Solidarité internationale/Développement durable

Succès de l’expo/vente organisée la semaine du 19 au 23 mai au CDI par les classes de 2de 1 et 3.

 

• La campagne « Un stylo pour le Togo » a permis de récolter 5862 stylos.

 

Un stylo pour le Togo affiche (3)

compte de stylos
• De nombreuses classes ont pu rencontrer deux associations « Projects Abroad » et « Arvel ».

solidarité internationale 2

solidarité internationale 3
• Beaucoup d’élèves et quelques familles ont visité l’exposition qui portait sur notre échange avec la communauté de Notsé au Togo et sur le tourisme durable.

• La vente de produits artisanaux et équitables (fournis en grande partie par Artisans du monde) a rapporté 1061 euros.

Cet argent qui sera intégralement reversé à l’école de Notsé.

 

IMG_2271
• Célène Maquart, responsable des lycées éco-responsables à la Région Rhône-Alpes est venue, à cette occasion, réaliser un reportage sur la démarche d’éducation au développement durable à Mongré et un film est en cours de réalisation.

IMG_2279
Merci à tous pour votre soutien solidaire !

Un séminaire sur la solidarité à la Région

Le mercredi 20 février 2013, deux élèves de seconde 4, Matthieu Boutry et Thomas Aubert, ont assisté au séminaire des lycées éco-responsables présidé par Jean-jack Queyranne, président du conseil régional et Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du conseil régional et déléguée aux lycées. Organisé par le conseil régional et sur le thème de la solidarité locale et la coopération internationale, ce séminaire s’est déroulé à l’hôtel de la Région dans le quartier de Confluence à Lyon ; il avait pour but de partager et de capitaliser la démarche des lycées éco-responsables.

Dans le cadre de l’ECJS, la classe de 2°4 réalise un projet de solidarité internationale en coopération avec une communauté éducative de l’Assomption installée à Notsé, au Togo. Les trois axes de ce projet portent sur :
le domaine éducatif, avec la création d’un échange  entre nos classes du primaire et l’école de Notsé. Nous savons que là-bas, les conditions d’enseignement sont très difficiles ; l’accès à l’école est, par exemple, impossible lors d’intempéries alors que la construction d’un pont permettrait  aux élèves de surmonter ce problème ;
le développement du jardin potager du village qui reste, à ce jour, très rudimentaire ;
la création d’un foyer destiné aux adolescents en difficulté.
Nous avons choisi ces trois pôles dans la mesure où, à Mongré, nous possédons une école primaire, un potager pédagogique biologique et un foyer des lycéens.

C’est donc dans l’optique de recevoir des conseils utiles à notre projet que nous avons assisté à ce séminaire qui dura toute la journée. Le matin, tout d’abord,  nous avons pu suivre une conférence dans l’amphithéâtre sur les enjeux et la définition de la solidarité. La grande question était : comment ces projets permettent-ils l’engagement des jeunes ?
Tout d’abord, dans sa dimension culturelle, la solidarité est la découverte de l’autre et de sa problématique, le moyen de traiter un problème au travers d’autres cultures peut être source de découvertes. Elle peut se « pratiquer » avec des personnes proches de nous géographiquement ou dans le cadre d’une coopération plus lointaine. Dans ce cas, la Solidarité est souvent entendue dans un axe Nord-Sud, en  effet l’académie de Grenoble travaille avec trois académies du Sénégal, mais la solidarité se pratique aussi dans un axe Ouest-Est, avec des actions en Russie par exemple.
La Solidarité est pensée, de nos jours, dans l’optique du développement durable et de l’écologie, car notre planète Terre, foyer de l’Humanité est un bien commun, fragile et il faut donc en prendre soin. On remarque d’ailleurs, que les populations les plus démunies sont les premières victimes de la dégradation de la planète ; beaucoup de pays occidentaux, par exemple, entreposent leurs déchets chez leurs voisins du Sud !
Mais peut-on parler de la solidarité ou des solidarités ?
La solidarité est le lien entre les êtres, ce qui les unit. C’est un sentiment qui nous pousse à aller vers l’autre, basé sur l’empathie. Si l’autre va mal, je vais mal, tel est le principe de la solidarité. Elle a une valeur humaine et se rapporte donc à l’humanisme. La Solidarité se vit souvent mieux dans une expérience à l’étranger dans la mesure où celui qui veut aider, se sent lui-même étranger.
Mais quels bénéfices tire-t-on à être solidaire ? Tout d’abord, on gagne une satisfaction personnelle, c’est le premier « moteur » de l’action ; agir avec les autres fait que l’on se sente mieux. Il est vrai que lorsqu’on part à l’étranger, par exemple, on peut se demander si on le fait pour nous ou pour autrui ! On  le fait pour les deux et l’altruisme pur est sans doute un idéal mais l’essentiel est de s’engager. On pourrait dire qu’« être solidaire, c’est être égoïste tous ensemble ».
Cela dit, pour éviter ces effets pervers, celui qui monte un projet solidaire a donc besoin d’être bien au clair avec lui-même. De plus, le projet doit être durable sinon il sera stérile.  Le montage d’un projet solidaire par des élèves reste délicat car ils ne sont ni le personnel d’un ministère ni les membres d’une association.

