En route pour le covoiturage !

Les éco-délégués du lycée travaillent depuis de nombreuses années à la mise en place du covoiturage à Mongré.

Avec l’aide de l’association l’HESPUL, de la mairie de Villefranche et surtout de l’AGGLO VILLEFRANCHE BEAUJOLAIS (la Communauté d’agglomération de Villefranche Beaujolais Saône), ils ont bien progressé sur ce projet. En février, ils ont réalisé un questionnaire qu’ils ont distribué aux parents des élèves du primaire et lors de la demi-journée « portes-ouvertes » du 15 février 2014.

Après l’analyse de ces documents, nous pouvons constater que les parents souhaitent majoritairement participer à cette action éco-citoyenne et nous nous en réjouissons !
Ils pourront, dès la rentrée de septembre 2014, s’inscrire sur la plateforme de covoiturage de de l’AGGLO VILLEFRANCHE BEAUJOLAIS au sein d’une liste réservée à la communauté de Mongré.
http://www.covoiturage-rhone.fr/vers/agglovillefranche

A la suite des élections municipales et de restrictions budgétaires du Département, ce service n’a pas pu être opérationnel, comme prévu, en septembre. Nous le regrettons d’autant plus que nous travaillons avec les éco-délégués sur ce projet depuis de longues années. Dans l’espoir de trouver une solution, nous avons sollicité une rencontre avec l’agglomération, la mairie de Villefranche et le conseil général du Rhône. Nous espérons que cette réunion, prévue début novembre, portera ses fruits !

 

Enquete covoiturage 1

Enquete covoiturage 2Enquete de covoiturage3

 

Les villes vertes, une solution pour la planète ?

La terre est menacée par l’activité de l’Homme. La construction d’éco-villes permettrait de lutter contre les gaz à effet de serre, la pollution et le réchauffement climatique provenant de nos modes de vie urbains, très toxiques et néfastes pour l’environnement.

les villes vertes

Constats

En France, 11 millions de tonnes de polluants sont émis chaque année dans l’atmosphère.
« Le trafic automobile est bien sûr un problème majeur », explique Jacques Comby, directeur du Laboratoire de climatologie, risques, environnement (LCRE) au laboratoire
« Environnement, ville et société » (EVS) de Lyon. Le trafic routier produit en effet 48 % des émissions d’oxydes d’azote, et chaque année, un automobiliste français émet 2,5 fois le poids de sa voiture en CO2.
Mais « les activités industrielles, les installations de traitement des déchets et les activités domestiques, notamment le chauffage, sont aussi responsables de la pollution ».

Une solution : la ville durable.

Selon Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, « Pour penser la ville écologique, il faut innover, accepter des changements de pratique importants. Il nous faut nous ouvrir à toutes les surprises »
Depuis les années 80, des efforts en matière de développement durable ont été faits. Une des premières villes durables se trouve au sud-ouest de l’Allemagne à Fribourg-en-Brisgau : « le paradis vert ». En 2002, Fribourg est la première et l’unique ville d’Allemagne à élire un maire écologiste, Dieter Salomon. Et il a tenu ses promesses en créant un univers unique en son genre.
Après Stockholm, Hambourg et Vitoria-Gasteiz, et avant Copenhague en 2014, et Bristol en 2015, Nantes a été la capitale verte de l’Union européenne pour 2013. Cette distinction est venue reconnaître et récompenser le travail et les efforts menés par Nantes depuis plus de vingt ans en faveur de l’environnement et du développement raisonné de la métropole.

Des aménagements nécessaires

Pour créer des villes durables, il faut par exemple favoriser les transports doux comme le vélo, la marche à pied, la trottinette et les rollers ; cela a déjà été mis en place à Lyon, Lille, Bordeaux ou encore Nantes par exemple.
Ensuite, il serait nécessaire d’interdire les voitures polluantes dans les grandes villes (projet de Strasbourg 2030) en installant des parkings aux abords de celles-ci, ce qui favoriserait l’utilisation de transports en commun ou des voitures électriques.
Puis, pour économiser les ressources naturelles, nous devrions installer des panneaux solaires sur les toits des immeubles mais aussi construire des bâtiments durables.
Pour beaucoup d’élus pourtant, cette « métamorphose » demeure très coûteuse car les capacités techniques et financières de nos villes actuelles ne sont pas toujours adaptées au modèle de ville durable.
Construire des villes durables consiste à garder ce qui est existant et à l’améliorer.
Selon Patrick Viveret, philosophe et économiste, « chaque fois qu’on se pose la question de la ville durable, il faut commencer par déterminer en négatif ce qui est insoutenable, inéquitable, irresponsable dans les villes.
D’autre part, si les villes durables existent dans les pays développés, on peut aussi les imaginer dans les pays émergents car elles ne sont pas réservées aux seuls pays les plus riches, mais à condition de s’adapter aussi à leur culture et de ne pas imposer des pistes cyclables à n’en plus finir dans des pays où il fait plus de 40° degrés à l’ombre par exemple.
Et Thierry Frémaux de conclure : « La ville écologique n’est pas une utopie, c’est un combat ».

