Les parcs régionaux naturels (PNR) : outils de développement durable

Les PNR
Dans le prolongement d’une étude de cas conduite sur le Parc naturel du Pilat en géographie, les premières ES et L de Notre-Dame de Mongré ont assisté à une conférence tenue par Madame Valérie Sauter de l’association Madeleine Environnement dans le but de les sensibiliser à l’aménagement des zones protégées en France.

Définition et genèse des parcs naturels régionaux.

Tout d’abord, un parc régional naturel est un territoire rural délimité qui dispose en son sein d’un important patrimoine naturel et culturel. Ces territoires sont habités, il est donc nécessaire de préserver leurs richesses naturelles et humaines. Pour cela, de multiples actions existent : la prévention, la préservation, le fait de promouvoir les qualités du parc, et cela passe par le biais de labels. De plus, des organismes internationaux comme l’UNESCO jouent aussi un rôle de protecteur vis-à-vis de cette préservation.
En 1960, la DATAR(1), face à la périurbanisation et l’avancée du front urbain réfléchit à l’intérêt de préserver des zones naturelles en France. A la suite de cette réflexion, la journée de l’Urse-en-Provence, qui réunit en 1966 différents corps de métiers et spécialistes, est organisée pour réfléchir au maintien d’une activité économique dans les territoires ruraux tout en préservant leur environnement. C’est dans cette optique que sont créés les parcs régionaux par décret en 1967. De 1967 à 1976, on assiste à une véritable promotion de ces parcs naturels régionaux présentés comme étant d’abord des lieux récréatifs pour les citadins, mais aussi, des lieux de vie, de travail pour leurs habitants .A la suite de cette période, un volet économique se rajoute au volet du développement durable pour pouvoir dynamiser ces PNR. La notion d’éco-développeur fait son apparition. Elle repose sur une alliance entre les agriculteurs et le gouvernement. Cela débouchera finalement sur une réflexion au sujet de l’agronomie. Entre 1988 et 1997, les parcs régionaux deviennent des territoires de plus en plus importants. Des grands axes sont donc définis pour fixer des objectifs communs à tous les parcs :
•La préservation de la culture : il s’agit de promouvoir des lieux où la culture locale est très importante, cela passe par la préservation du patrimoine culturel.
•Le développement économique : dans le but de dynamiser les parcs.
•L’éducation à l’environnement : elle repose sur la sensibilisation des agents locaux pour assurer une meilleure préservation du patrimoine naturel.
•L’expérimentation et l’innovation : également utiles à la dynamisation de ces territoires pour ne pas les marginaliser et les inscrire dans une logique d’appartenance nationale.

De 1998 à 2007, la priorité est de limiter l’impact humain sur les PNR pour pouvoir mieux concilier économie et écologie sans toutefois sanctuariser ces territoires qui doivent rester des territoires de vie.

Mais comment obtenir le titre de parc régional naturel ?

Tout d’abord, cela doit émaner d’une demande collective et non individuelle. Ceci débute par une étude préalable pour savoir si le territoire en question correspond à tous les critères d’un PNR. Ensuite, un diagnostic territorial basé sur une charte est transmis au gouvernement. alors, il est demandé à la collectivité territoriale (qui formule la demande) d’apporter des modifications dans la charte dans le but de mieux se conformer aux attentes du gouvernement. Le territoire en question sera donc classé au titre de PNR. Néanmoins, chaque PNR a sa spécificité et est classé selon certains critères qui sont :
•La qualité et le caractère du patrimoine ;
•la qualité du projet proposé ;
•la capacité à répondre vis-à-vis de l’organisme de gestion pour conduire le projet à sa réussite.
Toutes ces initiatives se traduisent par la création de 51 parcs dont deux en DOMTOM ce qui équivaut à 15% du territoire français. De plus, ils abritent 4386 communes avec un total de 4 millions d’habitants. Au sein de ces parcs, sont recensés 2000 agents éco-responsables ainsi que 60 000 exploitations et 300 000 entreprises. Ces parcs sont donc bien des outils de développement durable car ils associent économie et écologie.

Le fonctionnement et la gouvernance d’un PNR

Des élus représentant les communes des territoires concernés par le PNR sont réunis au sein d’un syndicat mixte de gestion auquel sont associés des spécialistes, des scientifiques qui siègent dans des Commissions de travail. Ils travaillent tous en coopération afin de mettre en place des politiques territoriales qui permettront d’innover et d’investir dans les PNR.
Le syndicat mixte sert de figure exécutive pour prendre des décisions sur les politiques territoriales. Pour mener à bien ces politiques, il use d’un budget provenant de subventions européennes, du ministère de l’environnement, de contributions directes des membres du syndicat mixte et de partenariats privés.

Les parcs naturels régionaux permettent d’aménager et de gérer le territoire rural à partir d’une organisation basée sur la démocratie participative qui redonne du pouvoir à la société civile à l’échelle locale ; cela permet à chacun d’avoir un rôle à jouer et de prendre des décisions pour le développement du parc naturel régional en conformité avec les injonctions du développement durable.

Les PNR 2

Sarah Tourneur, Julien Grisoni, Sophie Rabourdin, première ES1
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas, en lien avec l’EDD

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