Vers un renouvellement du label E3D lycée

Nous avons reçu, vendredi 1er février, Marie-Laure JALABERT, inspectrice d’académie – inspectrice pédagogique régionale (IA-IPR) en histoire-géographie et Célène Maquart, chargée de mission « Lycées écoresponsables et vie des lycées » auprès de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif de cette visite était le renouvellement de notre label « Etablissement en Démarche de Développement Durable (E3D) lycée ».

Concernant le collège, l’oral de labellisation avait eu lieu au rectorat de Lyon le 8 mars 2016 devant le comité académique de pilotage EDD présidé par Alban Heinrich, IA-IPR de physique-chimie, coordonnateur académique EDD.

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C’est autour d’un repas, organisé dans le cadre de la 2ème « journée 0 déchet », que nous avons commencé à échanger sur nos projets d’éducation au développement durable. Pendant que nous dégustions nos fajitas maison, nos blinis à la mousse de thon ou nos aumônières aux crudités, les éco-délégués et animateurs EDD étaient en pleine campagne de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire. Certains expliquaient aux lycéens le sens et l’objectif de cette journée : comment concevoir qu’un quart de la nourriture mondiale parte à la poubelle ? Qui sait que gaspiller un pain équivaut, en termes de bilan carbone, à faire deux cycles de lave-vaisselle ?

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D’autres, triaient les plateaux des élèves dans le but de peser leurs restes alimentaires. Ce jour-là, nous n’avons pas atteint notre objectif « zéro déchet » mais nous les avons limités à 23g par personne !

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Après le repas, nous avons accompagné mesdames Jalabert et Maquart dans le parc afin de leur faire découvrir le potager biologique, la spirale aromatique, l’oasis-nature avec son hôtel à insectes et le composteur.

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A 14h30, de retour dans les bâtiments, Sandrine Widemann, directrice de Mongré, a lancé la réunion en mettant en perspective la place l’EDD dans le projet d’établissement. Ensuite, nous avons détaillé les actions pédagogiques phares du lycée :

  • l’éco-mobilité ;
  • la participation au festival « Mode d’emploi » organisé par la Villa Gillet ;
  • les échanges solidaires avec le Togo et avec les restos du cœur de Villefranche Sur Saône ;
  • la participation au projet « Lire pour demain » organisé par la MNE et la Région ;
  • le travail annuel interdisciplinaire autour de la thématique de la montagne.

Franck Segretain (assistant de gestion), Pascal Dupuy (chef cuisinier) et Clémence Gaillard (diététicienne chez Coralys) ont également exposé les choix, les actions et les aménagements mis en place à Mongré dans une démarche HQE.

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De 15h30 à 16h30, nous nous sommes tous rendus au CDI afin d’assister à un débat mené par les élèves de seconde 2 et organisé conjointement par Sylvie Crouzier, (professeure d’histoire-géographie et d’EMC) et Tatiana Bongrand (enseignante de SVT) à l’occasion de cette journée de sensibilisation :

« Sera-t-il possible qu’un jour la Terre ne puisse plus nous nourrir ? »

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Enfin, après un dernier échange, le comité d’évaluation EDD nous a félicités pour la continuité, la qualité et la diversité de nos projets ainsi que pour l’implication et l’enthousiasme des éco-délégués. Il nous a informés du fait que notre label sera reconduit pour quatre ans mais sans préciser le niveau atteint : 1- Engagement de la démarche, 2-Approfondissement, 3-Déploiement. Nous le découvrirons lors de la cérémonie officielle, en présence de madame la Rectrice le 25 mai, ou le 8 juin.