Yolain Lefevre et Marion Bessonnard, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Le charbon, une énergie durable ?

Le charbon, une énergie

La sortie du nucléaire, décidée par l’Allemagne en 2011 après la catastrophe de Fukushima, a encouragé la consommation de charbon et de lignite, une énergie bon marché dont l’Allemagne dispose d’importantes réserves sur son territoire. On peut aussi ajouter le prix relativement bas des émissions de CO2 comme facteur du renouveau soudain de l’énergie pourtant la plus polluante jusqu’à ce jour.

Une réponse aux questions économiques

Dans un pays en pleine transition énergétique, le charbon semble être LA solution. Bon marché, le charbon et la lignite pourraient pallier les besoins énergétiques de l’Allemagne dans l’attente d’une énergie plus verte.
De plus, ce faible coût attire plus d’investisseurs (des sociétés de production d’électricité comme RVE par exemple) que les énergies vertes qui, malgré les subventions, restent économiquement moins profitables.
En outre, le sous-sol de l’Allemagne est la seconde réserve de charbon du monde après la Russie : le gouvernement d’Angela Merkel mise donc provisoirement sur cette ressource pour assurer la transition énergétique du pays.
Mais malgré tous les efforts du gouvernement allemand, les énergies vertes (éolienne, solaire et biomasse) obtiennent une part de la production énergétique inférieure à celle du charbon et de la lignite : 23 % contre 26 % en 2013.

Le charbon : une énergie durable ?

L’utilisation de cette énergie extraite à ciel ouvert a cependant des conséquences énormes, tant naturelles que culturelles, sur l’environnement. Ainsi, l’énergie a été jugée en avril 2013 trop peu efficace par l’institut allemand pour la recherche économique (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, DIW) par rapport aux dégâts qu’elle provoque : les centrales à charbon ont un impact direct sur le réchauffement climatique par l’accroissement continu du taux de CO2.
En effet, la combustion du lignite dégage du dioxyde de carbone et des particules fines, du dioxyde de soufre ou de l’oxyde d’azote.
D’ autre part, des dizaines de villages qui ont eu le malheur d’être construits sur un sous-sol riche en lignite ou en charbon vont être rasés pour faciliter l’exploitation de la ressource. C’est donc tout un patrimoine culturel qui va être détruit pour assurer la bonne santé du marché de l’énergie en Allemagne.

Des solutions peu approuvées

Pour minimiser la dégradation de l’environnement, il faudrait recourir à la capture et au stockage du CO2 émis par les nouvelles centrales à charbon. L’Allemagne n’a pas fait ce choix-là et l’utilisation de cette technique n’est envisagée pour aucune de ses centrales thermiques à charbon. Seule Vattenfall, une société de production d’énergie, s’est engagée dans la construction d’une petite centrale de démonstration de 30 MW en Brandenburg, centrale nommée « Swarze Pumpe ».

Malgré les risques environnementaux et culturels, l’État et les grandes compagnies d’électricité allemandes ne semblent pas prêts à réagir et continuent de miser sur cette énergie, ce qui devrait entraîner une forte augmentation du taux de rejet en CO2 du pays durant la prochaine décennie.

Côme De GARIDEL,  Florian GIROUD et Mickaël CARTET, seconde 2.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

 

Les voitures électriques, des voitures branchées !

L’objectif de l’Union Européenne de réduire les émissions de CO² d’ici à 2050, implique une décarbonisation à 95% des transports routiers.

