Des algues pour un avenir meilleur

Nos voitures pourront-elles rouler aux algues ?

Voilà la question que pose Le Figaro du 30 novembre 2010 dans la rubrique sur l’environnement et le développement durable, dont le titre est : « Le biocarburant du futur ».

Tout au long de cet article, David Breger, journaliste, nous rapporte le témoignage d’Olivier Bernard qui est l’initiateur et le coordinateur du projet nommé Shamash. « C’est le premier projet en Europe  qui s’appuie sur sept laboratoires dans toute la France », nous informe le chercheur. « Nous cultivons les micro-algues dans de grands bassins en plein air ou en système fermé dans des photobioréacteurs ».

L’article « Une usine de biocarburant à base d’algues en Argentine » paru le 28 août 2010 dans Le Nouvel Observateur et signé Luis Andres Henao et Marine Pennetier montre, par ailleurs, que l’Argentine est le premier pays exportateur mondial de biocarburant. Selon Le Nouvel Observateur, la France est loin d’être la plus active dans la fabrication du biocarburant à base d’algues car à San Nicolas, une usine Oilfox vient d’ouvrir ses portes. Les micro-algues possèdent de nombreux avantages qui les caractérisent comme étant le meilleur biocarburant en cette période.

D’après Le Figaro, les micro-algues sont jusqu’à 30 fois plus productives, elles mobilisent moins de surface cultivable et leur production, hors-sol, ne rentre pas en compétition avec les cultures alimentaires. Elles ne possèdent  pas non plus de culture intensive et ne provoque aucune pollution des nappes phréatiques.

Le Journal de l’Environnement du le 12 novembre 2010 souligne, lui aussi, que l’exploitation de cette biomasse marine présente de nombreux avantages par rapport aux carburants fabriqués à partir de matière premières agricoles.

Elles retiennent mieux le CO2 que les plantes terrestres et peuvent produire jusqu’à 30 fois plus de litres d’huile par hectare et poussent deux fois plus vite !

De plus, ce nouveau biocarburant à base d’algues apparaît comme une alternative attrayante car il ne fait pas appel à des terres qui auraient pu être utilisées pour faire pousser des plantes alimentaires (on sait que l’utilisation de plantes comestibles pour produire du biocarburant est controversée). L’autre élément positif est que ces algues peuvent absorber le dioxyde de carbone émis par les usines. Le Figaro note cependant que ce projet en faveur de l’environnement et du développement durable est un projet difficile à réaliser en France car notre pays  ne bénéficie que d’un budget de 2.8 millions d’euros. Ceci explique notamment l’absence de réels engagements de la part des industriels dans le domaine des micro-algues. En Argentine ou aux Etats-Unis, les financements se comptent en milliards de dollars !

Des micro-algues miraculeuses ?

Ces micro-algues possèdent de nombreux avantages mais, malgré tout, certains chercheurs sont encore persuadés que ce nouveau type de biocombustible serait toutefois trop coûteux pour une production commerciale et nécessiterait de trop lourds investissements (Le  Figaro). De plus, comme le dit David Berger, journaliste à ce même journal, on ne peut pas faire l’impasse sur cet inconvénient car l’objectif majeur de ce nouveau biocarburant est justement d’être économique. Le but est en effet d’obtenir un carburant dont le prix est compris entre 0,50 et 1 euro ; or, actuellement, produire un litre coûte environ 10 euros.

Le Journal de l’Environnement reste, lui aussi, plutôt pessimiste quant à ce projet car il faudra encore attendre de nombreuses années avant de commercialiser ce nouveau biocarburant. Les recherches ne sont pas terminées puisqu’il faut encore étudier 200 000 espèces de ces minuscules organismes afin de trouver celle qui répondra au mieux à ce défi : être économique et utile à la préservation de l’environnement.

En conclusion, nous pensons, après l’analyse de ces trois articles, qu’il faut rester optimiste et que ce nouveau biocarburant pourrait changer notre vie et protéger la planète !

Perrine BRINGER (seconde 3), Jessica MUGUET et Clothilde EGRAZ (Seconde 1)

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

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