Visite d’un éco-quartier en compagnie d’élèves belges et allemands

Pendant la semaine du 6 au 10 mars, dans le cadre du projet Erasmus+, Mongré a reçu des élèves Belges et Allemands. En leur compagnie, nous nous sommes rendus le jeudi 9 mars à Villefranche afin de nous intéresser à l’évolution du futur éco-quartier de Montplaisir- La Quarantaine.

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Nous avions rendez-vous à 9h à l’Hôtel de ville pour une présentation du projet. Celle-ci s’est déroulée dans la salle du conseil municipal où un responsable de l’environnement de la mairie de Villefranche, M. Mandon, nous a expliqué l’histoire de Villefranche à l’aide d’un diaporama. Nous avons donc appris que la ville médiévale était protégée par des remparts et entourée de vignes. Orientée selon un axe nord-sud, la ville offre une structure longitudinale avec une entrée au nord, la porte de Belleville, et une au sud, la porte d’Anse. C’est au XIXéme siécle que la ville devient industrielle.

Ensuite, la présentation s’est axée sur le projet de l’éco-quartier Montplaisir. Pour réaliser ce quartier de plus de 9 ha, des usines ont été délocalisées afin de faire place à un quartier comprenant des logements mixtes, des commerces de détail ou encore un cinéma multiplex. La ville de Villefranche doit respecter, en vertu de la loi SRU, un quota de 20% de logements sociaux. De plus, les nouveaux bâtiments auront une prescription environnementale forte et une toiture végétale. Le parking sera en silo pour stopper le bruit des trains et le recours à des énergies renouvelables est prévu. Cet éco-quartier est inspiré d’un autre se trouvant à Berlin. La fin des travaux est prévue pour 2029 car le projet se fait progressivement et par étapes. En effet, il faut d’abord acquérir des terrains qui n’appartiennent pas à la ville. Des négociations sont en cours depuis 2010 car Villefranche ne veut pas exporter, ni imposer le projet mais le réaliser avec les habitants dans le cadre d’une ZAC. De plus, le site autour de la voie ferrée appartient à une entreprise d’énergie et non à la ville.

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Enfin, après cette présentation, nous nous sommes rendus sur place afin de voir les débuts du projet et, plus particulièrement, l’emplacement du futur complexe cinématographique dont la réalisation est fixée fin décembre 2017. Nous avons vu également les prochains bâtiments à raser qui vont être remplacés par un grand parc de près d’un hectare

Villefranche sur Saône est une ville en recomposition qui se reconstruit sur elle-même et s’inscrit ainsi dans une logique de la ville durable soucieuse de lutter contre la péri-urbanisation et l’avancée du front urbain.

Ducroux Louise et Garnier Juliette, première ES1.

N’attendons plus pour être éco citoyens !

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Du 05 au 11 mars 2017  les lycéens  éco délégués ont accueilli les correspondants belges et allemands dans le cadre du programme Erasmus +.  A cette occasion ils ont participé à un programme d’activités sur le thème « N’attendons plus pour être éco citoyens !  » parmi  lesquelles une journée à Lyon, notamment sur les pentes de la Croix-Rousse et dans l’éco quartier de Confluence.

Sur les pentes de la Croix Rousse, ils ont pu échanger avec des créateurs qui recyclent différents matériaux :

– l’atelier-galerie 27 Watts vend des coléoptères à partir d’objets recyclés,

– la galerie Chasseurs d’influences récupère les objets pour créer des vitrines dans le monde entier,

– et enfin Madame des Feuillants recycle les bijoux de nos grand-mères.

A la Confluence, ils ont bénéficié d’une visite de son éco quartier, conçu pour l’écologie et autour d’elle. Cette visite fut très riche en enseignements et découvertes.  

Après  la disparition de ses activités historiques, industrielles et portuaires, les 150 ha de ce quartier ont été aménagés en visant un objectif : construire une ville intelligente et durable. L’enjeu était et est toujours de concilier les exigences environnementales tout en anticipant les besoins futurs des usagers.

  1. La Société d’Economie Mixte Lyon Confluence est nommée par le maire de Lyon, Gérard Collomb, aménageur du projet Lyon Confluence pour le compte du Grand Lyon. La ZAC 1 est créée. Les travaux débutent…

Cette mobilisation vise, depuis le lancement du projet urbain, à créer une ville sobre, innovante et créative, encourageant les mobilités douces et limitant les impacts environnementaux. Une ville accessible à tous qui sache tisser des liens forts entre l’existant et les nouvelles réalisations,  tout en favorisant le partage. Pour donner vie au projet Lyon- Confluence, et construire ou réhabiliter des bâtiments et équipements, la Métropole de Lyon a fait le choix de découper le territoire en deux zones d’aménagement concerté (ZAC).

Une zone d’aménagement concerté (ZAC) est définie par le code de l’urbanisme comme « une zone à l’intérieur de laquelle une collectivité publique, ou un établissement public y ayant vocation, décide d’intervenir pour réaliser ou faire réaliser l’aménagement et l’équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis, ou acquerra, en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés ».

Côté Saône, la ZAC 1 est créée en 2003, l’autre côté Rhône, la ZAC 2 est créée en 2012. Ce découpage géographique et temporel permet de cibler la mobilisation sur un secteur précis du territoire et d’éviter l’éparpillement des projets et investissements.

