Les éoliennes, la seule vraie solution ?

Les éoliennes 1

Nous avons visité le 29 mars, lors de notre sortie dans le massif des Monts de la Madeleine, le parc éolien de st-Nicolas-Des-Biefs ; il contient 7 éoliennes.

La durée de vie du parc est de 20 à 25 ans ! Plutôt pas mal non ?

La production énergétique du parc : 46.8 KW/h par an, soit la consommation de 55000 personnes par an (20.400 foyers).

Les éoliennes permettent d’éviter la consommation de 60.000 tonnes de CO2/an

L’éolien est une énergie renouvelable et propre, inépuisable et abondante. Le parc permet la création d’emplois, de croissance économique régionale et d’innovation technologique, il est source de développement local.

Il permet l’indépendance énergétique nationale et locale.

Le développement des énergies renouvelables s’inscrit dans une démarche de développement durable.

Les éoliennes 2

Cependant, nous pouvons constater que les éoliennes ont un impact négatif sur la biodiversité car

– le fonctionnement des pales augmente la mortalité des chauves-souris, des rapaces et des grands échassiers ;

– l’évitement des parcs éoliens par les oiseaux peut conduire à des échecs de reproduction ou à des décantonnements ;

– l’implantation au sol des éoliennes entraîne aussi la destruction de la biodiversité en raison de l’altération et de la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des espèces protégées.

Les éoliennes 3

Julien Allain et Achille Pluvinage, Seconde 7

Cet article a été écrit dans le cadre du projet « montagne » subventionnée par la Région Auvergne Rhône-Alpes La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité (SVT, C. Larcher) et le tourisme durable (EMC, N. Mergoux), en lien avec l’EDD (C. Lecocq Hubert).

 

La filière du bois

La filière du bois 1

Les forêts de montagne

Au 19e siècle, certains massifs montagneux français ont été replantés de résineux pour réduire le ruissellement, les crues torrentielles, l’instabilité des pentes, les avalanches et pour produire du bois.

Les forêts de montagne présentent une certaine diversité d’essences même si les conifères y sont majoritaires. Leur végétation varie selon l’altitude et l’exposition

On trouve le plus souvent un premier étage de peuplements denses composés de sapins, d’épicéas, de hêtres : c’est «l’étage montagnard ». Des peuplements plus clairs de pins à crochets ou de mélèzes constituent « l’étage subalpin ».

Toutes ces forêts sont aussi variées que les massifs et  les expositions : les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées ont tous une flore, une faune, des reliefs et des ambiances forestières bien caractéristiques. Les forêts de montagne sont aussi productives : 37% des forêts françaises de production se trouvent en montagne.

Une gestion durable du bois

La gestion durable signifie la gérance et l’utilisation des forêts et des terrains boisés, d’une manière et d’une intensité telles, qu’elles maintiennent :

  • leurs diversités biologiques ;
  • leurs productivités ;
  • leurs capacités de régénération ;
  • leurs vitalités ;
  • leurs capacités à remplir les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes actuellement et dans le futur.

La gestion des granulés de bois

La filière du bois 2

Depuis 10 ans, la filière de chauffage aux granulés de bois affiche une progression d’année en année. En 2014, la production de granulés en France a atteint 1,5 million de tonnes. Sur les 10 dernières années, la production annuelle a été de 45%.

Aujourd’hui, 50 producteurs fournissent le marché hexagonal.

Un marché encore restreint  puisque le chauffage aux granulés de bois ne représente qu’une faible part du marché global du chauffage : 9% du marché des appareils indépendants et 1% du marché des chaudières.

Le chauffage central aux granulés connaît aussi un grand essor grâce à  son fonctionnement totalement automatique et à ses excellentes performances de rendement.

Le côté positif des granulés de bois, c’est que contrairement aux sources d’énergies fossiles, ils ne contribuent pas au déstockage du carbone.

La filière du bois 3

Une activité diversifiée et d’avenir

À l’image de la forêt française, les scieurs français proposent une offre très large, dans de multiples essences. Ils sont capables de s’adapter et de produire dans de grandes longueurs ou à des dimensions spécifiques. L’activité est en expansion que ce soit dans la construction, dans le bois de chauffage ou dans l’éco construction.

La maison construction-bois

La filière du bois 4

Utilisé comme matériau de construction, le bois permet de construire facilement des bâtiments à basse consommation. Les exemples qui sortent de terre, depuis longtemps à l’étranger et depuis peu en France, en sont la preuve. Les maisons à ossature-bois représentent plus de 11% des maisons individuelles construites.

