Les déchets du restaurant scolaire

Dans le cadre des animations « Développement Durable » du collège, un groupe d’éco délégués qualifiés de recycleurs est chargé du ramassage régulier des corbeilles à papier de l’ensemble de l’établissement (collège, lycée, bureaux). Au self, ponctuellement, 3 à 4 fois par an,  ce même groupe aide au tri des déchets alimentaires et plastiques avec une sensibilisation au gaspillage et au recyclage.

En effet, trop de nourriture reste dans les plateaux et donc est jeté ! Beaucoup de contenants (pots de yaourts) sont pour l’instant incontournables.

Les journées « zéro déchet » présentent des résultats encourageants mais variables en fonction de la composition des menus et de la quantité servie dans les assiettes.

Date Nombre de plateaux Déchets alimentaires Déchets plastiques Menu
 

01/02/16

700  

38g/plateau

7kg
Julienne de légumes
Pâtes aux petits légumes
Sauté d’agneau au curry
Saucisses de Toulouse
 

15/03/16

680  

56g/plateau

9kg
Sauté de veau aux épices
Quenelles aux olives
Petits pois au jus
Riz créole
 

01/04/16

350  

23g/plateau

4,4kg
Frites
Haricots verts
Porc à la moutarde
Filet de lieu à la tomate
 

30/05/16

655  

46g/plateau

14kg
Frites
Chipolatas
Gratin de poireaux
Filet de poisson au four
 

18/10/16

« sans sensibilisation »

1250  

37g/plateau

 

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Emincé de volaille aux épices
Filet de lieu au citron
Pommes rissolées
Blettes au jus

L’équipe s’engage à poursuivre ces actions éco citoyennes en 2016-2017.

« Adapter les quantités de nourriture à ses besoins, réaliser un tri plus performant, imaginer des solutions de remplacement au plastique » restent les préoccupations des éco délégués et du personnel de restauration dans le respect de notre engagement E3D.

La biodiversité à Mongré en 6ème !

La biodiversité à Mongré en 6ème

En début d’année scolaire, notre professeure, madame Carpentier nous a présenté le programme de SVT. Elle nous a expliqué que nous allions travailler sur l’environnement afin de comprendre comment il est peuplé, comment et avec quelle matière sont composés les êtres vivants et comment l’homme intervient sur la nature afin de satisfaire ses besoins.
Ensuite, nous avons visité notre parc de 11 hectares composés d’un potager biologique, d’une oasis-nature, d’un hôtel à insectes et d’une spirale aromatique, mis en place par les éco-délégués les années précédentes. Il faut dire que nous avons la chance d’être élèves d’un établissement éco-responsable. A l’occasion de cette sortie, madame Carpentier, nous a beaucoup parlé de la biodiversité.
Le 16 octobre, nous avons, comme tous les Mongréens, participé à la journée 0 déchet au self et notre professeur nous a parlé du but de cette journée mondiale contre le gaspillage alimentaire. Elle nous a expliqué comment la matière se dégrade et se recycle. Nous avons pu également assister à la mise en place du premier compost à côté de la cuisine de la cantine.
Début février, nous sommes retournés nous promener dans le parc. Nous avons regardé dans les tas de feuilles tombées cet hiver, ce qu’il s’y passait, s’il y avait des animaux : lesquels ? Nous avons essayé d’imaginer ce qu’ils faisaient dans ces feuilles : ils mangent ? Ils se cachent ?
Puis nous sommes allés regarder dans le compost (remplis des épluchures des fruits et légumes par les personnes qui travaillent aux cuisines) Nous nous sommes posé les mêmes questions : y-t-il des êtres vivants ? Lesquels ? Que font-ils ? Que deviennent les épluchures ?
Nous n’avons pas trouvé toutes les réponses ou trop d’hypothèses un peu farfelues ont été avancées….mais notre enseignante nous aidera prochainement à trouver les solutions dans le chapitre qui explique l’origine de la matière organique et sa transformation !