Cécile Lecocq-Hubert, professeur référent EDD

Développement durable au self ?

développement durable au self
Le lundi 1 Février 2016, des éco-délégués recycleurs et quelques adultes dont Brigitte Carpentier et Gabriel Rea, ont aidé les élèves du collège à trier les déchets de leur plateau à la fin du repas ; essentiellement les restes de nourriture et les déchets en plastique.
Ce jour-là près de 700 repas ont été servis au self et triés.
Nous avons récupéré :
– 7 kg de plastique ;
– 27 kg de restes de nourriture ;
– 4 corbeilles de pain (environ une flûte et demie).
Ces chiffres sont presque satisfaisants mais nous devons faire mieux !
D’autres pesées auront lieu d’ici fin juin.
Merci au personnel du Self Collège pour son implication

Matys Negmari (5°4)

Le séminaire sur l’alimentation à l’Hôtel de la Région.

Le 6 novembre 2014, se tenait à l’Hôtel de la Région, comme tous les ans, le séminaire destiné aux lycées et CFA éco-responsables. Cette année, le thème était « La restauration, un enjeu au cœur de l’établissement ». Les trois éco délégués du comité de pilotage ainsi J. Spica et M.L Dumas, professeur d’histoire-géographie et V. Claire, gestionnaire, s’y sont rendus.

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Dans un premier temps, pour commencer cette journée, nous avons assisté à une conférence menée par une nutritionniste sur le comportement alimentaire des enfants et des adolescents. Nous en avons appris plus sur nos besoins alimentaires et l’importance de manger équilibré. Après cette présentation, un débat s’est ouvert sur l’importance de la convivialité lors des repas. Nous en avons conclu que, de nos jours, un repas n’est pas seulement un moment qui sert à satisfaire un état de satiété mais bien plus. En effet, lors du repas, on se trouve autour d’une table avec ses amis, sa famille. Cette table se révèle être un véritable outil socialisateur. Elle est ronde ou rectangulaire ce qui permet de se retrouver côte à côte ou bien face à face, ce qui va favoriser les échanges entre les individus. Le repas est aussi un moment de convivialité et de partage où l’on discute de sa journée. C’est un excellent créateur de lien social.
A la fin de cette conférence, nous avons rejoint nos groupes préalablement formés.
Tout d’abord, une équipe chargée de la communication au sein de la Région Rhône-Alpes nous a présenté différentes formes et différents supports de communication. Nous avons alors découvert le dispositif lancé en 2012 de « soutien aux initiatives de démocratie participative ». La Région accompagne toutes les formes de participation citoyenne inscrites dans des dynamiques collectives, formelles ou informelles, au plus près des territoires de Rhône-Alpes. Le soutien porte sur les méthodes et outils développés pour accompagner la participation citoyenne. Il concerne davantage les processus que le résultat. Cette information nous a été très utile car nous avons pu bénéficier de cette aide, notamment afin de préparer des évènements EDD (Education au Développement Durable) à l’échelle de l’établissement comme la journée sans portable du 6 février 2015.

Le séminaire sur l’alimentation 1
Le second atelier auquel nous avons participé portait sur le gaspillage alimentaire. Nous avons pu débattre sur ce sujet et chercher des solutions afin de de réduire le gaspillage dans les écoles, collèges et lycées. Ce fut très intéressant car tous les corps des établissements scolaires étaient représentés, des élèves en passant par des professeurs, des employés de cantine jusqu’au directeur d’établissement. Nous avons découvert les chiffres concernant le gaspillage (chaque année, les Français gaspillent de 1.2 de tonnes de nourriture) et avons aussi étudié des projets concrets à mettre en place afin de lutter contre ce fléau.

Nous en avons conclu que ce qui pourrait réduire le gaspillage serait la mise en place de repas à thèmes, la proximité de l’équipe de restauration avec les élèves ainsi que de la sensibilisation sur le sujet (affiches, slogans …). Cependant, pour que ces actions portent leurs fruits, il faudrait qu’elles soient menées par les élèves car il s’avère qu’elles ont plus d’impact si ce sont eux qui les ont réalisées.
Cette journée a été l’occasion de trouver quelques idées de projets à mettre en place et nous a sensibilisés à l’importance de lutter contre le gaspillage.