En septembre 2009, l’Union Européenne et le G8 se sont mis d’accord pour réduire de 80% les émissions de CO² d’ici à 2050 afin d’en stabiliser le niveau dans l’atmosphère et pour s’assurer que le réchauffement climatique reste en dessous du seuil de sécurité de 2°C. Il faut ainsi réduire de 95% les émissions de carbone pour les transports automobiles d’ici 2050. L’utilisation des bio-carburants et l’introduction des motorisations électriques sont des solutions pour que cette décarbonisation se déroule dans de bonnes conditions.

Compte tenu de l’augmentation prévue du nombre de voitures particulières qui devrait atteindre 273 millions en Europe et 2,5 milliards dans le monde, la « décarbonisation » totale prendrait uniquement en compte des améliorations du moteur à combustion interne classique, lorsque l’utilisation de carburants alternatifs se révèle impossible. Des études comparatives des performances et des coûts entre des véhicules à motorisation alternative (Véhicules électriques à hydrogène, véhicules électriques à batterie et véhicules hybrides rechargeables) d’une part, et des véhicules classiques avec un moteur à combustion interne d’autre part, ont permis de tirer un certain nombre de conclusions.
Les effets positifs de la motorisation électrique sur la santé publique.
Les avantages des véhicules électriques vont au-delà de la décarbonisation des transports et de la sécurité énergétique pour tenter de réduire le pourcentage de pollution de l’air dans les grandes villes déjà fortement polluées. Les moteurs à combustion interne émettent non seulement du CO² mais aussi des polluants plus locaux (carbone, hydrocarbure…), tout comme les véhicules « diesel » qui émettent aussi des « suies ». Cela dégrade fortement la qualité de l’air dans les grandes métropoles et les empêche de respecter les objectifs environnementaux. Il a été prouvé que les véhicules électriques, quant à eux, ne produisent aucune émission du réservoir et ne représentent aucun danger, ni pour la planète, ni pour l’Homme.
D’autre part, le coût pour utiliser les voitures électriques serait bien moins élevé que pour les voitures à essence, si l’on compare le prix des deux sources d’énergie principales que sont l’électricité et le pétrole.
Et si les voitures électriques devenaient nos voitures de demain ?

Voiture électrique

CALLIER Marie et FONTAINE Valentine.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Ça va chauffer !

A Paris, un tiers de l’énergie consommée part en fumée. Pourquoi ne pas utiliser cette chaleur pour nous réchauffer ?

Chauffer des habitations et bureaux à l’aide de mini-centres de calculs, c’est ce que la start-up parisienne Qarnot Computing a imaginé, l’idée finale étant de chauffer gratuitement un milliers d’immeubles avec leurs ordinateurs-radiateurs.

Retour en arrière

Tout commence en 1946, lorsque le premier centre de calcul mondial, généralement construit par des grandes entreprises ou des organismes publics, est inauguré aux États-Unis. Ce dernier possédait une surface de 160m². Les centres de données sont ensuite apparus en 1998, de plein feu, avec le boom des télécoms et d’Internet.

De 10 à 20 terrains de football, soit 70 mégawatts

Aujourd’hui, les data center et centres de données fonctionnent de la même manière qu’il y a 60 ans : des milliers de serveurs alignés dans une grande salle.
Le seul changement qui a été effectué est la taille, car, de nos jours, ces centres possèdent une taille allant de 10 à 20 terrains de football. De plus, l’énergie moyenne de ces derniers ne fait qu’augmenter, actuellement, elle s’élève à 70 mégawatts. En comparaison, Villefranche Sur Saône consomme un peu moins de 40 mégawatts.
Chaque année, les centres de calculs et de données, consomment 1,1 % à 1,5 % de l’énergie mondiale.

Une révolution !

Paul Benoit a travaillé durant six ans au sein du service R&D d’une grande banque où il était chargé du développement des machines de calculs, il a ensuite travaillé chez X-Télécom en tant qu’ingénieur.
C’est en 2009 qu’il dépose le brevet de son invention, le « radiateur de calculs ».