Arthur Poulat, Paul Krolak et  Amaury Sarzaud, Seconde 7

Cet article a été écrit à la suite de la sortie dans le massif des Monts de la Madeleine le 29 mars 2016.La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité

(SVT, C. Larcher) et le tourisme durable (EMC, N. Mergoux).

 

Sortie au mont Pilat

Sortie au mont Pilat 1

Le 1er avril 2016, notre classe de 1ES1 a eu l’occasion de se rendre au sein du Parc régional naturel du Pilat. Cette sortie s’est effectuée dans le cadre du Projet Montagne qui vise à faire découvrir aux élèves de Notre-Dame de Mongré les différents aspects de ce milieu en l’étudiant dans diverses disciplines telles que la géographie, l’économie mais aussi la littérature. Cette sortie nous a donc permis de contextualiser les notions appréhendées en cours.

C’est après deux heures de car que nous sommes arrivés à la maison du Parc naturel du Pilat située à Pélussin. Nous avons été accueillis par deux intervenants travaillant en partenariat avec  la maison du Pilat, M. Ludovic Chamard, notre guide tout au long de la journée, et Mme Carole Mabillon.

Notre groupe–classe a été scindé en deux  pour suivre alternativement différents ateliers. Nous, les éco-délégués, avons commencé par un  petit quizz pédagogique proposé par Mme Mabillon. Ce quizz nous a permis de nous remémorer les généralités et les caractéristiques des parcs naturels régionaux (PNR)  pour lesquelles nous avions déjà bénéficié d’une conférence en amont à Mongré mais aussi, celles plus spécifiques du  Pilat. Nous avons donc retenu les informations les plus importantes :

  • On compte 51 PNR en France métropolitaine
  • Les PNR se créent à l’initiative des territoires : c’est la région qui fait une demande à l’Etat pour la labellisation du titre de PNR
  • Les PNR sont des territoires habités et non sanctuarisés qui accueillent des activités économiques.  Leur défi est  justement de concilier nature et activités humaines, sans que la relation se fasse au détriment de l’environnement.
  • C’est le 17 mai 1974 que le Parc naturel régional du Pilat est institué officiellement par un décret interministériel, afin de mettre l’accent nécessaire entre villes et campagne face à l’avancée du front urbain, de contribuer au développement local et de préserver la vie rurale et le patrimoine naturel fragilisés par la proximité des grandes agglomérations de Saint Etienne et surtout de Lyon.
  • La gouvernance du Parc est confiée à un syndicat mixte regroupant les 47 communes du territoire (25 à l’origine), les 16 villes-portes, les départements de la Loire et du Rhône et la Région Rhône-Alpes (Auvergne depuis le 1erjanvier 2016), s’occupe de la gestion du Parc. Un conseil syndical composé de 80 représentants élus vote le budget, définit le programme d’actions, élit le président et le bureau en charge d’appliquer la politique votée.
  • La Charte est le projet de territoire du Parc. C’est un document de travail qui définit les orientations de la politique de gestion du Parc pour dix ans. Elle assure la cohérence et la coordination des actions menées sur son territoire par les diverses collectivités publiques.

A la suite de cette activité, nous avons ensuite  échangé avec M. Chamard. Nous avons d’abord visionné un court-métrage qui nous donnait un aperçu de la diversité des paysages et des ressources dont le Pilat dispose. Ainsi, nous avons vu les contrastes de paysages mais aussi la richesse de la faune et de la flore : la Montagne des Trois Dents, les pierres, les amas rocheux appelés Chirats ou encore la disposition des vignes en strates. Une exposition permanente dans une salle attenante à la salle de projection a complété notre approche de territoire en tant que lieu de vie à travers ses activités ancestrales autour du textile, son savoir-faire artisanal autour du travail du bois et de la sylviculture. Avec environ 1335 exploitations, l’agriculture reste un secteur d’activité important. La diversité des sols et des climats du Pilat explique la grande variété des productions agricoles : élevage laitier (bovins ou caprins), vignes, vergers, maraîchage, cultures de céréales. Pour fournir des produits authentiques, artisanaux, naturels et garantir leur origine, l’agriculture du Pilat se tourne vers des productions de qualité identifiées par des labels : le « condrieu » ou encore le « château-grillet » qui figurent parmi les meilleurs vins blancs du monde sont des A.O.C., la Rigotte de Condrieu, qui a obtenu l’AOC en 2009 et l’AOP en 2013.

