La campagne choc de FNE, à la veille du salon de l’agriculture pour dénoncer l’agriculture productiviste

 A trois jours du Salon de l’Agriculture, la campagne d’affichage choc de France Nature Environnement (FNE) fait réagir jusque dans les rangs du gouvernement comme nous l’indique Le Figaro, Le Monde et Libération (mercredi 16 février).

Tout d’abord, les trois journaux cités ci-dessus rappellent bien le contexte de cette campagne et insistent par conséquent sur l’aspect provocateur de cette dernière. En effet, il est important de préciser que cette campagne a lieu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, qui se voulait comme nous le précise le quotidien Le Figaro, respectueux de l’environnement.

Le Monde et Libération ont choisi d’écrire leur article sous forme d’interview, mais avec deux personnes dont les points de vue sont totalement opposés : Bruno Genty, le président de la FNE pour Libération et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, pour Le Monde. Néanmoins, les réponses aux questions de ces personnes peuvent être complémentaires. Ainsi, Le Monde cite les paroles du ministre :« La campagne de FNE, je pèse mes termes, est un scandale et une provocation », a dit mercredi le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, à l’Assemblée nationale. « Quand est-ce que nous cesserons dans notre pays d’accabler les agriculteurs de tous les maux de notre société ? » s’est-il interrogé devant les députés. Les agriculteurs et le gouvernement français font, a-t-il dit, beaucoup d’efforts « pour concilier agriculture et environnement ».
Libération, quant à lui, interviewe le président de ces associations, qui va se défendre à la suite des paroles de Bruno Le Maire et des différentes plaintes qu’il a reçues.  « Le but de cette campagne était de toucher le plus de monde possible. Si les affiches avaient été plus nuancées, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c’est choquant, mais nous nous sommes autocensurés pour ne pas insulter la profession agricole. Et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) nous a demandé quelques modifications ».

De plus, ce même journal rappelle que la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko- Morizet, a pour sa part défendu « le droit d’expression » des associations environnementales, estimant que « c’est un principe fondateur du Grenelle de l’environnement ». « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu choc. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de communication de l’Etat », a-t-elle déclaré à l’AFP.

De son côté, le quotidien Le Figaro n’a pas de point de vue, contrairement aux des autres qui ont choisi d’interviewer deux personnes stratégiques lors de cette campagne. Le Figaro n’a donc décidé que de décrire, à l’aide des différentes légendes données par FNE, les différentes affiches qui ont créé la polémique et de ne pas porter de jugement. Ainsi, il semblerait que c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes d’où l’affiche ci dessous.

La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.

Il rappelle aussi que différents organisations ont porté plainte contre l’association, notamment la Bretagne, qui a porté plainte pour atteinte à son image à la suite d’ une affiche où l’on distinguait clairement les côtes bretonnes tournées au ridicule (en référence au slogan « Bonnes vacances » malgré toutes les algues).


L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ».

FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».

Néanmoins, le journal s’indigne quand même contre le fait que certaines affiches n’ont pas reçu de demande d’interdiction : l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger».

Mais alors, « avec qui France Nature Environnement peut-elle dialoguer efficacement ? » s’interrogent tous les journaux cités.  Seul Libération semble apporter une réponse concrète contrairement aux autres journaux qui ont préféré contourner la question. Ainsi, ce même journal suggère de négocier avec les pouvoirs publics et propose même plusieurs solutions comme aider les agriculteurs qui ont une pratique de l’agriculture moins intensive.

Tous les journaux se rejoignent toutefois sur le même point : les problèmes environnementaux sont aussi économiques.

Aurélien Soccard 2de 7

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste

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