Prendre de la hauteur et porter un regard croisé sur les aménagements du val de Saône…

Prendre de la hauteur 1

Mardi 1er octobre, après dissipation des brumes matinales, la classe de première ES2/L  a pu bénéficier d’une sortie pédagogique à Pommiers, entièrement prise en charge par la Région Rhône-Alpes,  dans le cadre de l’éducation au développement durable. Ce projet a permis d’articuler deux disciplines, à savoir la géographie et les arts plastiques en partenariat avec l’association Science et Art.

Il s’agissait comme le recommande le programme de géographie de première,  d’initier les élèves à l’étude de l’aménagement d’un territoire de proximité. Mais l’originalité de cette sortie sur le terrain  a été  d’abord  d’éduquer le regard porté par les élèves  sur un environnement proche, donc, un espace vécu et cedepuis le point de vue panoramique situé à la montée de Buisante. Sur place, la première étape a d’abord été  naturellement de se repérer à commencer par l’emplacement du lycée, leur centre-ville, les environs immédiats, Gleizé, Limas, Jassans. Rapidement, les axes structurants du paysage se sont révélés être de précieux auxiliaires dans cet exercice : l’axe naturel de la Saône, l’autoroute A6 et la nationale 6 ou encore le réseau ferroviaire. De même, les discontinuités dans la répartition  des activités humaines  ou dans l’emprise du bâti ont permis de cerner, d’identifier des unités paysagères. Rapidement, les élèves ont ainsi pris conscience que la notion de paysage naturel n‘existe pas , même s’il y a des arbres, des prairies,  et que, bien au contraire, le paysage qui s’offre à eux est entièrement façonné, corrigé,  aménagé par l’homme  et par conséquent, fortement anthropisé.

Prendre de la hauteur 2

Cette première étape a préparé le travail de représentation encadré par Anaïs, l’intervenante de l’association Science et Art. Elle a d’abord donné comme consigne aux élèves de saisir, de leur point de vue, trois axes structurants du paysage  qui s’offrait à eux puis de repérer sur leur esquisse les aménagements significatifs. Cela correspond en géographie à un exercice que l’on nomme schéma ou croquis d’interprétation. L’intérêt est aussi de faire comprendre aux élèves que la notion de paysage est subjective et qu’elle dépend  de l’angle de vue privilégié et donc du regard que  l’observateur porte sur celui-ci.

Vient ensuite le temps de la déconstruction et de l’abstraction. Exit les codes couleur, les normes et place à la créativité, à l’originalité ! Les croquis initiaux ont alors été retravaillés  avec des crayons pastels gras pour se rapprocher de la technique du fauvisme. Le rendu a été assez étonnant, un peu déstabilisant pour le regard du géographe, mais c’était finalement le but de cette dernière étape  de la sortie pédagogique.

Bien entendu, il y aura une suite : en géographie  d’abord, puisque cette sortie n’est qu’une approche, celle de «  la pédagogie du détour » pour mieux comprendre de quoi relèvent les aménagements et le territoire de proximité. Le travail graphique des élèves fera, quant à lui,  l’objet d’une exposition au CDI.

Marie-Line Dumas, professeur d’histoire-géographie au lycée.

 

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