Nous avons pu voir aussi que la production majoritaire dans le Pilat est la pomme (80% de la production) : 45 producteurs produisent 20 000 tonnes de pommes dont 60% de Golden. Ces pommes sont rassemblées à la coopérative et ont la possibilité d’obtenir la marque « Parc » (« balcons du Pilat » ou « vergers du Pilat ») qui assure une reconnaissance nationale de ce produit. Poires, cerises et pêches sont également produites sur le territoire du Parc.

Après le déjeuner, nous sommes allés en car dans la commune des Haies située non loin de Pélussin. Nous avons alors pu voir un exemple de projet écologique entrepris par le PNR du Pilat : l’installation d’une centrale villageoise photovoltaïque.

Sortie au mont Pilat 2

Un élu et un participant à ce projet sont intervenus pour nous expliquer en détail le fonctionnement de ces panneaux ainsi que leur financement. Le projet photovoltaïque concerne 8 bâtiments de la commune des Haies, 4 bâtiments publics et 4 bâtiments privés. Au total, ces 8 bâtiments représentent une surface de 523 m2 de toiture, pour une puissance de 76 kWc.

Nous avons donc constaté que le financement était participatif car ce sont les résidents de la commune qui ont pu contribuer au financement grâce aux parts achetées (environ 100 actionnaires). La communauté de communes de la région de Condrieu et la commune des Haies sont garantes d’une partie du prêt (50 000 euros en tout).  Cependant, un point a particulièrement retenu notre attention : l’électricité produite par ces panneaux n’est pas utilisée directement par la commune mais est revendue à EDF qui détient le monopole.

A la suite à ces explications, nous nous sommes rendus à pieds avec M. Chamard qui fait partie d’un observatoire de la biodiversité afin d’aller observer une mare artificielle dédiée aux amphibiens et aménagée par les membres de son association.

Sortie au mont Pilat 3

On nous a alors expliqué que les habitants de la commune pouvaient venir faire des relevés des espèces animales présentes pour connaître l’évolution de l’écosystème du parc du Pilat. M. Chamard nous a  affirmé qu’il est possible de  réaliser un  tel projet  à l’échelle de notre lycée en complément de l’oasis-nature.

 

Cette visite s’est terminée par un remerciement pour les personnes nous ayant guidés tout au long de cette journée enrichissante sur la découverte d’un territoire original, celui d’un PNR. Nous avons pu  comprendre en quoi les Parc naturels régionaux constituent les outils de l’aménagement  durable du territoire rural.

Sarah Tourneur, Julien Grisoni

Cet article a été écrit dans le cadre du projet « montagne », subventionné par la Région et mené en interdisciplinarité (Hist-Géo, M.L.Dumas ; SES, F. Durieux ; Français, C. Rivoire et Documentation, C. Lecocq Hubert)

Promised Land, un film lent et émouvant

Promised Land, un film lent et émouvant

Promised Land est un film dramatique sorti en 2013 en France et réalisé par Gus Von Sant. Ce film aborde le thème de l’écologie à travers une situation conflictuelle au sujet du gaz de schiste. Notre avis sur le film est mitigé. En effet, malgré de bons acteurs et un scénario intéressant, nous avons trouvé certaines scènes un peu longues et donc ennuyeuses ; par exemple, la scène où Steve fait du porte à porte pour convaincre les habitants du village d’adhérer à son projet. Durant cette scène, peu de paroles sont échangées, laissant place aux paysages de campagne. En revanche, nous avons particulièrement apprécié la scène où un professeur, Franck, s’élève contre le projet du groupe énergétique. Nous avons été touchés qu’il défende cette cause et qu’il ait à cœur la préservation de son village et la santé de ses habitants. Pour finir, nous vous incitons quand même à aller voir ce film engagé qui questionne et passionne le spectateur quant aux risques des ressources de la Terre. La question de l’utilisation du gaz de schiste n’est d’ailleurs, à ce jour, pas encore résolue.

 

Ludivine Cliozier, Aurore Bouillot et Meryem Karaka

Cet article a été écrit dans le cadre des A.P de seconde au CDI (C.Lecocq-Hubert)

Promised Land (2013)

Promised Land (2012)

Synopsis : Promised Land est un drame américain de Gus Van Sant. Steve Butler (Matt Damon), représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason (Frances McDormand) dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Tout  va pourtant se compliquer lorsque Franck Yates (Hal Holbrook), un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste du nom de Dustin Noble (John Krasinski).