Le  logement :

    • le quartier offre des logements variés, accessibles à l’achat ou en location sous différentes formes ;
    • près de 5 000 logements dont 1 700 logements sociaux ont été créés (34 %) ;
    • la mixité et la facilitation du parcours résidentiel sont une priorité de la politique ;
    • l’habitat social et abordable est imposé dans les cahiers des charges de Lyon Confluence ;
  • les immeubles (de 2 à 16 étages) respectent une architecture bioclimatique, à énergie positive et alimentés par des énergies renouvelables ;

 

  • l’accent est mis sur l’éco rénovation pour offrir du bâti existant proposant un niveau de confort quasi-similaire à celui du neuf ;
  • 2013 : ouverture d’une résidence pour jeunes actifs ;
  • les logements étudiants : 436 appartements seront complétés d’ici à 2019 par les 88 lits d’une résidence étudiante gérée par le Crous ;
  • l’offre intergénérationnelle : l’habitat est adapté aux besoins des personnes âgées sur l’ancien site de la prison Saint-Joseph et création d’une nouvelle résidence sur l’îlot Rinck : ces deux programmes rassemblent dans des mêmes immeubles étudiants et personnes âgées. 

L’offre culturelle 

  • le Musée des Confluences, à l’architecture originale ;
  • La Sucrière, qui accueille notamment la Biennale d’art contemporain depuis 2001 ;
  • Le Sucre, installé sur son toit, salle de concerts, reçoit régulièrement des conférences ;
  • L’Hôtel 71 qui jouxtera le Lieu Totem de la French Tech regroupera les acteurs européens du monde de la culture ;
  • Les Archives Municipales de Lyon et l’Hôtel de Région présentent un programme d’expositions ;
  • Côté cinéma, un multiplexe est accessible dans le pôle de commerces Confluence.

Des commerces variés

  • des commerces de proximité accessibles à tous les budgets ;
  • conciergeries prévues dans les îlots du quartier du Marché ;
  • pôle de commerces Confluence rassemblant restaurants et une centaine d’enseignes ;
  • marchés et distribution hebdomadaires de paniers par l’AMAP Croc’Ethic.

Partager, créer des liens

Les espaces publics doivent encourager les initiatives et partenariats et créer des liens entre les usagers (place Camille-Georges, place nautique, jardins aquatiques, jardin d’Erevan, esplanade François-Mitterrand, Rives de Saône…). Côté Rhône, Ynfluences Square et l’îlot B2 concrétisent le principe des cours jardinées, avec jardins partagés, espace de compost, aire de pique-nique et jeux pour enfants mais aussi conciergeries et crèches.

Différentes associations participent à la vie locale à travers des vide-greniers, rencontres, conférences, jeux, ateliers, fêtes, bals. C’est aussi le cas de l’association de riverains Envie Partagée qui mène des actions autour du jardin partagé et des rendez-vous ponctuels du conseil de quartier.

Se promener et se divertir

De nombreux sports et spectacles sont proposés grâce à des équipements variés.    Les aménagements des rues, des places, des quais, assurent des déplacements faciles, agréables et sécurisés aux piétons du nord au sud et d’ouest en est.

Les végétaux contribuent à la qualité de l’air. Le pont Raymond Barre offre une liaison piétonne entre La Confluence et Gerland. L’esplanade François Mitterrand relie les deux ZAC, la place nautique et le futur quartier du Marché, le Rhône et la Saône.

 Vivre, étudier et travailler dans un patrimoine préservé

La réhabilitation du quartier a permis de faire renaître le port Rambaud, qui a gardé des traces de son passé (rails, pavés, grues, façades…) tout en se transformant en Docks de la culture et de la communication (Sucrière devenu le lieu d’accueil des biennales d’art contemporain ; Le bâtiment des douanes ; les Salins…).

Au sud, les bâtiments du marché de gros ont été conservés et on changé de destination comme la halle aux fleurs réhabilitée en salles de sports,

L’Université Catholique de Lyon (UCLy) s’est installée dans l’ancienne prison Saint-Paul réhabilitée et accueille 6 000 étudiants. Confluence Institute for Innovation and Creative Strategies in Architecture d’Odile Decq dans une ancienne halle du marché gare, accueille une vingtaine d’étudiants en architecture.

Côté entreprises, le quartier accueille de grands groupes, des PME et des start-up, dans les domaines des services, des commerces, du BTP et de l’industrie ainsi que des centres d’affaires. Dès le début, les aménagements ont été pensés pour proposer des locaux idéals pour tous : grand choix de surfaces, proximité des transports en commun, deux heures d’exposition au soleil minimum, services partagés, haute qualité environnementale.

Se déplacer

Par ses aménagements, le quartier vise une maîtrise de la place de la voiture, une large offre de transport en commun et une place importante faite aux modes de déplacements doux (tram, Vélo’v, pistes cyclables…). Un véritable Vaporetto relie la Confluence à Vaise via Bellecour et Saint-Paul.

En 2010, Lyon Confluence devient le premier quartier durable en France labellisé WWF. Le Grand Lyon et son aménageur, la SPLA (Société Publique locale d’Aménagement) Lyon Confluence, ont bénéficié de l’aide de nombreux acteurs pour répondre à des exigences de performance très élevées et se sont ainsi engagés à respecter les 10 principes internationaux de durabilité préconisés par le WWF :

  • zéro carbone
  • zéro déchets
  • mobilité durable
  • matériaux locaux et durables
  • alimentation locale et durable
  • gestion durable de l’eau
  • habitats naturels et biodiversité
  • culture et patrimoine local
  • équité et développement économique
  • qualité de vie et bien-être

Les performances des quartiers, au regard de ces 10 objectifs de durabilité, seront évalués annuellement. C’est à présent aux futurs habitants de jouer pour mettre ces efforts à profit et bénéficier des économies d’énergie, car sans modes de vie durables, il n’y aura pas de quartiers durables.

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Ce projet interdisciplinaire a été mené par M. Combricon, M.L. Dumas, N. Mergoux, C. Giraud, F. Carron et les professeures documentalistes.