L’eau : symbole de conflit au Moyen-Orient

L’eau est une ressource rare et très prisée.

Nous pouvons le constater en Egypte, avec le barrage d’Assouan et dans le conflit israélo-palestinien, avec le Tigre et l’Euphrate.

Construit au cours des années 60, inauguré en 1971, entré en pleine capacité en 1975, le barrage d’Assouan en Egypte a permis une meilleure irrigation des cultures, tout en autorisant la navigation touristique sur le Nil tout au long de l’année, sans parler de la production d’énergie électrique.

Face à la croissance démographique du pays, ce barrage a agi comme une véritable bulle d’oxygène.

Seulement voilà : au début de sa construction, il y avait seulement 30 millions d’habitants en Egypte. Actuellement, il y en a 67 millions; il y en aurait 86 millions en 2025, et 115 à 120 millions en 2040. Aujourd’hui, la quantité d’eau est de 900 mètres cube/habitant/an. Elle passerait à 674 mètres cube seulement en 2025.

En clair, la retenue d’eau est jugée insuffisante, d’autant plus qu’il faut tenir compte de la sécheresse en Afrique Orientale, qui a perduré durant plusieurs années consécutives. Entre 1979 et 1988, les précipitations étaient inférieures à la moyenne, entraînant la nécessité de puiser dans le lac Nasser. Au début de 1988, il ne restait déjà plus que 8 kilomètres cube de réserves utilisables entraînant ainsi une baisse tendancielle de l’alimentation du Nil…

Nés dans les montagnes d’Analie Orientale, apportant l’eau et la vie dans les plateaux et les plaines steppiques et désertiques de Syrie et d’Irak, le Tigre et l’Euphrate permettent l’extension du « croissant fertile » dans les zones les plus arides du pays. Malheureusement, ils sont source de conflit entre les trois pays riverains. A savoir : l’Irak, la Syrie, et la Turquie. Chacun désire préserver son avenir hydraulique en contrôlant les eaux dont il a besoin. Mais l’eau est devenue plus rare (sans pour autant atteindre la situation de pénurie) à cause des cultures irriguées, de plus en plus nombreuses ces dernières décennies. La discorde n’a pas toujours été présente pour le partage de ces deux bassins jumeaux car au début, ces deux fleuves ne faisaient qu’un (même entité territoriale: l’empire Ottoman).

Cependant, après la première guerre mondiale, ces deux fleuves sont devenus transfrontaliers, partagés entre les trois riverains. Le conflit n’a jamais cessé depuis…

En Egypte comme au Moyen-Orient, le problème reste le même : trop de monde pour trop peu d’eau. Malgré les nombreux aménagements hydrauliques mis en place, les mécontents sont toujours aussi nombreux, et le conflit est toujours aussi intense. On ne sait quand il s’arrêtera, et quand l’eau deviendra enfin une ressource accessible à tous de façon équitable…

Marie Boutry, Ella Jimbert, Célia Porcherot, Candice Pupat (1ère L-ES2)

Travail effectué lors des séances d’ECJS (C. Lecocq) au CDI.

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