La classe de 6ème 1 (groupe A)

Un compost à Mongré

Un compost à Mongré

Les éco-délégués recycleurs du collège ont réalisé ensemble le premier compost de Mongré en partenariat avec le self. Il sert à récupérer l’ensemble des déchets verts des cuisines (les épluchures provenant des légumes issus d’un circuit court). Le compostage revient à copier de façon condensée et rapide, un mécanisme tout à fait naturel qui vise à obtenir le meilleur humus qui soit. L’humus obtenu sera utilisé dans le potager et la spirale végétale afin de servir d’engrais naturel pour les plantes. Ce compost sert aussi à limiter les déchets incinérés de l’établissement.
Au printemps, deux nouveaux composts seront construits par les éco-délégués : un au potager et un vers l’oasis nature. Des affiches dessinées par les éco-délégués ont été accrochées afin d’informer le maximum d’élèves sur les gestes éco-responsables.
D’autres actions vont être menées afin de limiter le plus possible les déchets de Mongré : création d’un poulailler, journée zéro déchet…

Annaëlle Porterat, Jehane Trebaol, Matys Negmari , élèves de 5°4

Développement durable au self ?

développement durable au self
Le lundi 1 Février 2016, des éco-délégués recycleurs et quelques adultes dont Brigitte Carpentier et Gabriel Rea, ont aidé les élèves du collège à trier les déchets de leur plateau à la fin du repas ; essentiellement les restes de nourriture et les déchets en plastique.
Ce jour-là près de 700 repas ont été servis au self et triés.
Nous avons récupéré :
– 7 kg de plastique ;
– 27 kg de restes de nourriture ;
– 4 corbeilles de pain (environ une flûte et demie).
Ces chiffres sont presque satisfaisants mais nous devons faire mieux !
D’autres pesées auront lieu d’ici fin juin.
Merci au personnel du Self Collège pour son implication

Matys Negmari (5°4)

Repas zéro déchet à Mongré le Vendredi 16 octobre

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Coralys (société de restauration collective) se lance dans un nouveau projet de lutte contre le gaspillage alimentaire, le projet « Mange, Trie, Aime », en partenariat avec l’ADEME (agence de l’environnement et de la maitrise d’énergie).
Dans le cadre de ce projet anti-gaspillage et à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, Coralys a organisé un Repas zéro déchet le vendredi 16 octobre 2015 au restaurant scolaire de Mongré. Notre établissement est depuis 8 ans labellisé par la Région, « éco-responsable » et a reçu de l’Académie, il y a deux ans, le label E3D (Etablissement en Démarche Développement Durable). Les éco-délégués avaient déjà, en février 2011, organisé une campagne de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire au restaurant scolaire et travaillent souvent sur cette thématique.

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Dans le cadre de cette journée « zéro déchet », ces jeunes ont communiqué auprès de leur classe sur l’importance de cet évènement et certains ont même participé à l’élaboration du menu en choisissant les entrées qu’ils souhaitaient que Coralys propose. Les produits bio, locaux et frais ont été à l’honneur lors de ce repas. Vos enfants pouvaient déguster leur entrée et leur dessert dans un contenant comestible et le menu permettait de limiter les pertes alimentaires (épluchures…) et également les déchets de type emballages.

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Une pesée des déchets a été établie à la fin du repas et nous avons constaté que nous avons jeté 90g par personne. Ce chiffre n’est pas satisfaisant et nous avons conscience que nous allons devoir organiser d’autres campagnes de ce type afin que les mauvaises habitudes se perdent.

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Ce jour-là, fut également inauguré le composteur, installé par les éco-délégués recycleurs, dans le parc de l’école. Les élèves de CP de M-P Mazille y ont symboliquement déposé les premiers déchets.

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Des actions seront menées tout au long de l’année : interventions auprès des élèves, pesées des déchets régulières, formation de Pascal, notre chef de cuisine, aux méthodes de réduction du gaspillage et mise en place d’un poulailler par les éco-délégués et les éducateurs en charge du projet.

Clémence Gaillard, diététicienne et Cécile Lecocq-Hubert, référente EDD

Le gaspillage alimentaire

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 1.4 milliards de personnes en surpoids (dont 500 millions d’obèses) ;
  • 870 millions de mal-nourris  (d’après l’ONU) ;
  • 1.3 milliard de tonnes de  produits alimentaires gaspillés dans le monde.

