Les pistes vierges des montagnes lointaines

 

Les yeux encore emplis d’étonnants paysages

Le sourire jaillit comme une source claire.

Le temps se consumant ne peut lui faire ombrage

Et sortant de la nuit, ma mémoire s’éclaire.

 

De tous ces voyages entrepris maintes fois

Sur les pistes vierges des montagnes lointaines,

Par ces panoramas admirés par certaines,

L’appel de la nature est bien ancré en moi.

 

Les contrées traversées par mes foulées voraces,

Ravissaient mon regard aimant les grands espaces.

Sur le toit d’un sommet aux neiges éternelles,

Je contemplais souvent les étoiles du ciel.

 

La nostalgie me prend lorsque ces souvenirs

Reviennent tout à coup sous l’averse d’orage

Et que mon baluchon me pousse à repartir

Admirer la beauté de ces terres sauvages.

 

Mais déjà dans le ciel, le soleil se meurt

La montagne s’endort, et je vais souffrir,

Malgré le froid qui tombe, je ne peux que sourire,

Ces paysages fabuleux sont ancrés dans mes mœurs.

                                                                                              Pauline Gerardin, Première ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

 

Sur la montagne

Là-haut ! Sur la montagne je suis seul…

Devant cette fascinante et envoûtante montagne.

Cette remarquable montagne me fascine

Et me tourmente et, de plus, elle est rassurante.

 

Tellement elle est attachante et captivante

Souvent je vais seul sur la montagne quand je suis triste.

Mais elle sait me réconforter notamment par

Sa grandeur ! Puisqu’elle est magistrale.

 

Mais elle est monumentale et c’est ce qui lui donne

Un côté amical tout en restant majestueuse.

Parfois, quand je suis seul… sur le sommet

J’admire cette impressionnante montagne.

 

J’ai l’impression qu’elle est souriante

Avec les rayons du soleil qui l’illuminent.

Sur la montagne ! J’observe une forêt

Tous ces arbres font que la montagne est fière.

 

Quand je suis sur la montagne ! Je laisse

Aller toutes mes émotions qui me viennent.

Avec cette affectueuse montagne je partage tout.

Parfois je lui parle et je sens qu’elle est avenante.

 

Axel DEMON  1°ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

Lire pour demain

affiche lire pour demain

Notre classe de Seconde 1 a été sélectionnée pour participer à une nouvelle édition  d’un événement à la fois littéraire et écoresponsable Lire pour demain  organisé par la Maison Rhodanienne et de l’Environnement et la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère avec le soutien de la  Région Rhône-Alpes. Ces deux associations regroupent de nombreuses structures de protection de l’environnement du cadre de vie et du développement durable. Elles s’impliquent activement dans le développement d’une culture environnementale et éco citoyenne au travers, entre autres, de manifestations autour de l’écrit,  dont « Lire pour Demain, les livres environnement des lycéens de Rhône Alpes ».

Voici les ouvrages sélectionnés pour 2015-2016 :

Eutopia de Jean-Marie DEFOSSEZ (Seuil, 2014)

Un monde sauvage de Xavier-Laurent PETIT (L’Ecole des Loisirs, 2015)

Chroniques du vivant : les aventures de la biodiversité de François LETOURNEAUX, Nathalie FONTREL (Buchet-Chastel, 2014)

Nous aurions dû rester des singes de Gaël DERIVE (Indigène, 2015)

Gaz de schiste : le vrai du faux de Olivier BLOND, Fondation GOODPLANET (Delachaux et Niestlé, 2014)

Un océan d’amour de Wilfrid LUPANO, Grégory PANACCIONNE (Delcourt, 2014)

Les élèves ont donc lu les six ouvrages et  travaillé en groupes :

  • Ecriture de critique littéraires de tous les ouvrages
  • Préparation d’un débat autour du gaz de schiste
  • Réécriture d’une planche de la BD « Un Océan d’amour » en y insérant des bulles,
  • « La biodiversité pour les nuls » : 10 conseils pour respecter la biodiversité,
  • Réalisation de bandes annonces présentant les deux romans de la liste
  • Panneaux présentant l’écrivain Gaël Derive et ses actions.

Chaque groupe a ensuite présenté son travail au reste de la classe.

Félicitations à Xavier-Laurent Petit qui est le gagnant de cette édition.

Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français (E. Néau).