Vers 11h a eu lieu une table ronde avec différents lycées éco-responsables ou associations (Croix rouge, Lycée Roanne, Chervé, Noirétable…) où chacun présenta ses actions dans le cadre de la solidarité, pas forcément à l’étranger. Nous avons alors pu constater, qu’au sein des lycées éco-responsables, Mongré n’était pas le seul à monter des projets de grande envergure.
Ensuite fut remis le trophée Fluid’ Art. Les gagnants sont les élèves d’un lycée technique ayant réalisé une machine, fonctionnant à l’électricité, imitant un visage et capable de sourire et de parler !

L’après-midi, fut consacré à différents ateliers :

  • Comment créer un lien durable dans un projet solidaire ?

Le point de départ d’un projet de solidarité est le travail en réseau (ici), en partant de ce qui existe déjà au sein et autour du lycée. S’inscrire au minimum dans une dynamique existante permet de créer des liens durables, notamment en s’appuyant sur son environnement proche. On ne travaille pas seul. Durabilité ne veut pas forcément dire continuité ; de plus, les partenaires du Sud attendent d’être pris au sérieux, il ne faut pas seulement apporter de l’aide sans rien attendre en retour. On cherchera une relation bilatérale. Il faut, en plus, se baser sur ce que l’on sait faire et travailler avec les compétences dont on dispose. Il est nécessaire de profiter de la volonté de chacun et de s’organiser en visualisant bien notre objectif premier.
Comment monter un projet local solidaire ?
La méthodologie du projet est capitale. Là aussi il est nécessaire d’identifier l’idée et d’inscrire le projet dans un contexte. Ensuite il faut déterminer les objectifs du projet. Où veut-on  arriver ? On repère l’ensemble des ressources disponibles (ressources humaines, matérielles et financières) et on établit un retro-planning (gestion du temps), très important pour un suivi efficace du projet, il est nécessaire de veiller à programmer l’organisation des tâches et leur ordonnancement.

  • Comment donner au lieu de jeter ?

Différents organismes relatifs à des opérations de dons de nourriture  provenant de restes dans des cantines témoignent. Ils conseillent ceux qui auraient pour idée de suivre cette voie. Ici aussi la méthodologie est très importante, comme dans tout projet il est indispensable de s’organiser et ne pas hésiter à faire appel à des partenaires, pour être aidé. Le don de restes alimentaires est délicat du fait des exigences, par rapport aux dates limites de consommation ; en effet, il est en général interdit d’utiliser les restes, et les cantines scolaires essaient un maximum d’adapter leur production à la demande pour éviter les pertes. L’association La Cantine Savoyarde Solidarité, représentée par son directeur Alain Destournelle, récupère ces surplus de nourriture non servie de 15 établissements scolaires et en fait profiter les plus démunis en France. L’association ne fut jamais responsable d’incident sanitaire depuis sa création il y a 30 ans. Elle travaille en partenariat avec des écoles maternelles et lycées en période scolaire et avec des organismes comme les Restos du Cœur ou la Banque Alimentaire pendant les vacances.
Face au problème du gâchis, les objectifs sont de limiter les excédents de production.

  • Comment renforcer le dispositif des lycées éco-responsables ?

Suite aux difficultés identifiées telles que la mobilité des personnes dans les établissements, le manque de temps ou l’utilisation pertinente des moyens financiers (subvention de la Région), cet atelier est mené pour pérenniser le dispositif des lycées éco-responsables. Ci-dessous quelques-unes des propositions, destinées aux établissements et aux équipes éducatives  pour pérenniser la démarche :
– considérer l’engagement dans le dispositif « lycées éco-responsables » comme un engagement politique de l’établissement ;
– mieux communiquer sur le dispositif en interne, évaluer systématiquement les projets conduits ;
–  mutualiser sur ce point ;
– renouveler les approches avec les élèves, par rapport à la méthode de discussion…

  • Comment monter un  projet à l’international ?