Stanislas, éco-délégué, membre du comité de pilotage EDD

LOVE FOOD, HATE WASTE

photo gaspillage alimentaire

Ces trois articles nous montrent les problèmes de gaspillage  autant dans les pays du Sud que dans les pays du Nord. Le premier problème qui apparaît est la conservation de la nourriture. Le second gros problème apparaît  lors de la distribution. Enfin, les consommateurs, eux aussi, sont en partie responsables du gaspillage puisqu’ils  ils gaspillent en moyenne un tiers de leurs achats chaque année.

Le Monde du 12 décembre 2009  : « Pourquoi le monde gaspille autant de nourriture »

Cet article nous montre que le gaspillage est un problème des pays du Nord mais aussi du Sud. Dans les pays du Nord les pertes varient en fonction de critères esthétiques et des marges de sécurité sur les dates limites de consommation, surtout dans la grande distribution ; dans les pays développés, 30 à 40% des denrées sont jetés. Les ménages jettent 25%  des aliments qu’ils achètent : en général ce sont des fruits et légumes, de la viande ou du poisson et les produits de la boulangerie.

Dans les pays pauvres, entre 10 et 60% des récoltes sont perdues à cause des mauvaises conditions de récolte, de transport, et de stockage mais aussi à cause d’une formation insuffisante sur les méthodes de conservation des aliments. Or,  dans ces pays, on cherche à augmenter la production pour nourrir les hommes alors qu’il faudrait commencer par arrêter le gaspillage.

Sciences et vie Junior de mai 2010 : « Le grand gâchis alimentaire »

Les causes principales du gaspillage sont, selon cet article, tout d’abord les problèmes de conservation. En effet, pendant le trajet, les produits pourrissent, ils peuvent aussi subir des attaques d’insectes. Le problème de conservation est aussi présent sur les marchés locaux car les produits ne sont pas conditionnés pour durer longtemps, mais surtout dans les supermarchés, car les aliments sont commandés en trop grosse quantité pour que les rayons soient toujours pleins, mais comme tout ne peut pas être vendu avant la date de péremption,  les aliments sont jetés.

L’autre cause est le consommateur lui-même : il jette en moyenne un tiers de ses achats. 4.8millions de tonnes d’aliments sont jetés par les ménages chaque année. L’idéal serait de manger les aliments dans l’ordre. Un ménage anglais jette en moyenne 575€ de nourriture par an. De plus, les déchets entrainent beaucoup de pollution : en effet si on arrêtait de gaspiller, cela aurait le même effet que si on enlevait un cinquième des voitures du monde. Et, pour résoudre le problème de la faim, il ne sert à rien d’augmenter les rendements si on ne se préoccupe pas de réduire les pertes.

Dossier de l’actualité  de décembre 2011 : « Le grand gâchis alimentaire »

Dans le monde, des millions de personnes meurent de faims alors que d’autres remplissent des poubelles avec de la nourriture perdue. Ainsi ce dossier expliquait déjà que pour réduire la faim dans le monde, peut être faudrait-il que toutes les denrées finissent dans un estomac humain ; or plus de la moitié n’y finit pas. Mais le gaspillage ne se produit pas que dans les pays riches ; en effet dans les pays pauvres 40% des denrées périssables sont jetées. Ces pertes sont dues à la mauvaise conservation, surtout pendant les trajets qui sont de plus en plus longs à cause de l’urbanisation, aux routes mal entretenues et aux camions non réfrigérés. Lors de la distribution en marchés ou en  grandes surfaces, des produits sont perdus à cause des dates de péremption ou parce qu’ils ne sont pas conditionnés pour durer longtemps.

Une autre incohérence est mise en avant : les pays cherchent à produire plus sans régler le problème du gaspillage alors que la faim dans le monde est omniprésente. Les déchets entrainent un rejet de CO2 qui correspond à celui d’un cinquième des voitures de la planète.

