OGM, j’en veux pas

Depuis 1996,  les multinationales de l’agrochimie et les Etats-Unis tentent par tous les moyens d’imposer des organismes génétiquement modifiés à la planète entière. Si leurs bienfaits restent à démontrer, leurs risques potentiels sont eux, de plus en plus palpables : diminution de la biodiversité, toxicité sur certains insectes et allergies.

« OGM,  j’en veux  pas » est le slogan de la nouvelle campagne anti OGM (Organisme Génétiquement Modifié), organisée par l’association Greenpeace. Ce groupe mène des actions afin de démontrer l’effet néfaste des OGM. Arrivera-t-il à démentir nos idées reçues ?

Qu’est ce qu’un OGM ?

Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (plante ou animal) dont on a modifié artificiellement le patrimoine génétique.

Quelles plantes sont ainsi modifiées ?

Quatre plantes GM sont cultivées en quantités significatives : Le soja (60% du total des cultures OGM), le maïs (24%), le coton (11%) et le colza (5%). Du riz et du blé transgéniques pourraient bientôt être commercialisés en France, ce qui est déjà le cas aux Etats-Unis. Cependant plus de 80% des OGM cultivés sont destinés à nourrir les animaux. Pourtant, ils s’introduisent dans la chaîne alimentaire humaine par le biais de l’alimentation animale.

Les OGM sont-ils dangereux pour notre santé ?

En réalité, on n’en sait rien ! Aucun système de traçabilité n’a été mis en place : impossible de savoir qui mange des OGM et qui n’en mange pas, donc d’étudier les conséquences de la consommation de produits transgéniques. Cependant, plusieurs études récentes pointent des risques potentiels. Par exemple, l’ingestion de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux des cellules du foie. Ou bien, d’autres études ont montré que des rats nourris pendant 90 jours avec du maïs MON863, présentent des anomalies au foie, aux reins et au sang qui pourraient être des signes de toxicité. C’est pourquoi Greenpeace  pense qu’il faudrait appliquer le principe de précaution et refuser que les OGM soient cultivés en plein champ.

Est-il possible de séparer les filières OGM et non OGM ?

Non ! Les cultures en plein champ contaminent inévitablement les champs des autres agriculteurs qui ne souhaitent pas faire d’OGM, que cela se fasse par les semences, le pollen, les moissonneuses ou dans les silos… Il est donc impossible de maintenir deux filières parfaitement étanches !

Cela signifie que nous ne sommes pas apte à savoir si l’on consomme des OGM ou non. En Europe, il n’existe que quelques produits contenant des OGM, pourtant, nous en consommons des millions !

Il est tout de même possible d’avoir des indications sur la présence ou non d’OGM dans notre alimentation  grâce au label AB (Tous les produits biologiques n’en contiennent pas) ou grâce à l’inscription «  sans OGM » sur les emballages.

Pour en savoir plus : http://www.greenpeace.org/france/

Les OGM permettent-ils d’améliorer les rendements des agriculteurs et d’utiliser moins de pesticides ?

Aucune étude sérieuse ne prouve que les OGM permettent d’améliorer les rendements. Certes ils ont augmenté dans certains pays  la première année, cependant, ils ont fortement diminué par la suite. Dans d’autres, ils sont égaux ou inferieurs. Les OGM ne sont pas « fabriqués » pour augmenter les rendements, mais pour résister aux insectes ou aux herbicides. Cependant, on a remarqué qu’aux Etats Unis ou en Argentine, les quantités de pesticides utilisées ont augmenté avec le développement des cultures de soja transgénique. En effet, avec une plante résistante à un herbicide  comme le soja Round Up Ready, l’agriculteur peut en pulvériser tout au long de la croissance… Et donc, au final, en mettre beaucoup plus !

Pourquoi les OGM ne sont-ils pas LA solution  pour résoudre le problème de la faim dans le monde ?

La recherche en matière de biotechnologies agricoles est entre les mains des entreprises qui sont avant tout à la recherche de clients solvables. Elles ne mènent quasiment aucun programme pour répondre aux besoins des pays les plus pauvres. La faim est avant tout un problème politique et économique. Pour lutter contre les famines et faire face à l’augmentation de la population, il faut d’abord garantir l’accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux, ou investir dans la recherche de plantes traditionnelles.

En conclusion

Les cultures transgéniques couvrent aujourd’hui 125 millions d’hectares. La firme Américaine Monsanto est de loin le leader des quatre firmes multinationales. Elle vend plus de 90% de la totalité des semences OGM au niveau mondial.

Steiner Estelle, Torriero Elodie, Miquel Antoine et Pereyron Clara (1S3).

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec Mme Lecocq Hubert.

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