Cet atelier est animé par M. Charbonnier  dont  l’établissement de formation d’apprentis, l’AFPM,  travaille à l’international depuis 2006, notamment au Burkina-Faso, au Mali et aujourd’hui au Laos où les élèves bâtissent un château d’eau. Pour monter un  projet à l’international,  il est nécessaire de bien connaître le pays (politique, conditions…). On peut aussi très bien monter des projets dans des pays occidentaux. Dans tous les cas, il est très important de développer un réseau, on a besoin de partenaires afin d’obtenir des fonds ou de l’aide. La région Rhône-Alpes peut financer ce projet mais pas seulement ; il est nécessaire de s’interroger sur sa propre ville ; peut-être certaines entreprises, associations accepteraient d’apporter leur aide ?

A partir de 16h, le compte-rendu de chaque atelier fut exposé avant la clôture du séminaire.

Matthieu Boutry et Thomas Aubert, seconde 4

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)

Tous sur la même Terre, soyons solidaires !

Nous avons rencontré Hervé DERRIENNIC,  le président de l’association Collectif d’Action Rhône Alpes (CADR) qui nous a défini la solidarité internationale. Elle représente la fraternité, l’égalité et l’humanité. Être solidaire c’est donc agir pour une bonne cause car nous appartenons tous à la même planète, donc à une même famille, et ainsi nous éviterons l’égoïsme et l’individualisme. Il faut être solidaire envers les pays en voie de développement. En tant qu’élèves et citoyens responsables, nous voulons être acteur. C’est pourquoi nous voulons monter un projet à caractère innovant et incluant une réciprocité de l’échange avec les partenaires des pays en coopération. Hervé Derriennic a bien insisté sur cette dimension de réciprocité qui peut être définie comme un échange équivalent entre deux groupes ou deux personnes. Elle implique un investissement des acteurs dans un partenariat qui profite à chacun. Bien sûr, les apports seront différents selon les partenaires mais nous ne souhaitons pas nous positionner dans une logique d’assistanat. Hervé Derriennic nous a distribué un document intitulé « la solidarité internationale, ça me parle ! » comprenant des questions précises comme : « Pour quoi être solidaire ? » « Pour qui être solidaire ? » « Qui je (nous) suis (sommes) pour être solidaire(s)? » etc.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En groupe, nous avons tenté d’y répondre et avons compris que nous avions, nous aussi, beaucoup à apprendre des gens qui vivent dans des pays en voie de développement.

La véritable réciprocité doit permettre un enrichissement mutuel par l’échange de savoir et de savoir-faire et cela implique que l’on se détourne de nos habitudes néo-colonialistes où les plus riches arrivent chez les plus pauvres avec des projets clés en main.

Tous sur la même Terre 2 

Nous avons choisi de bâtir notre projet de solidarité internationale avec une communauté qui se situe à Notsé au Togo, car Ana Senties qui est une des sœurs de l’Assomption nous a dit que ces gens avaient besoin d’aide. Sœur Ana est déjà allée là-bas et nous a montré des photographies du village et de ses habitants. Nous avons découvert à quel point les conditions de vie de ces gens sont rudimentaires en comparaison avec les nôtres.

D’après les sœurs de l’Assomption qui vivent là-bas et qui vont nous servir d’intermédiaires, le village aurait besoin d’un pont car les élèves de l’école primaire ne peuvent pas se rendre à l’école par temps de pluie puisque la piste devient impraticable. De plus, leur jardin potager est très pauvre et la fourniture de matériel agricole (houes, machettes, arrosoirs etc.) ou de semences serait la bienvenue.

Alors, c’est apparu comme une évidence, même si notre objectif premier n’est pas d’assister matériellement ces gens, ils ont quand même besoin d’aide financière.

Après réflexion et concertation, la classe a donc décidé de demander à la Région Rhône-Alpes une subvention intitulée « Solidarité internationale : passeport solidaire » et deux élèves se sont rendus le 20 février à un séminaire organisé par le Conseil Régional sur ce sujet. L’atelier intitulé « Comment monter un projet à l’international ? » nous a beaucoup aidés et confortés dans nos intentions.

Voici, en résumé, les conseils à suivre pour monter un projet de solidarité internationale :

  1.       Bien s’entourer de compétences et d’expertises  (associations, collectivités, établissements scolaires etc.) afin de bien monter son projet et de partir de son environnement proche.
  2.      S’interroger sur ses objectifs et ses attentes, et les partager.
  3.     Choisir la modalité la plus adaptée à son projet, ses objectifs et ses capacités

Enfin, nous avons décidé de communiquer sur notre projet solidaire en organisant un salon du tourisme durable au CDI en mai prochain.

Bien plus qu’un soutien financier, nous voulons que notre projet soit un véritable échange humain !

Soline Chamey et Betül Rayman (2de 4)

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)