Notre avis sur ce film est assez nuancé car il comporte des éléments très intéressants mais également, à nos yeux, un certain nombre de défauts. Tout d’abord nous avons particulièrement apprécié le jeu des acteurs, notamment celui de Matt Damon, très expressif et il y a une vraie complicité entre Steve Butler et Sue Thomason. Matt Damon nous transporte par son aisance, au cœur d’un personnage empathique qui évolue au cours de l’histoire. Les paysages américains que nous découvrons sont spectaculaires. De plus, le film est très réaliste, notamment lorsque nous voyons Steve parcourir de grandes étendues pour aller à la rencontre de paysans pauvres et dépités auxquels il promet une vie meilleure (d’où le titre du film « Terre Promise » en français).

Cependant le film est très silencieux (hormis quelques musiques dramatiques). Pour notre part, nous avons trouvé que le manque de dialogues rend le scénario plutôt monotone et un spectateur, habitué à des films plus dynamiques, pourrait facilement s’ennuyer. Par exemple, lors de la scène entre la collègue de Steve et un caissier, le dialogue est long et n’apporte pas grand-chose au film. De plus l’intention du réalisateur est de traiter la question du gaz de schiste ; ce film intéressera donc surtout les spectateurs sensibilisés au thème actuel du développement durable.

Pour finir, le réalisateur réussit à nous sensibiliser, en nous présentant deux opinions différentes : celle de Steve au début, favorable au gaz de schiste, et celle de ses opposants comme le groupe écologique Athéna. C’est ici, selon nous, une des grandes qualités du film.

Promised land, un film dénonciateur et engagé

Ce film, réalisé par Gus Van San, traite un sujet actuel : l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis.

Par la qualité du scénario (un dénouement inattendu), comme par le choix des acteurs, notamment Matt Damon, Promised land est un film  accrocheur. En effet, grâce au jeu de Matt Damon, le spectateur se sent plus proche du personnage de Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique : GLOBAL.

Promised land, un film dénonciateur

Malgré le rythme assez lent, nous suivons de jour en jour la vie de Steve et de sa co-équipière de jour en jour, ce qui pourrait lasser le spectateur, mais la musique trépidante permet de nous garder en haleine et de donner son caractère à ce film. Steve essaye de convaincre les habitants d’une petite bourgade nord-américaine de vendre leur terre à la société GLOBAL pour y exploiter le gaz de schiste mais il va rencontrer une résistance farouche.

Dans ce film, nous pouvons constater les qualités et les défauts du gaz de schiste et par conséquent de la fracturation hydraulique. Il donne lieu à des débats et soulève des questions intéressantes.

Edgar Sanson, Paul Langin, Mathis Chapuis

Cet article a été écrit dans le cadre des A.P de seconde au CDI (C.Lecocq-Hubert)

Perpignan, la ville à énergie positive

Perpignan, la ville à énergie positive

Perpignan (et son agglomération « Perpignan-méditerranéen ») est une des villes  à énergie positive.  Son objectif est de mettre en place un système d’éoliennes, de panneaux photovoltaïques, un  programme d’économie d’énergie ainsi qu’un réseau d’incinérateurs produisant de la chaleur. Ce système permet à la ville de produire la consommation de 26 communes, pour 225000 habitants, soit 436000 mégawatts/an.

41 éoliennes produisent 294000 mégawatts, ce qui correspond à 67% des besoins d’électricité de l’agglomération de Perpignan.

Les panneaux photovoltaïques seront disposés sur les toitures des bâtiments publics et privés. Ils devraient couvrir 11000 m2 et produisent 48000 mwh/an. A terme, ce sera la plus grande centrale de toiture photovoltaïque du monde.

La chaleur de l’incinérateur permet d’alimenter en énergie un parc de 30 hectares soit 39000 MWH/an.

En France, le secteur du bâtiment représente 43% de la consommation d’énergie. Un programme d’économies d’énergie est mis en place pour éviter la perte.

Les bâtiments à énergie positive produisent leurs propres énergies grâce à un système de panneaux photovoltaïques, de récupération d’énergie, et d’alimentation à l’incinérateur.

 

Léane FINAS, Jade PRESSIAT, Ivo DAGAND, Sid-Ali CHERFIOUI, seconde 3

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD

(A. L. Clément et E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.