La vie des enfants à Notsé

Les enfants du Togo

En février 2105, alors que nous préparions une grande exposition au CDI sur les enfants du Togo et plus particulièrement de Notsé, nous avons décidé de correspondre davantage, par mail, avec sœur Marie-Bénédicte. Nous voulions mieux comprendre les conditions de vie de ces enfants et le témoignage d’une femme, impliquée sur place, serait plus instructif que toutes les informations théoriques que nous pouvions trouver sur Internet. Nous avions une réelle volonté de mieux connaitre les conditions sociales des enfants du village de Kpédigni à Notsé. Marie-Bénédicte s’est montrée très disponible et nous a donné de nombreuses informations concernant :

les soins – Dans le village, les enfants n’ont pas accès aux soins. il n’y a aucune structure (Cabinet médical ou infirmerie) autre que celle de l’école. D’ailleurs, celle-ci n’a pas non plus les moyens de prendre en charge un infirmier. Le premier hôpital se trouve à 15 km de Notsé et, pendant la saison pluvieuse, les gens sont encore davantage enclavés parce que les motos-taxis ne peuvent pas s’y rendre à cause de la route de terre. En revanche, le point positif, c’est que grâce aux campagnes de sensibilisation pour la vaccination qui couvrent aussi le village, la mortalité infantile a beaucoup diminué.
la scolarité – Une famille a en moyenne 6 enfants mais seule la moitié est scolarisée jusqu’au CM2 (13/14 ans). Parmi les enfants scolarisés, les filles ne sont qu’une minorité. Les enfants non-scolarisés aident leurs parents aux travaux, domestiques pour les filles et agricoles pour les garçons. A partir de 8/9 ans, tous les enfants participent aux tâches ménagères. Malgré cela, les enfants vivent dans la joie et sont très heureux quand ils peuvent aller à l’école ! Cela nous a surpris, nous, jeunes mongréens, qui préférons rester chez nous plutôt que venir en cours, mais cela se comprend car le temps passé à la maison équivaut, pour nous, à des moments de détente et de repos.
Malheureusement, à cause des bouleversements climatiques, les routes sont de plus en plus impraticables et beaucoup d’enfants ne vont plus à l’école car ils abandonnent en cours de chemin. Cela est très préjudiciable à leur réussite scolaire. C’est pour pallier ces manques que la classe de 2de1 a choisi de collecter des livres. Nous espérons que les albums envoyés sur place serviront de supports pédagogiques aux enseignants et donneront le goût de la lecture aux élèves.
l’alimentation – Beaucoup d’enfants viennent à l’école affamés et y restent jusqu’au soir. Il faut noter que les cultures sont moins productives qu’avant à cause des bouleversements climatiques. Les terrains sont régulièrement inondés alors que les habitants du village ne vivent que de ces produits agricoles. De plus, il n’y a pas de moyens de conservation des aliments (absence d’électricité). C’est au jour le jour qu’il faut les préparer et cela engendre une pénurie de nourriture. Heureusement que les grains (maïs, mil, soja, haricot), eux, peuvent être conservés… hélas, cela ne suffit pas pour que les familles mangent à leur faim.

Alexandre Jambon, Thiphaine Brunet et Hugo Buy, seconde 1
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert), des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en lien avec la pastorale (C. Liénard)

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