Ça va chauffer
Que va-t-il se passer en été ? Est-ce que les machines vont continuer à chauffer ? Dans ce cas-là, nous aurons des tendances caniculaires, où bien vont-elles flâner, au bord de la piscine ? A suivre…

Hugo Martinez et Arnaud Tournaire, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Les soupirs du monde

Les soupirs du monde
Alors qu’Octus buvait une gorgée de café, les premiers résultats apparurent. S’ils étaient convaincants, il obtiendrait sûrement le prix Nobel ! Tandis que l’écran affichait des lignes de code, le jeune scientifique imagina les immenses progrès que l’être humain ferait en téléphonie. Finis les décalages entre le son et l’image. Finis les décalages entre le présentateur-télé et le journaliste. Finis les décalages entre les utilisateurs de Skype… L’onde qu’il avait découverte ouvrait de nouvelles possibilités presque infinies ! Elle ne traversait pas seulement la matière, elle traversait aussi les barrières physiques qui séparaient notre dimension à une autre, hors du temps.
Il lança le traitement informatique. Après un chargement qui lui sembla durer une éternité, un grésillement résonna dans la salle d’expérience. Il monta le son. Personne ne pouvait l’entendre de toute façon, il était en plein milieu d’une plaine perdue du Pôle Nord. Après maints calculs, tests et expériences, il s’était révélé que c’était l’endroit où l’onde s’était le plus manifestée.
Octus lança la restauration du fichier-audio. Ces interférences étaient bon signe. Il captait quelque chose. Il attendit quelques minutes puis lança la lecture du fichier :
« Tout se passe exactement comme je me l’étais dit, enfin… je crois que c’était moi, l’homme de la radio ! AHHRG ! JE DEVIENS FOU !!! Le monde dehors ne vaut plus rien. Depuis l’Effondrement, tout est allé si vite ! Les catastrophes naturelles, les catastrophes artificielles provoquées par les guerres, les attentats… je ne sais plus qui je suis…ni ce que je suis… NOTRE FIN EST PROCHE ! L’humain s’est détruit ! L’HUMAIN S’EST TU ! CETTE BANDE DE LARVES QUI PARESSAIT DANS LE CANAPE PENDANT QUE LA PLANETE DEVENAIT PUTRIDE. J’en ai marre ! JE CRAQUE ! » Octus entendit des sanglots étouffés. Après quelques minutes, une voix enrouée finit par se faire entendre : « Tu peux encore tout changer…toi…moi je n’ai pas prêté attention aux quatre autres messages… je n’avais vu que l’aspect scientifique de la chose… mais toi… il te reste encore quelques jours… notre monde a parlé…et… nous ne l’avons pas écouté»
Le scientifique ouvrait et refermait la bouche, abasourdi. Etait-ce possible ? Un message du futur. Cela lui rappelait les livres de science-fiction qu’il lisait étant adolescent. Non, en fait, ce qui le stressait le plus était le fait que le message semblait lui être adressé…
Mais la science avant tout ! Il diminua la puissance de l’impulsion et relança un appel. Après trois interminables minutes, il capta quelque chose. Il refit les manipulations nécessaires et démarra la lecture du fichier :
« Il est vingt-trois heures, j’ai faim, j’ai froid. Je n’ai pas réussi à réparer le chauffage. Les groupes électrogènes sont morts. Je ne peux plus sortir pour chasser le peu de phoques ou d’ours qu’il reste. A cause des 1,5C° pris en sept ans, de la surconsommation et des marais noirs, la banquise est devenue une soupe immonde de déchets et de pétrole. Ce qui a rendu mon terrain de chasse impraticable et mes proies très agressives. En plus, la fonte des pôles a provoqué de grandes inondations et des tsunamis démesurés un peu partout dans le monde. Miami, New York et toutes les îles tropicales de l’Indonésie ne sont plus que de vieux souvenirs. Et en parlant de tropiques : l’extension imprévue de la zone tropicale a provoqué de nombreuses épidémies incontrôlées. Les fidèles extrémistes du « Grand Renouveau », eux, continuent leurs attentats. Bien qu’ils semblent s’être calmés, ils affirment que la fin de la « Purge humaine » approche. Ils n’ont pas tort. D’après mes estimations, encore cinq ans et on ne verra plus un humain vivant à la surface de la terre. NOTRE MONDE HURLE, POURQUOI PERSONNE NE L’ÉCOUTE ??? »
C’était la même voix que dans le premier message. Il en était sûr. Mais…quelque chose d’étrange imprégnait cette voix…quelque chose qui lui était… familier… trop familier. Une idée germa dans son esprit. Était-ce possible ? Après tout, il s’agissait du temps. Peut-être que cette dimension censée être hors du temps était La dimension du temps…
Il devait en avoir le cœur net. Il effectua le même protocole et lança la lecture :