La montagne

Par une douce journée d’été, je me trouvais sur elle… Elle… Elle est immense et imposante avec son étage de magistrales forêts de sapins. Parfois, je me surprends à la contempler, elle me pétrifie quand elle est en colère. Je la ressens toujours différemment. Quand je suis triste, son parfum solennel traverse mes narines, je sens son vent intimidant s’immiscer à travers les mèches de mes cheveux. Elle me sourit, tout près de moi comme une amie. Elle me guérit. Son atmosphère bienveillante calme les ardeurs et les pensées ténébreuses. Ses humbles monts, je pourrais les regarder sans m’en lasser. Son lac ensorcelant fait ressortir mes attraits les plus touchants. Au fil des mois, elle ne cesse de m’émerveiller par ses paysages enneigés. Les reflets du soleil font étinceler cette neige et en font ressortir ses plus beaux côtés. Bien qu’à l’automne je la trouve monotone, elle m’est amicale… la montagne !

Clara Allot

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

 

Clara Allot

Etre divin

Etre divin

Dominant les vallées où les chemins s’emmêlent,

Ses séduisantes ondulations nous interpellent,

Dégageant tout le vert des alpages à son pied,

Et le somptueux blanc neigeux à son sommet.

Les sapins saupoudrés d’une blancheur sucrée,

Laissent fléchir leurs branches vertes aiguillées,

Jusqu’aux puissants rayons qui les fassent égoutter.

Sublimant la vallée de son être, tout entier.

Un épais parvis blanc, épouse chacun des flancs

Que fait Déméter à la force du temps,

Et contemple des blés la vie depuis son toit.

En ces lieux sacrés, Cronos ne met pas les pieds.

Eole, lui, jamais n’en sera retiré,

Façonnant la montagne une nouvelle fois.

Pauline Jacquet 1ère ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

Haïkus

Haïkus réalisés par les élèves d’ULIS-collège sur les quatre éléments de la nature

 

Le volcan qui crache

Des flammes et  de la fumée

Une chaleur terrible

Manuela

Des nuages blancs

Se dispersent dans le ciel

La pluie apparaît

Badis

Dans le ciel obscur

La pluie touche des nuages

La terre se meurt

Martin

La terre s’embellit

Parmi le silence blanc

Mon souffle  se gèle

Élodie

Des flammes crépitent

A travers toute l’école

Toutes orange et rouge

Cécilia

Je touche des arbres

Qui soufflent et qui caressent

Et qui sont très doux

Enzo

 

Rayons de soleil

Apparaissent dans le ciel

Voisins des oiseaux

Eve

Pollution d’un jour

Pas forcément de toujours

Améliorons l’air

Hugo

Il y a une rivière

Où nage une grenouille

Elle est bien dans l’eau

Justine

Un serpent  qui sort

Qui se lève et se prépare

Notre  sang  se  glace

Laurence

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Ce travail a été réalisé en interdisciplinarité au CDI avec Stéphanie Liotard (responsable ULIS collège), Anne-Laure Clément et Elisabeth Novales (professeures-documentalistes) et Gabriel Réa (jeune en service civique).

 

Conférence de l’auteur Pierre Péju

Conférence de l’auteur Pierre Péju 1

La classe de première ES1 a pu rencontrer Pierre Péju, auteur de plus de vingt livres dont La Petite Chartreuse (2003) pour lequel il a obtenu le prix du livre Inter et le prix Rosine-Perrier, Le rire de l’ogre (2005, prix du roman Inter), L’état du Ciel (2013) et Pourquoi moi je suis moi (2014).

Le 22 avril, cette conférence/rencontre s’inscrivait dans le projet d’Éducation au Développement Durable, subventionné par la Région, et consacré cette année à la montagne.

Pierre Péju a été professeur de philosophie notamment à la Sorbonne à Paris et dans l’établissement international Stendhal à Grenoble. Cependant, il a préféré se consacrer à l’écriture d’ouvrages. Il nous a d’ailleurs confié que ces deux activités étaient incompatibles par manque de temps.

Son envie d’écrire s’explique par son désir de faire réfléchir les hommes sur des thématiques diverses et variées : le devenir d’une personne, le destin, le bonheur, l’enfance ou encore, les obstacles que l’on peut rencontrer dans la vie. Ainsi, il nous dit « les histoires que je raconte ou que j’imagine sont porteuses de questions ». Pierre Péju, au travers de celles-ci, nous apparaît alors comme un écrivain qui se situe entre le romanesque et la philosophie. Pour permettre au lecteur une projection ou une identification avec «les protagonistes de ses histoires », Pierre Péju fait un travail d’approfondissement sur la psychologie de ses personnages et la cohérence de son récit pour le rendre plausible et proche de la réalité.

