Des « pierres folles » mais précieuses !

Les pierres géologiques de St-Jean-des-Vignes nous ont éblouies par leurs diverses utilisations toutes plus frappantes les unes que les autres. Leur diversité peu commune en font des pierres incontournables dans la création de bijoux architecturaux de tous types…

St-Jean-des-Vignes, petit village situé dans le département du Rhône et la Région Rhône-Alpes ,  se trouve dans l’ancienne région historique du Beaujolais ;  l’Espace « Pierres folles » propose une rétrospective de l’histoire du Beaujolais à travers la géologie,  les fossiles, le sol et les ressources naturelles de la région. Une visite guidée s’impose pour découvrir l’étonnante richesse géologique que l’on retrouve en application constante dans l’architecture de ce village  haut en couleurs.

La découverte du musée géologique-paléontologique se révèle incontournable dans l’approche des différentes structures rocheuses présentes dans le sous sol de cette région. Leur diversité est frappante ; on découvrira qu’elles se distinguent en trois catégories : les roches sédimentaires, les roches métamorphiques et les roches ignées dite volcaniques. Ce musée, tel un écrin de pierres, se présente comme la vitrine de ce qui nous attend aux détours des villages.  Toutes plus « précieuses » les unes que les autres, elles se retrouveront utilisées, transformées puis sublimées dans la création de divers ouvrages.

La plus réputée des roches sédimentaires, la fameuse « Pierre Dorée » se retrouvera ciselée et parfaitement intégrée dans des constructions typiques de la région. Voilà comment une ressource géologique va créer  l’identité d’un village… On citera aussi le fameux calcaire oolithique divinement mis en valeur dans la construction de monuments  à l’image de la Collégiale Notre-Dame des Marais et la Cathédrale St-Jean à Lyon. Ainsi, voilà comment les « Pierre Folles » se retrouvent juchées  sur un symbole spirituel.

Les roches sédimentaires, majoritairement utilisées pour la construction, peuvent cependant se retrouver dans la production de céramique grâce à l’argile ; certes cette exploitation moins « tape à l’œil » mais non moins essentielle, est transformée dans la région par les usines Lafarge, figure emblématique du fleuron industriel régional. Une multitude de « cailloux » se prêtent à bien d’autres utilisations notamment dans la construction de marches d’escaliers, de dallages, de lavoirs… c’est dire si elles se révèlent prolifiques…

Les roches métamorphiques, issues de la mise en place du granite  trouveront elles aussi une application magistrale dans l’architecture régionale. Attribuons une « mention spéciale » au microgranite largement présent dans le Haut Beaujolais pour la construction du musée d’Amplepuis ou encore l’église de Thizy.

Enfin, les roches volcaniques (rhyolite, basalte…)  se retrouveront dans l’élaboration du matelas routier et du ballast de chemins de fer, étalés et offerts à la vue de chacun.

Force est de constater que la typologie des sous sol va sculpter l’aspect des constructions… Des ressources naturelles données vont donc configurer le patrimoine architectural.

Ces « Pierres Folles », le sont-elles vraiment ?  Si elles le sont, c’est dans leurs extravagantes exploitations!

Cylia Mansouri,  Charlène Munch, Marine Mejean et Elsa Thollet. (1èreS3)

Ce travail a été effectué en relation avec les cours de SVT de C.  Larcher et cet article fait suite à une visite de la classe aux « Pierres Folles » de Saint-Jean-Des-Vignes.

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