L’aménagement de la piscine St Exupéry : un chantier vert.


Le nouveau programme de géographie en classe de première demande d’étudier un exemple d’aménagement du territoire de proximité. Les enjeux sont multiples : comprendre comment sont conçus, financés et réalisés les aménagements des territoires de proximité ; identifier les acteurs, les objectifs mais aussi, les enjeux des politiques d’aménagement des territoires.
L’étude de l’aménagement du centre nautique St Exupéry est pertinente à plus d’un titre. Il se situe effectivement dans l’immédiat voisinage de Mongré et concerne les élèves qui utilisent les locaux de la piscine dans le cadre de l’EPS. En outre, il s’agit d’un projet HQE dont la réalisation se plie à un référentiel haute-qualité environnementale. C’était donc l’occasion de faire comprendre aux élèves que le développement durable est désormais la préoccupation non  seulement des régions mais aussi des communes et que, par ailleurs, le développement durable fait désormais partie intégrante de l’aménagement du territoire. La construction de la piscine St Exupéry s’inscrit effectivement dans un projet global celui du Plan Environnement et Développement Durable (= Agenda 21) qui engage la municipalité de Villefranche autour de 5 engagements, 17 objectifs et 67 actions  concernant la préservation de l’environnement, le bien-être des habitants, la lutte contre le réchauffement climatique et le développement durable.
Agée de 42 ans, la piscine préexistante était devenue obsolète. Il convenait de renouveler les équipements mais aussi, de reconfigurer un bâtiment devenu vétuste et surtout, très consommateur en énergie puisqu’il avait été construit à une époque où l’énergie était bon marché et où on ne se préoccupait pas des enjeux du développement durable.
Les acteurs qui contribuent à la réalisation de ce projet sont nombreux. L’initiative relève d’abord du maire et de son conseil municipal. Un concours a été organisé auprès de cabinets d’architectes avec un cahier des charges précis, assorti d’un  budget global. Au final, un seul projet a été retenu, celui de l’Atelier Arcos situé à Paris. Les travaux ont débuté en Août 2010 et se termineront en juin 2012. C’est le service bâtiment de la mairie qui pilote la construction, assisté du service environnement mais aussi de l’ADEME. Un cabinet d’expertise extérieur  privé se charge de vérifier à chaque étape les travaux et leur conformité par rapport aux normes HQE. Les futurs utilisateurs ont été également associés : le service des sports et loisirs a travaillé avec les clubs sportifs, les associations concernées par ce projet. Enfin, ce projet communal a été discuté par l’opposition qui aurait souhaité voir naître un projet intercommunal pour réduire le coût pour la commune de Villefranche (soit 10 000 000 euros ).
Cette étude de cas consacrée à un exemple d’aménagement  de proximité aura permis de montrer que la commune est le premier aménageur local, qu’un aménagement est une action concertée impliquant plusieurs acteurs publics et privés et qu’enfin, le développement durable est un concept opératoire y compris à l’échelle locale.

Mme Dumas Marie-Line, enseignante d’histoire-géographie au lycée.

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