Des solutions sont néanmoins mises en avant : des formations sont proposées aux agriculteurs, ils peuvent aussi installer des réservoirs, équiper leurs camions… Des associations se battent  aussi et mènent des campagnes pour inciter les populations à avoir un comportement plus responsable envers la nourriture comme l’association Love food, hate waste.

Estelle Tramontina 2nd4, Caroline Martinez 2nd5 et Maëlis Bernard 2nd5

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste

Une nouvelle mention sans OGM

Sans sucre, sans parabène et bientôt… sans OGM !
En effet, comme l’explique le quotidien 20 Minutes, un décret permettant de mentionner l’absence d’OGM sur les aliments a été signé et publié au Journal officiel le mardi 1er février par le ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire.
Les mentions « sans OGM », « nourris sans OGM » et « issu d’animaux nourris sans OGM » devraient donc apparaître plus largement sur les produits alimentaires dans les rayons de la distribution, conclut le magazine Le Point. Cette règle d’étiquetage facultative entrera en vigueur dès le 1er juillet 2012. L’hebdomadaire ajoute que la nouvelle réglementation s’appliquera principalement aux ingrédients d’origine végétale, animale ou apicole (à condition que le miel en question provienne de ruches situées à plus de 3 km de cultures génétiquement modifiées). On précisera « nourri sans OGM (0,1 %) », c’est-à-dire avec une teneur en OGM par contamination limitée à 0,1 %, ou « nourri sans OGM (0,9 %) ». Le magazine rappelle que pour les produits d’origine végétale, des étiquettes « Sans OGM » pouvaient déjà être utilisées pour les pousses de soja et pour le maïs depuis 2004, grâce à une circulaire de la Direction de la répression des fraudes.

Les Echos se félicite de cette nouvelle mesure qui en dira beaucoup plus aux consommateurs que celles édictées en 2004 par Bruxelles, muettes quant à la présence d’OGM dans les aliments utilisés pour l’élevage. Le Mondeprécise que si les consommateurs européens rechignent à mettre dans leur assiette des produits modifiés génétiquement, il n’en est pas de même des élevages dans lesquels les producteurs font largement appel à du soja transgénique pour nourrir les animaux.
Cette présence indirecte et cachée des OGM est confirmée par Greenpeace comme le rapporte la Dépêche du Midi. L’organisation explique par exemple que le soja importé d’Amérique du Sud et d’Amérique du Nord qui est utilisé dans l’alimentation du bétail est majoritairement OGM. Ainsi, en l’espace d’une dizaine d’années, les OGM ont été massivement et indirectement introduits dans notre alimentation.

La nouvelle mention est accueillie très favorablement. Dans Les Echos, les associations de consommateurs telles que l’UFC-Que Choisir ou encore l’association CLCV se félicitent, en expliquant qu’après quatorze ans d’attente les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM. Elles qualifient la mesure d’avancée pour l’information et la liberté de choix des consommateurs. Les ONG se réjouissent également et pensent que la nouvelle disposition devrait influer sur l’importation de soja OGM.

Le Monde rappelle que certains n’ont pas attendu le décret pour apposer le label sur leurs produits. Carrefour en a fait un argument marketing depuis octobre 2010 en étiquetant près de 300 produits à la marque distributeur d’un rond vert avec la mention « nourri sans OGM ». Le quotidien cite Sandrine Mercier, directeur du développement durable de Carrefour France qui signale une progression des ventes significative pour les œufs, le veau et le jambon. Les industriels du poulet comme Duc ou Loué ou du saumon comme Labeyrie se sont aussi préparés à l’étiquetage « sans OGM » se félicite également le quotidien.
Même si les autres grandes enseignes n’ont pas encore emboîté le pas à Carrefour comme l’indique Femme Actuelle, on peut s’attendre, raisonnablement à une évolution rapide dans ce sens.

Tabouret Jules (2nde6), Battiston Arthur et Danaguezian Thibault (2nde5)

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.