Le gaspillage alimentaire1

 

De nos jours, les populations ne sont pas toujours très économes en matière de nourriture. Trois quotidiens en octobre dernier  ont traité ce sujet :

Le journal Libération, dans un premier article évoque la désinvolture avec laquelle les Français gaspillent. Bruno Lhoste, directeur général d’Inddigo (société de conseil et d’ingénierie en développement durable) et auteur de La grande (sur-)bouffe ;  pour en finir avec le gaspillage alimentaire y est interviewé. L’article insiste sur le fait que ce problème est large et que les solutions ne se révèlent pas idéales. Il y a beaucoup de questions qui se posent et peu de réponses sont trouvées pour essayer d’enrayer ce gaspillage alimentaire. Le journaliste évoque aussi le côté universel de ce fléau même si les pays du Nord sont les plus touchés. L’article de  La Croix et le second article de Libération présentent  une vision plus écologique avec des chiffres plus encourageants (2/3 des emballages ménagers ont été recyclés en 2011). Ils proposent aussi des solutions pour préparer l’avenir, tirent un bilan plus positif et considèrent la France comme un acteur dynamique du développement durable.

Le gaspillage, à travers des solutions diverses, pourrait-il rimer avec recyclage ? 

Analysons ces trois articles :

Libération, octobre 2012 « Du Nord au Sud, des poubelles trop nourries »

Cet article  est plutôt inquiétant puisqu’il affirme que le gaspillage se calculerait à 260 kg/ habitant/an, soit 150 kilos de nourriture gâchée ou abîmée durant les étapes de production. Pour Bruno L’Hoste, président d’Indiggo: « C’est un problème systémique, complexe, qui n’a malheureusement pas de solution simple, car pas de cause unique » En effet, tout le monde jette : les producteurs, victimes des aléas climatiques, les transporteurs ensuite qui abîment une partie de leur cargaison. Puis les grandes surfaces et les supermarchés qui envoient  1.15 million de tonnes de produits chaque année à l’incinération. Pourtant, environ 30 kilos de ce que l’on jette chaque année pourraient être aisément consommés ou, mieux, non achetés.  Certains  produits « en trop » connaissent d’ailleurs une nouvelle vie, et sont redistribués par la banque alimentaire (plus de 100 000 tonnes en 2011).

Libération, octobre 2012 « Des idées contre les avides d’ordures »

Trois pays font l’objet d’une étude et l’article expose et compare leurs solutions pour réduire les déchets alimentaires. Tout d’abord, au Japon, des organismes divers tels que Agri Gaia System  transforment 70% des 20 millions de tonnes de détritus alimentaires (des supermarchés, restaurateurs ou industries agro-alimentaires) en mélasse pour les élevages de porcs ou poulets et également en fertilisants  et en méthane. En France, les lois du Grenelle, établies en 2007 pour encourager le recyclage, constituent des objectifs optimistes, qui ne pourront visiblement pas être atteints (le but serait pour les matières organiques d’arriver à un taux de recyclage de 45%) mais des mesures sont tout de même prises. Dans les Bouches-du-Rhône, par exemple, un programme de sensibilisation dans les établissements scolaires a été très efficace puisqu’il a entrainé une réduction du gaspillage de 30% entre 2006 et 2011. Enfin, en Grande-Bretagne, le programme Wrap  insiste sur l’importance de la planification des repas, la taille des portions et le stockage de la nourriture. Ce qui a abouti à une réduction de moitié du gaspillage par semaine et par foyer.

La Croix, octobre 2012 « je recycle, tu recycles, il recycle… »

Dans ce journal, les chiffres sont plutôt encourageants : 2/3 des emballages ménagers ont été recyclés en 2011 en France. A l’origine de cette progression, de plus en plus de Français (93%) se sentent concernés par le développement durable et agissent. Néanmoins, le bilan est hétérogène : dans les campagnes, 54 kg de déchets sont recyclés par an et par habitant contre seulement 30 kg en ville.  Cette différence est due au manque de place pour créer des espaces de tri adaptés en milieu urbain. Tandis qu’en milieu rural, les collectivités sont encouragées, et surtout subventionnées par tonne de déchets récupérés par la société Eco-emballage (qui a reversé 519 millions d’euros en 2011). Elle a pu constater que les matières les plus recyclées sont l’acier, le verre, les papiers et cartons dont le taux de recyclage atteint les 60%. En dernière position arrive le plastique avec un taux de 22% mais des investissements nécessaires seront bientôt mis en place (de 500 millions à 1 milliard d’euros).

Le gaspillage alimentaire 2

Flore Dionizo et Mélina Manzini (2de5) et  Nina Drapala (2de4).

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste.

 

 

Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1