« Le ravitaillement s’est arrêté il y a quatre semaines. Des semaines ou des années, quelle importance ? Je me suis préparé à ça. Je me suis rationné et j’ai construit du matériel de chasse. Je peux encore survivre quelque temps. Les théoriciens du « Grand Renouveau » on enfin était arrêtés. Mais cela n’empêchera pas les plus fidèles au mouvement de continuer leur croisade, leur foutue « Purge humaine ». Et puis les guerres de l’eau et du pétrole sont bien plus efficaces. On se balance des bombes nucléaires sans penser une seconde que ça pervertit les ressources qui sont source des conflits. D’après la radio, les catastrophes naturelles s’enchaînent : des tremblements de terre provoqués par tous les forages effectués pour récupérer des énergies fossiles, toujours plus profondément ; des tsunamis et ras de marées provoqués par la fonte des glaces et ainsi de suite. Non, le pire, ce sont les catastrophes artificielles, les fléaux : au lieu de se pencher sur des méthodes de préservation de la nature et de l’humanité, les scientifiques et les chimistes ont fabriqué des armes de destruction massive. Des tornades de flammes, des pluies toxiques, des invasions de sauterelles mortelles pour les plantes et les hommes, et des microbes de tous types. Notre monde crie, il faut qu’on l’écoute ! »
Octus réfléchissait. Il n’y avait plus de doute possible. Il en était sûr. Il connaissait l’homme qui parlait. Il le connaissait très bien !
Il baissa considérablement la puissance de l’impulsion. Il capta, traita et écouta le fichier audio. Les premiers mots confirmèrent sa pensée :
« Journal de bord du docteur Pélinar Octus. Cela fait maintenant neuf mois qu’il y a eu l’Effondrement. Neuf mois pendant lesquels les humains se sont entretués pour leur argent. Les guerres nucléaires ont réduit le monde en poussière mêlée de sang. Neuf mois que j’écoute toutes ces horreurs à la radio. Les partisans du « Grand Renouveau » ont de nouvelles cibles… c’est…horrible…ils visent les enfants. D’après eux, les enfants représentent l’espoir de fertilité… Et eux, tout ce qu’ils veulent c’est l’éradication complète de l’espèce humaine. Les autorités de chaque pays chassent ces illuminés. Hier encore, ces malades ont fait exploser un train plein de jeunes entre quatre et neuf ans qui fuyaient un Paris en flammes. En plus, les catastrophes naturelles s’enchaînent et d’après mes calculs, ça va aller de mal en pis. Le monde gémit, et ils ne l’entendent pas ! »
Un grand silence suivit ce message. Ainsi, Octus écoutait des messages envoyés par lui-même ! Une version de sa personnalité future ! Mais le premier message qu’il avait écouté, celui qui était le plus loin dans le temps lui était adressé ! Pourquoi ? Etait-ce une boucle ? Et puis cela ressemblait à un avertissement. Mais un avertissement de quoi ? Qu’est-ce que pouvait bien être l’Effondrement ?
Il diminua au minimum la puissance de l’impulsion, capta et lança une dernière fois la lecture du fichier reçu :
« Journal de bord du docteur Pélinar Octus. Depuis l’effondrement de la bourse, tout s’accélère. En effet, depuis que l’argent n’a plus de valeur, tout le monde veut avoir le sien en liquide. Un simple bug informatique sur les ordinateurs de la bourse et le monde prend fin. L’homme n’a toujours vécu que pour sa richesse personnelle sans penser à la richesse collective. Ils vont pourrir l’environnement pour préserver leur argent…Ils sont pathétiques. Les hackers et les terroristes profitent de la situation. En plus de cela des vagues de suicides bien plus importantes que celles de la crise de 1929 secouent le monde. Apparemment, de nouveaux groupes d’illuminés se sont formés. Les pires semblent être les partisans du « Grand Renouveau ». Ils disent pratiquer la « Purge humaine ». Ces fous furieux font des attentats pour tuer le maximum de personnes. Ce serait pour soi-disant « purifier le monde, pour que la terre mère puisse se recréer sans l’activité humaine ». Quelle bande de crétins !
Ainsi, l’argent est bien la cause de tous les maux. C’est le déclin de notre civilisation. Le monde soupire, il faut l’écouter, c’est notre seule chance de survie… »
« Notre seule chance de survie…» murmura Octus. Cela sonnait vraiment comme un avertissement. Il réfléchissait à toute vitesse. Il était un brillant physicien détenteur d’un doctorat. Il pourrait facilement et avec précision calculer les dates de chaque message.
Il se mit aussitôt au travail et au bout de quelques minutes, cinq dates s’affichèrent à l’écran :
03/02/ 2022
24/09/2021
15/01/2021
Octus sursauta en lisant les deux dernières dates. Il devait il y avoir une erreur de calcul. Il vérifia, en tremblant, le calendrier pour savoir quel jour il était : lundi 16 juin 2014. Il posa encore une fois les yeux sur les deux dernières suites de nombres puis il s’évanouit :
08/02/2015
21/05/2014

