Moins de viande dans votre assiette

Moins de viande

La diététicienne de l’établissement, qui a pour charge de valider les menus de la cantine proposés par le chef-cuisinier, est intervenue au sein de la classe de seconde 6.

Le but de cette intervention était de composer le menu de la journée du 20 mars sans protéine animale. Elle nous a expliqué l’importance d’un menu équilibré au sein d’une école ou dans la vie quotidienne.

Dans le cadre de cette journée, notre classe a eu la tâche de concevoir le menu de ce jour particulier. Pour ce faire, la diététicienne nous a détaillé chaque composant d’un repas du self. Afin d’avoir un repas complet et équilibré, chaque élève devrait avoir sur son plateau : une entrée, un plat chaud composé d’un légume ou d’un féculent et d’une viande ou d’un poisson, un produit laitier et un dessert. Ce repas comportera alors les 8 acides aminés nécessaires au bon fonctionnement de notre corps. Une protéine est un assemblage d’acides aminés. Elles sont au nombre de 20 mais 8 sont essentiels c’est-à-dire, que le corps ne sait pas les fabriquer et qu’il faudra donc les apporter à l’organisme par le biais de l’alimentation.

A quoi servent les protéines ?

Essentielles à l’organisme, elles y jouent un rôle structural (au niveau musculaire ou encore cutané) mais sont également impliquées dans de très nombreux processus tels que la réponse immunitaire (anticorps), le transport de l’oxygène dans l’organisme (hémoglobine) ou encore la digestion (Enzymes digestives).

 

Où trouve-t-on des protéines ?

 

– Sources animales : viandes, poissons, crustacés, oeufs, laitage …

Pour 100g de viande, nous aurons un apport protéique d’environ 20g pour la charcuterie, 22g pour la viande blanche et 25g pour le gibier) ;

-pour 100g de poissons, l’apport va de 18 pour le lieu à 25g pour le thon

-pour 100g de crustacés, l’apport sera d’environ 20g ;

-pour 100g d’œufs, l’apport sera de 12g ;

-pour les laitages, l’apport sera différent suivant la forme : frais 8g contre 29g pour les fromages à pâtes sèches.

– Sources végétales : oléagineux, céréales, légumineuses, quinoa, chanvre, ortie, graines germées, algues, levure de bière …

 

Pour 100g d’oléagineux (amandes, noix, noix de cajou, noisettes …), l’apport protéique sera compris entre 14g et 20g, le maximum revenant aux amandes.

Pour 100g de céréales, l’apport sera varié, 8g pour le riz et jusqu’à 17g pour l’avoine

Pour 100g de légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés, haricots secs, haricots mungo …), nous aurons un apport compris entre 18 et 22g.

 

Pour obtenir une protéine complète, il faudra associer 1/3 de légumineuses avec 2/3 de céréales, complètes ou semi-complètes de préférence.

 

  • Composer un repas végétalien : un vrai défi !

 

Le repas sans protéine animale a été, à l’origine, organisé dans le cadre de la journée mondiale sans viande. Elle existe depuis 1985 et a été promulguée par l’association FARM qui milite pour une alimentation sans viande et propose de lutter pour le respect des animaux, la préservation de la planète et l’amélioration de la santé humaine.

Mais Mongré a décidé d’aller plus loin en excluant toute protéine d’origine animale. La confection de ce menu a été très difficile car il a fallu trouver un moyen de remplacer toutes les protéines animales et de retrouver les 8 acides aminés indispensables. De plus, nous avions certaines contraintes : il fallait obligatoirement avoir des légumineuses combinées avec des féculents afin de retrouver les acides aminés contenus habituellement dans la viande et  répartis dans tous les composants du repas. Après avoir proposé plusieurs menus et vérifié qu’ils contenaient tous les éléments, la classe s’est finalement mise d’accord sur un repas.

Cette rencontre avec une diététicienne fut très enrichissante pour nous car elle nous a permis de voir à quel point il est compliqué de composer un menu dans une école et de nous rendre compte de l’importance d’une alimentation saine et équilibrée au quotidien.

Valentine Charpy/ Mariam Kapanadze, éco-déléguées,  seconde 6.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’EMC de M.L.Dumas

McDo, écolo ?

Agathe Dugelay, Romane Topinard et Juliette Merle

Depuis sa création en 1961, McDonald’s n’a cessé de s’étendre à travers le monde. Aujourd’hui cette multinationale possède 31600 restaurants situés dans 120 pays différents. Elle emploie 465000 salariés. Mais dans un contexte actuel où l’écologie a de plus en plus d’influence sur la société, McDonald’s doit savoir s’adapter.

Est-ce qu’une entreprise comme McDonald’s peut être citoyenne et économiquement performante?

Il paraît difficile pour McDonald’s de concilier ces deux aspects, et ce pour diverses raisons :

tout d’abord, McDonald’s détruit la forêt amazonienne. Un hamburger détruit 17m² de forêt tropicale soit l’équivalent de 25 hectares à la minute. Au total, chaque année, c’est la taille de la Grande Bretagne qui est détruite.

McDonald’s est également le plus grand usager de bœuf au monde. Il utilise 600000 tonnes de viande par an en France. La viande fait partie intégrante de presque tous les produits proposés par McDonald’s, notamment avec le BigMac vendu chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde. Le méthane émis par le bétail est une cause première de l’effet de serre.

Ensuite, le menu « BigMac » qui est composé de vingt ingrédients du monde entier (par exemple, les pommes de terre d’Amérique du Sud, les oignons du Moyen-Orient, le café d’Ethiopie, la moutarde d’Inde,…) contribue au réchauffement climatique.

Enfin, la précarité des emplois et le fort turn-over des équipiers (ils quittent leurs emplois en moyenne 4 à 5 mois après avoir été embauchés) révèlent des conditions de travail difficiles où l’équipier est polyvalent et réalise à lui tout seul le travail d’une dizaine de serveurs.

Malgré tout, McDonald’s essaye d’améliorer son image :

L’environnement est une nouvelle préoccupation pour l’entreprise. McDonald’s a signé un moratoire Greenpeace contre la déforestation et s’est engagé à réduire ses émissions de CO² de 8%. Pour parvenir à ses fins, McDonald’s a installé sur certains de ses restaurants des panneaux solaires permettant une économie de 115 000 kW/h par an et par restaurant. Depuis 2005, les nouveaux McDonald’s sont équipés de pompes à chaleur ainsi que de mousseurs (économie de 30 à 35 % d’eau).

Chez McDonald’s France, il y a une réelle volonté de limiter les importations : 99,7% des produits utilisés proviennent d’Europe et 75% de France.

De plus, McDonald’s reste le premier recruteur de France avec 35000 embauches prévues pour 2010 dont 80% en CDI. Depuis 2004 le turn-over a été réduit de 30%. Une enquête interne menée par un organisme indépendant auprès de plus de 15000 salariés de McDonald’s France a conclu que 77% d’entre eux recommanderaient à leurs amis de venir travailler chez McDonald’s.

En conclusion, nous devons reconnaître que depuis dix ans, McDonald’s accorde une attention particulière à son image en matière d’environnement. D’un point de vue économique, l’entreprise joue un rôle prépondérant dans l’économie de l’hexagone. Elle a su s’adapter aux exigences des consommateurs français pour conserver son marché (le plus porteur après les Etats-Unis).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE par Agathe Dugelay, Juliette Merle et Romane Topinard (1ère L/ES2)