Séminaire sur l’alimentation et le développement durable

Le séminaire destiné aux établissements éco-responsables organisé par la Région Rhône-Alpes portait cette année sur l’alimentation et développement durable.

Lors de cette journée, il va sans dire que nous avons appris bon nombre de choses. Nous nous sommes en particulier penchés sur l’alimentation et l’adolescence, mais aussi sur les conséquences des déchets alimentaires sur l’environnement.

1 – L’alimentation et l’adolescence

L’alimentation est le troisième poste le plus important en matière de consommation. Les deux premiers étant respectivement le logement suivi de près par le transport.

L’adolescence est une période de la vie synonyme de transformations psychologiques et physiques (bouleversement de l’image corporelle, certaine dysmorphophobie).

Les ¾ des adolescents pensent manger équilibré et 16 % d’entre eux se considèrent comme mal informés sur l’alimentation. Saviez-vous que 30 % des jeunes s’estiment trop gros et que 43 % luttent pour maintenir ou retrouver un poids « idéal » ?

Il y a une réelle  antinomie dans notre société actuelle entre le diktat de la minceur et la « malbouffe ». Ceci se traduit par une certaine anorexie mentale, mais aussi conduite  boulimique (surconsommation d’aliments souvent hypercaloriques). Les adolescents ne supportent plus leur corps, sautent de plus en plus le petit-déjeuner (repas le plus important de la journée selon les nutritionnistes) mais sont adeptes du grignotage. Les parents ont également une responsabilité importante dans l’alimentation de leurs enfants puisque ce sont eux qui achètent les aliments et les cuisinent.

On peut également noter que nous assistons à une certaine infantilisation du goût en raison d’une standardisation de l’alimentation. Il faudrait pour remédier à cela, augmenter  la variété alimentaire.

Beaucoup d’adolescents ne savent plus aujourd’hui ce qu’est un bon repas, ils ne cherchent qu’à se nourrir et ils mangent sans vraiment connaître les aliments qui composent leurs repas. Ils veulent perdre du poids alors que dans la plupart des cas, cela n’est pas nécessaire. Au lycée, les nutritionnistes cherchent donc à élaborer des repas variés, équilibrés et biologiques afin de changer les habitudes des adolescents.

2 – L’alimentation et l’environnement

L’après-midi, nous nous sommes davantage penchés sur l’impact de nos habitudes alimentaires sur l’environnement.

Informer les lycéens sur leur responsabilité de consommateurs est primordial. Mais quelle est la bonne conduite à adopter dans ce domaine ?

Il est préférable de manger des produits locaux (et non des produits provenant de l’autre bout de la planète) et de saison. De plus, en consommant « local », nous aidons les producteurs de la région.

Il est également nécessaire de chercher à réduire nos déchets en les valorisant comme par exemple avec un composteur à base de lombrics. Nous pourrions aussi davantage recycler les déchets et leurs emballages.

Stéphane Bayard, éco-délégué en TES2

Toujours plus bio, toujours plus sain, toujours plus bon !

L’Homme a fait la découverte des produits répulsifs destinés à combattre les parasites des plantes et des cultures  dès  l’époque de la Grèce antique (il y a plus de 3000 ans). Cependant, les tendances de ces dernières années sont caractérisées par l’attrait d’une nourriture exempte de produits  chimiques. En effet, notre société est de plus en plus sensibilisée pour consommer des produits équilibrés et sains. La nourriture industrielle à bas marché voit son image se dégrader  alors que la nourriture « bio » et produit localement devient très à la mode.

                Mais  la gastronomie durable est-elle accessible de nos jours au commun des mortels ou favorise-t-elle certains milieux sociaux?

Le terme « Gastronomie durable » n’est pas très explicite au premier abord, mais nous pouvons le définir ainsi : la gastronomie durable associe une alimentation saine, locale, accessible à tous, issue d’agricultures respectueuses et responsables, remplie de goût et de saveurs, engagée contre les pratiques alimentaires douteuses. Cette définition est extraite du blog «Délices et décadences » de Le Monde.fr.