Nathan Greslin 2.1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature avec Mmes Néau et Novales et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

 

Faut-il avoir peur du saumon d’élevage norvégien ?

Méa culpa : le gouvernement norvégien vient de reconnaître que le saumon d’élevage pouvait être dangereux non seulement pour notre santé, en particulier pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes, mais aussi pour l’environnement. La Norvège a beaucoup à perdre. Car en 2012, elle a fourni pas moins de 60 % de la production mondiale en saumon et gagne environ 29 milliards de dollars chaque année sur ces ventes.
Zoom sur cette annonce qui fait scandale au sein de la communauté internationale.

Faut-il avoir peur
Le saumon d’élevage norvégien, un danger pour la santé ?

En France, la consommation de poisson a plus que doublé en 50 ans et nous sommes les premiers importateurs mondiaux de saumon et le premier marché pour le saumon norvégien. Cette augmentation concerne particulièrement le poisson d’élevage.
Fumé, en tartare ou dans des sushis, le saumon norvégien est partout dans nos assiettes. Les Français en sont d’ailleurs les plus grands consommateurs en Europe. Depuis 2006, de nombreuses études et rapports décrivant les conditions scandaleuses d’élevage du poisson norvégien alertaient déjà les autorités. Mais malgré les recommandations émises, la Norvège en admet la dangerosité seulement aujourd’hui, soit plus de sept ans après les premiers avertissements. La Direction norvégienne de la santé a en effet émis une recommandation quant à la consommation de poisson pour les jeunes femmes et femmes enceintes : deux à trois portions de poissons par semaine, dont un maximum de deux poissons gras comme le saumon, la truite, le maquereau ou le hareng.
L’élevage intensif du saumon en Norvège serait en effet réalisé dans des conditions déplorables. Kurt Oddekow, un militant écologiste est allé dans les eaux froides. Il a vu des employés pulvériser des pesticides à grands jets sur les bassins, comme le Diflubenzuron. En 2010, le ministre de l’Agriculture français, Bruno Le Maire, avait écrit à son homologue norvégienne : « Cette substance ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché communautaire ou française en tant que médicament vétérinaire. » Lisbeth Berg-Hansen avait alors répondu qu’il s’agissait d’«informations fallacieuses. » Pourtant, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire indiquait en 2009 que le diflubenzuron était « hautement toxique pour les organismes aquatiques. » D’après Anne-Lise Bjorke Monsen, du laboratoire de biochimie de Bergen : « Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, ils sont associés à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse du QI». Toujours d’après Anne-Lise Bjorke Monsen : « On sait aussi que les polluants peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. De plus, ils se transmettent par l’allaitement. »
Quel est l’impact sur l’environnement ?
Ces méthodes d‘élevage ont des impacts écologiques négatifs : ils augmentent les besoins en farine et en huile du poisson, menaçant ainsi les stocks de poissons pélagiques. Les saumons d’élevage mis dans des bassins sont accusés de transférer des maladies dans l’écosystème, menaçant de ce fait la production de saumon sauvage et d’autres espèces maritimes. Ils produisent aussi des déchets organiques et inorganiques, augmentent la pollution de l’environnement aquatique et le risque d’eutrophisation du milieu, appauvrissant la flore et la faune présents sur les fonds marins.

Nourri avec des poissons malsains, vivant dans un milieu pollué, le saumon d’élevage est donc synonyme de danger pour notre la santé et l’environnement. Ce qui explique que les Français se méfient de plus en plus du saumon d’élevage : en novembre 2013, selon les chiffres Kantar Worldpanel, les ventes de frais ont chuté de 25 % en volume par rapport à l’année dernière et de 10,8 % pour le fumé, preuves de la défiance des consommateurs, alimentée en outre par des reportages qui montrent les limites de l’élevage industriel.

Christina Lièvre, Clara Mayère, Camille Bererd, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI