination. Il s’agit parfois de voyages en immersion avec participation aux travaux des champs où il faut donner  de son temps. Mais quel que soit le mode  (immersion, hébergement en village ou simple passage), la part des frais de séjour attribuée aux villages encourage une conservation des traditions et un développement durable. Le fait que les bénéfices de ce nouveau courant de tourisme (dans la mouvance d’une consommation responsable) soient dédiés à des micro-projets non touristiques est une opposition aux comportements complices du dérèglement planétaire. L’ouverture, dans un partage plus juste et attentif, n’est plus alors synonyme de sacrifice mais de rencontre saine.

L’association ELANS

Dans le cadre du projet d’ECJS nous nous intéresserons à une association de solidarité nommée ELANS, elle été créée en 2001 dans le but de contribuer au développement des populations de la Ménoua, dans la province de l’Ouest du Cameroun (sur le plan économique et écologique).
ELANS contribue néanmoins à éveiller les consciences des pays du Nord (ici la France) afin de mener des actions cohérentes d’échange avec le Sud (ici le Cameroun).

ELANS justifie la démarche solidaire dans son programme par :
– Un respect des droits de l’homme quelle que soit son appartenance politique, culturelle et religieuse ;
– une collaboration étroite avec  les populations locales sur le plan économique (offres d’emplois, financement de projets locaux etc.) ;

– le respect de la  vocation lucrative de l’association, ELANS ne cherche pas son propre intérêt mais celui des deux partenaires.

ELANS coopère avec la MJC d’Halluin, ils ont comme projet de favoriser les échanges Nord-Sud et ont concrétisé leurs idées en créant des infrastructures dans les deux pays proposant de multiples activités de sensibilisation. Elans travaille en étroite collaboration avec une organisation camerounaise, « Tockem », avec laquelle elle organise ses voyages.

L’action d’ELANS a permis la création d’un centre de tourisme et de forages pour un meilleur accès à l’eau potable. Des participations financières de familles françaises ont pu être perçues grâce au partenariat Tockem – Elans.

Voici des chiffres représentatifs de l’attraction croissante que représentent les voyages proposés par l’ELANS :
23 visiteurs en 2003

30 visiteurs en 2004

21 visiteurs en 2005

46 visiteurs en 2006

101 visiteurs en 2007

177 visiteurs en 2008

253 visiteurs en 2009

L’association propose des voyages à  N’Tsingbeu dans la commune de N’Gonkzem au Cameroun. Les groupes de visiteurs sont conduits dans des musées d’art local pour les sensibiliser à la particularité de la culture camerounaise. Ils visitent aussi des villages plus éloignés des villes d’accueil où ils peuvent rencontrer des populations plus isolées et échanger avec elles.

ELANS est un bon exemple d’associations de tourisme équitable proposant des voyages à l’approche plus humaine et plus représentative de la vie réelle des habitants des pays d’accueil.

Victor ROCHE, Elena LOOGIETER, Camille THOMASSET, Carlos Enrique RAMOS 1èreES1

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)