Avec  l’apparition de la consommation de masse,  les industries ont abusé de conservateurs, de colorants, d’ajouts artificiels, et une majeure partie du secteur agricole a utilisé -et utilise toujours- à outrance des produits chimiques dans ses récoltes.  Certaines industries sont même allées plus loin ; non seulement elles utilisent des conservateurs, des colorants ou des ingrédients ayant été produits à l’aide de pesticides, mais elles ne font même plus appel à des produits naturels. Dans certains produits nous avons pu constater qu’il n’y avait pas une once de naturel mais qu’ils étaient  uniquement et purement artificiels. Par exemple, certaines industries confectionnent des nuggets avec seulement de la poudre, de la graisse et des arômes artificiels et les produits contiennent  0% de volaille!

Cette nourriture artificielle industrialisée fut au départ un bon point pour les industries agroalimentaires (I.A) puisque ce choix de production génère le low-cost : moins coûteux, bon marché et demande un délai de production moindre : produire à faible budget sans perdre de temps ! Cependant nous avons constaté que cette alimentation n’était pas saine. Les gens sont bien plus susceptibles d’avoir des carences en mangeant ce genre de produits et les besoins nutritionnels d’un être humain ne sont pas satisfaits. Cela peut même aboutir à de graves problèmes de santé comme le diabète.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur caddie : des produits de saison, issus de l’agriculture biologique  puisque la question du développement durable, rabâchée par les médias, est présente dans nos esprits depuis une dizaine d’années.  Ils sont alors plus attentifs à ce qu’il y a dans leurs assiettes et notamment au restaurant.

La gastronomie durable devient un sujet qui touche de nombreux chefs, comme Alain Ducasse qui développe dans sa gastronomie la pêche durable. De plus, le marché de Rungis, patrimoine alimentaire et gastronomique français, permet à une catégorie de grossistes entièrement destinée aux produits biologiques de vendre leurs produits. Ce secteur s’engage encore plus dans le développement durable puisqu’il essaye de réduire ses déchets et de s’impliquer le plus possible dans le recyclage. A Rungis, certains emballages sont proscrits, notamment ceux sans matières fermantes.

Il existe de nos jours de nombreux restaurants consacrés au développement durable. En voici deux exemples : Régis Marcon, et Planetalis.

Le restaurant de Régis Marcon, situé à Saint-Bonnet-Le-Froid, dans la Haute-Loire, appartenait auparavant à ses parents. Il l’a repris et s’occupe aujourd’hui de l’entreprise familiale avec son fils. L’objectif de ce chef, possédant 3 Macarons Michelin, est d’utiliser des produits locaux, biologiques, il se spécialise notamment dans les champignons. Néanmoins, pour savourer les plats de Régis Marcon, il faut compter un budget généreux puisque  le menu « Le Vellave », mêlant viandes et poissons, coûte plus de 100€. Le domaine du chef s’inscrit dans la démarche du tourisme durable avec les hôtels, les gîtes et les activités organisées autour de la nature.

Planetalis est une chaîne de restauration rapide dont les aliments sont issus de l’agriculture biologique. Contrairement aux « Fast Food » classiques, les cuisiniers de Planetalis visent à réduire les corps gras et utilisent des produits frais. De plus, leurs emballages sont fabriqués à partir de produits recyclés. Pour un menu dans ce restaurant, il faut compter un budget d’environ 15€. Ce prix est certes le double d’un repas chez McDonald’s, mais il est deux fois plus sain !

La gastronomie durable commence à être ouverte à tous et présente de nombreux intérêts, comme une nourriture saine et locale. Les prix baissent et permettent à de plus en plus de personnes de bénéficier des bienfaits de la gastronomie durable. Cependant, certaines personnes restent encore sceptiques vis-à-vis de l’agriculture biologique et ce marché doit donc encore faire ses preuves !

Cassandre HOOVER, Karine Koné, Laura LEROUX (1ère ES1)

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)