S.O.S en eaux troubles

Greenpeace amorce le processus de la révolution du milieu sous-marin en insistant sur une corrélation entre les actions humaines et les conséquences  à long terme sur l’écosystème tout entier.

De nos jours, la majorité des stocks de poissons sont surexploités. Pour exemple, 90% des stocks de thon, cabillaud ou encore de requin sont pleinement utilisés. En d’autres termes, le renouvellement des stocks ne peut être assuré, et ainsi, d’ici 2048 les poissons pourraient disparaitre de nos océans. Les experts de l’ONU ont d’ailleurs fait, le 17 mai 2010, une déclaration allant dans ce sens.

L’une des raisons de cette catastrophe écologique est la surpêche industrielle.  Celle-ci est une pêche trop intensive entraînant la disparition des stocks de poissons qui ne peuvent se reproduire : c’est le cas aujourd’hui pour le thon rouge qui est au bord de la disparition. La surpêche n’est pas une activité illégale bien que dénoncée par des ONG telle Greenpeace. Cette association insiste sur  la gestion lamentable de la pêcherie ; en effet, le parlement européen vient d’entériner le plan de gestion du thon rouge. Outre le danger mené a l’encontre de certaines espèces marines, cette pêche inhibe le développement des pêcheries artisanales des pays émergents du fait de la pauvreté des ressources marines entrainant ainsi une insécurité alimentaire.

La pêche industrielle est la source majeure des difficultés rencontrées de nos jours quant à la prévention et la protection du milieu marin. Cependant, l’Homme est à l’origine d’une autre menace non légalisée : la pêche « pirate ». Cette dernière utilise des techniques interdites comme les filets dérivants équivalant à une surface de 10km et ratissant ainsi l’ensemble des fonds marins sans triller les poissons. Ces « pirates » ne respectent pas  les listes rouges de protection des espèces menacées et bafouent les zones de pêche non autorisées ou pêchent en périodes illégales en dépassant les quotas fixés. Ces pêches ne possèdent pas d’avenir du fait qu’elles détruisent les ressources animales mais nuisent également à l’homme en le privant des ressources qui le font vivre.

Cas précis d’espèce menacée : La baleine.

Au cours du XXème siècle, plus d’1.5 millions de baleine ont été tuées. Ainsi la baleine bleue est presque complètement décimée alors que sa pêche est interdite depuis 1986. Il faut dire que la Norvège, l’Islande et le Japon ne respectent pas ce moratoire international. Greenpeace dénonce cette pêche depuis de nombreuses années en menant par exemple des actions pour dévoiler au  grand jour le trafic de cette viande de baleine à grande échelle à l’image de  JUNICHI SATO et TORU SUZUKI, deux activistes risquant dix ans d’emprisonnement. Malgré une prise de conscience de certains pays en faveur de la protection des baleines, le Japon mène une politique d’abandon de ce moratoire en achetant les voix de certains pays pour obtenir la majorité.

Greenpeace propose à l’inverse des solutions pour préserver cette espèce en demandant l’arrêt complet et définitif de la chasse baleinière industrielle. Les arguments avancés sont non seulement scientifiques mais aussi économiques. Par exemple, on note qu’en Islande les revenus liés à l’écotourisme baleinier sont estimés à 117 millions de dollars contre 4 millions pour la chasse baleinière. Greenpeace milite pour le développement de sanctuaires baleiniers, où ces animaux pourraient se reproduire en toute tranquillité et perpétuer l’espèce. Autre danger, mettant les baleines en péril, la pollution chimique entraine des cancers et problèmes de reproduction.

D’une façon générale, Greenpeace demande de donner à 40% des mers et des océans le statut de réserve naturelle. Pour les 60% qui restent, il faut prévoir une gestion durable: moins de pêche et des alternatives aux méthodes de pêche destructrices.

Doit-on accepter ces pêches industrielles aux risques de condamner certaines espèces animales ainsi que les générations futures, telle est la question ?

Arthus Sibille, Antoine Rigolier, Robin Ravaux et Alexis Rigaud 1ere S3

Ce travail a été effectué lors des séances d’ ECJS  avec Mme Lecocq Hubert


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