De plus, Pierre Péju laisse une place à part entière à la nature et, plus particulièrement à la montagne. Cette nécessité de citer la montagne dans ses récits provient d’une passion qui naît lorsqu’il s’installe aux abords de la Chartreuse, non loin de la ville de Grenoble. La montagne a provoqué en lui une réelle inspiration au travers de  multiples escapades dans ce lieu qu’il décrit comme  «beau» et avec un «sentiment profond du temps». En effet, pour lui,  la montagne change d’aspect à chaque heure et chaque saison.

Dans ses romans, il ne cherche pas simplement à faire apparaître la montagne comme un décor de fond, mais bel et bien comme une personnalité propre. Ainsi, pour cet auteur, la montagne a un rôle réel de par son aspect physique rocheux mais aussi  un rôle symbolique de par la spiritualité qu’elle dégage. Selon P. Péju, les hommes entretiennent un rapport spécifique avec la montagne car c’est un lieu de solitude qui ramène l’Homme à sa petitesse.

Conférence de l’auteur Pierre Péju2

A la suite de cette explication sur le rapport qu’entretient Pierre Péju avec la montagne, nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui et donc  de lui poser plusieurs questions :

– «le livre La Petite Chartreuse est-il inspiré de faits réels ?»

La réponse de Pierre Péju est non. Sa création faisait partie d’un cahier des charges qu’il s’était imposé à lui-même. Il fallait qu’il y ait un enfant, un homme et une femme, ne faisant pas partie d’un schéma familial. Ainsi, c’est son intuitivité qui a servi à créer l’histoire qui se termine tragiquement.  En anecdote par exemple, l’adaptation au cinéma de La Petite Chartreuse n’a pas respecté le dénouement de l’histoire car les distributeurs ne souhaitaient pas une fin aussi tragique.

– « Est-ce vous qui créez la quatrième de couverture ? »

Non. Ce n’est pas Pierre Péju qui a fait la quatrième de couverture pour la collection de poche.

« Être écrivain, est-ce une vocation ou un apprentissage ? »

Pour lui, être écrivain correspond à une vocation mais aussi, par un investissement et donc un apprentissage très intense. Lorsque l’on est écrivain selon Péju, on pense tout le temps à écrire par passion.

« Attachez-vous une certaine importance à évoquer des faits d’actualité dans vos livres ? »

Oui. Pour lui, l’actualité permet de rendre compte des choses et donne une réalité au livre. De plus, cela intervient pour donner une sensibilité aux personnages et les rendre plus crédibles. Cela permet également aux personnages d’évoluer en fonctions des évènements qu’ils subissent.

« Pourquoi avez-vous choisi d’écrire des romans alors que la philosophie était votre domaine de prédilection ? »

Pierre Péju a une attirance pour l’art de l’écriture et une aisance dans le genre romanesque. Cependant, il a le souci de débattre et de poser des questions. Pour lui, la philosophie passe par le fait de réfléchir tout en racontant.

« Dans La Petite Chartreuse, un passage a retenu notre attention vis-à-vis de l’ange qui arrive sur terre en profitant de la mort d’une personne. Cela crée un paradoxe puisque les anges ont pour but de faire le Bien, cet ange ne devrait donc pas avoir d’effets néfastes sur la vie d’une personne. Qu’en pensez-vous ? »

Pierre Péju trouve cette question extrêmement intéressante. Il ne pensait pas du tout à cette façon d’interpréter ce passage. Cette question prenait donc part dans la logique d’une interprétation personnelle. Chaque lecteur peut donc déduire de l’histoire des interprétations auxquelles l’auteur n’avait pas forcément pensé.

– « La Chartreuse est-il un lieu de prédilection pour vous ? »

De nombreux paysages ont retenu son attention dans ces randonnées dans la Chartreuse. Cependant, une de ses visites lui a particulièrement plu : le Prieur de Salaise. Il a trouvé ce lieu absolument intéressant puisqu’il a pu vivre en inclusion dans une cellule de monastère. Il a aussi été charmé par les chants qu’il entendait. Cette ambiance lui a permis d’écrire et avoir beaucoup d’inspiration par la connivence avec la montagne.

A la suite de cette interview, nous avons eu droit à une séance de dédicaces.

Conférence de l’auteur Pierre Péju3

Conférence de l’auteur Pierre Péju4

Cette conférence nous a donc permis de mieux appréhender la montagne à travers l’écriture et la vision d’un écrivain, mais également de mettre en relation une étude faite en classe avec une approche plus concrète.

Sarah Tourneur, Julien Grisoni

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.