Vive la crise financière !

Vous pensez que je plaisante? Eh bien, qu’à moitié figurez-vous. Permettez-moi tout d’abord de faire un petit détour sur les conséquences de cette fameuse crise sur l’activité mondiale. Suite à l’effondrement des marchés financiers, la croissance économique mondiale a ralenti. L’indicateur permettant de mesurer cette richesse : le PIB (Produit Intérieur Brute) frôle pour certains pays développés le zéro absolu. Soit dit en passant, le taux de CO2, lui, n’est pas de zéro. Bien au contraire. Tout comme les températures qui ont fortement augmenté.

Penchons-nous plus en avant sur le PIB afin d’en comprendre les tenants et les aboutissants. Cet indicateur mesure l’évolution économique des pays. Il permet d’établir un classement entre chaque pays selon leurs richesses. Cet indicateur reflète l’efficacité productive dans l’économie et attribue une valeur monétaire aux activités. Le PIB peut ainsi glorifier une nation lorsqu’elle est compétitive sur la scène mondiale. Toutefois, beaucoup d’activités humaines n’ont pas de valeurs monétaires. C’est  pourquoi le PIB est un indicateur que l’on peut qualifier d’imparfait.

En effet, cet indicateur comporte quelques limites. Il ne prend notamment pas en compte toutes les activités non monétaires pourtant indispensables au bon fonctionnement d’une société. Le travail clandestin n’est pas pris en compte également, il est pourtant producteur d’une certaine richesse. Une mère au foyer qui éduque ses enfants et qui fait toutes les tâches ménagères contribue à l’intérêt général, et pourtant, son travail n’apparaît pas dans le PIB. Ces mêmes activités sont par contre comptabilisées dès qu’elles tombent dans la sphère économique.

D’autre part, le PIB ne peut donner un prix à tout. La banquise a-t-elle une quelconque valeur monétaire ? Et la pollution ? La déforestation et l’extinction de certaines espèces animales ? Pourquoi ne sont-elles pas considérées comme une perte de richesses alors que la dépollution est considérée comme une richesse supplémentaire, qui est alors comptabilisée positivement dans le PIB ?

De plus, le PIB classe les pays selon leurs richesses, ce qui est pertinent. Cependant, les pays du haut du classement sont les mauvais élèves en matière de pollution. Ce qui explique le titre un brin provocateur de cet article. La prise de conscience des limites du PIB a eu pour conséquences de nombreuses émulations au sein de la communauté scientifique. Par exemple, J. Tinbergen (prix Nobel d’économie 1969) propose de calculer le taux de bonheur national (BNB)! Cela laisse libre cours à notre imagination (bien qu’il soit mis en place au Bouthan en 1972). Plus récemment, N. Sarkozy a demandé à deux économistes de renommée internationale (A. Sen et L. Stiglitz) d’améliorer le PIB afin que sa mesure traduise au plus près l’activité réelle des sociétés.

De Angelis Laura, Porcherot Célia, Vigier Maxime (1ère ES2)

Cet article a été rédigé dans le cadre du cours de SES avec Mlle Mermet.

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